Le ministre saoudien des Affaires étrangères réitère la position du Royaume envers Israël

Le prince Faisal ben Farhane, ministre des Affaires étrangères d'Arabie saoudite, a réitéré la position du Royaume concernant la normalisation avec Israël (Photo, AN).
Le prince Faisal ben Farhane, ministre des Affaires étrangères d'Arabie saoudite, a réitéré la position du Royaume concernant la normalisation avec Israël (Photo, AN).
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Publié le Mercredi 25 mai 2022

Le ministre saoudien des Affaires étrangères réitère la position du Royaume envers Israël

  • La normalisation est le résultat final d'un parcours, déclare le Prince Faisal aux participants de Davos
  • Le ministre des Affaires étrangères de Jordanie a averti que «cette absence d’horizon tue l'espoir, permet l'enrichissement du désespoir et donne du pouvoir à la radicalisation de tous les côtés et c'est quelque chose qu’on doit aborder»

DAVOS: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a réaffirmé mardi au Forum économique mondial la position du Royaume concernant la normalisation avec Israël, à savoir qu'il n'y a pas de changement, malgré les récents rapports médiatiques non confirmés suggérant le contraire.

«J'ai abordé cette question à plusieurs reprises dans le passé et rien n'a changé dans notre façon de voir le sujet. Je pense que nous avons toujours considéré la normalisation comme le résultat final, mais le résultat final d’un chemin», a déclaré le prince Faisal lors d'un forum à Davos intitulé «Une nouvelle architecture de sécurité au Moyen-Orient».

«Nous avons toujours envisagé une normalisation complète avec Israël, et j'ai déjà dit qu'une normalisation complète entre nous et Israël, entre la région et Israël, apporterait d'immenses avantages. Nous ne pourrons pas récolter ces avantages tant que nous n'aurons pas réglé la question de la Palestine», a-t-il ajouté en réponse à une question sur les récents rapports médiatiques non confirmés impliquant un accord négocié par les États-Unis entre l'Égypte et Israël. 

Pour sa part, le ministre jordanien des Affaires étrangères, Ayman al-Safadi, est également intervenu et a déclaré: «La question clé que nous devrions examiner ici est l'absence absolue d'horizon politique pour résoudre le conflit palestino-israélien.»

«Cette absence d’horizon tue l'espoir, permet l'enrichissement du désespoir et donne du pouvoir à la radicalisation de tous les côtés et c'est quelque chose qui doit être  abordé.»

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Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'exprime lors du Forum économique mondial de Davos. (Photo, AN)

Le meurtre de la journaliste chevronnée d'Al Jazeera, Shireen Abou Akleh, en Palestine, aux mains des forces de défense israéliennes, a également été évoqué et le panel a exigé l’ouverture d’une enquête approfondie.

«C'est un cas parmi tant d'autres, depuis le début de l'année, plus de 42 Palestiniens ont été tués dans les affrontements qui ont éclaté dans les territoires palestiniens occupés», a prévenu Safadi.

Interrogé sur les relations avec le président syrien, Bachar al-Assad, le prince Faisal a révélé qu'ils devaient trouver un moyen de faire avancer le processus politique qui est bloqué depuis longtemps, et qu'ils devaient trouver aussi un moyen de résoudre la crise des réfugiés.

Le ministre des Affaires étrangères de Jordanie a expliqué: «Il est facile pour quelqu'un qui parle à 10 000, 4 000 ou 5 000 miles (1 mile = 1,609 km) de distance, de voir les choses d'un point de vue différent de celui de la région.»

«La question n'est pas de “normaliser ou ne pas normaliser”, la question est “continuons-nous avec la politique du statu quo?” Ce qui signifie que la crise continue de s'aggraver, que les souffrances qu'elle provoque continuent également d'affecter davantage de personnes», a-t-il ajouté.

«Nous pensons que nous devons considérer l'interconnexion de tout dans la région, avec la Syrie nous devons accepter le fait que la crise ne peut pas continuer et que nous devons la résoudre.»

En ce qui concerne la normalisation des liens avec les points de crise et les menaces régionales, le sujet du dialogue avec l'Iran a également été évoqué.

Safadi a signalé lors d'un panel du Forum économique mondial: «Nos mains sont tendues, nous essayons de faire passer le message qu’entrer dans une nouvelle ère de coopération dans la région peut être bénéfique pour nous tous», ajoutant que «cela nécessite une décision en Iran pour adhérer à cette vision d'un avenir beaucoup plus prospère et coopératif».

«Nous continuons d'encourager nos voisins iraniens à se pencher sur ce qui peut être un changement très, très important... voir des changements dans notre région», a-t-il estimé.

Alors que le CCG est en pourparlers avec l'Iran, le gouvernement a revendiqué il y a deux mois une attaque au missile sur la capitale kurde Erbil en Irak, confirmant qu'elle visait un «centre stratégique israélien de conspiration».

Le Premier ministre kurde, Masrour Barzani, a déclaré que «nous devons considérer la sécurité de la région dans son ensemble».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.

 


L’Arabie saoudite en tête du classement de sécurité publique du G20

Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
  • 97,7 % des habitants déclarent se sentir en sécurité en marchant seuls la nuit

RIYAD: L’Arabie saoudite occupe la première place parmi les pays du G20 dans l’Indice de sécurité 2025, selon les données de la base des indicateurs des Objectifs de développement durable des Nations unies, publiées lundi par l’Autorité générale des statistiques du Royaume.

Les résultats indiquent que 97,7 % de la population se sent en sécurité en marchant seule la nuit dans son quartier, selon l’Agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).

Ils montrent également que 94,9 % des femmes, 97 % des citoyens saoudiens et 97,2 % des personnes âgées de 60 à 64 ans se sentent en sécurité en marchant seules la nuit dans les zones résidentielles.

Ces résultats soulignent les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité dans l’ensemble du Royaume, a ajouté la SPA. Ils s’inscrivent dans les initiatives visant à renforcer la sécurité, la stabilité et la qualité de vie dans les secteurs économique, alimentaire, environnemental, sanitaire, social, politique, intellectuel, technologique et de cybersécurité, conformément à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

L’Autorité générale des statistiques mène ses travaux selon une méthodologie unifiée basée sur le Statistical Business Process Manual, conforme aux normes statistiques internationales.

Dans un autre rapport, l’autorité a indiqué que 75,3 % de la population saoudienne a participé à des événements ou activités culturelles en 2025, reflétant une participation croissante à la vie culturelle dans le Royaume.

Ces données ont été publiées dans le cadre de l’initiative Raqam Saudi, qui met en avant les réalisations nationales, renforce la fierté nationale et les valeurs de citoyenneté, et souligne le rôle des statistiques officielles dans le suivi des progrès vers les objectifs de Vision 2030 et du développement durable. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com