Des lauréats du prix Nobel appellent à une action commune pour faire face aux multiples crises mondiales

Les lauréats du prix Nobel et les experts appellent à une action commune pour faire face aux problèmes socio-économiques du monde. (SPA)
Les lauréats du prix Nobel et les experts appellent à une action commune pour faire face aux problèmes socio-économiques du monde. (SPA)
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Publié le Mardi 07 juin 2022

Des lauréats du prix Nobel appellent à une action commune pour faire face aux multiples crises mondiales

  • Maha al-Senan, membre du Conseil de la choura, déclare que la communication individuelle est devenue efficace
  • Selon Kholoud al-Manea, la région a toujours été un lieu où les gens se réunissent pour partager leurs connaissances intellectuelles, leurs solutions et leurs idées

ALULA: Les lauréats du prix Nobel et les experts, réunis lors d’une grande conférence, ont exhorté les dirigeants, les organisations et les individus du monde entier à travailler ensemble pour résoudre les défis socio-économiques et sanitaires urgents de la planète, tout comme ils l’ont fait lors de la pandémie de Covid-19.
L’appel a été lancé dimanche dernier lors d’une table ronde intitulée «Unir le monde: nous faudrait-il une cause commune?» à l’occasion de la conférence de Hégra 2022, qui a rassemblé les lauréats du prix Nobel et leurs amis.
Les lauréats du prix Nobel de la paix, de l’économie, de la littérature, de la physique, de la chimie, de la physiologie et de la médecine ont discuté avec des dirigeants sociaux et politiques des principaux problèmes sociaux du monde et ils ont proposé des solutions pour améliorer la situation de l’humanité.
Ces échanges, qui ont eu lieu au Maraya Concert Hall d’AlUla, ont rassemblé Maha al-Senan, membre du Conseil de la choura, la professeure Karen Hallberg, qui a remporté le prix L’Oréal-Unesco pour les femmes et la science, ainsi que le professeur Mohan Munasinghe, lauréat du prix Nobel de la paix en 2007.
Au cours de cette discussion, Maha al-Senan a déclaré que, dans un monde en constante évolution, la communication individuelle est devenue efficace et qu’elle devrait être utilisée pour renforcer l’action commune face aux défis mondiaux. «Nous devons prendre cela en considération. Aujourd’hui, nous sommes capables d’accepter des individus de cultures différentes et de nous rendre compte que nous nous ressemblons. Nos problèmes se ressemblent, nos cas se ressemblent», explique-t-elle à Arab News.
 

FAIT MARQUANT

Les lauréats du prix Nobel de la paix, de l’économie, de la littérature, de la physique, de la chimie, de la physiologie et de la médecine ont discuté avec des dirigeants sociaux et politiques des principaux problèmes sociaux du monde.

«Je pense que, de nos jours, le dialogue devrait être établi entre une personne et une autre, mais aussi entre une nation en tant qu’individus et d’autres pour plus de visibilité. L’objectif est de montrer que nous avons des intérêts communs», souligne-t-elle.
«Nous avons des problèmes communs. Si nous trouvons un moyen de les résoudre, nous pourrons partager ces connaissances avec d’autres au lieu de toujours passer par les gouvernements. C’est une tendance qui est déjà ancrée. En tant que chercheurs, nous devons étudier cela, et non nous concentrer uniquement sur l’incidence des gouvernements et de leurs actions», ajoute-t-elle.
Elle cite le Royaume à titre d’exemple et déclare que, par le passé, les gens pensaient que l’Arabie saoudite était une nation fermée et que ses «gens n’étaient pas accueillants».
«Ils pensent à ce qui se passe aujourd’hui, à la manière dont les individus sont traités, que ce soient les touristes, les personnes qui viennent travailler dans le Royaume, même au moyen des plates-formes sociales. Les nations ont connu l’Arabie saoudite à travers les individus», poursuit-elle.
«Maintenant, ils voient notre nation et notre société sous un autre angle. Les gens nous perçoivent désormais différemment», précise-t-elle.
Karen Hallberg a qualifié le vaccin contre la Covid-19 d’«exemple» de responsabilité collective. Selon elle, il montre un monde qui lutte de concert contre la pandémie.
«À l’échelle mondiale, les scientifiques ont très rapidement réussi à mettre au point un vaccin et c’était crucial pour vaincre réellement le virus et la pandémie», confie-t-elle à Arab News.
Kholoud al-Manea, responsable de la gestion des destinations au sein de la Commission royale pour AlUla, a déclaré que la région avait toujours été à la croisée des civilisations – un lieu où les gens se réunissent pour partager leurs connaissances intellectuelles, leurs solutions et leurs idées.
«L’objectif principal de cet événement est de parvenir à des résultats décisifs qui [deviendront] des initiatives tangibles que nous mettrons en œuvre au cours des quatorze prochains mois à AlUla», conclut-elle.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Netanyahu affirme que la menace du Hezbollah impose la poursuite de l'action militaire au Liban

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives. (AFP)
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives. (AFP)
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  • Le président libanais Jospeh Aoun, et le mouvement chiite ont pour leur part échangé des accusations, au sujet des négociations directes prévues entre Israël et le Liban
  • Sur le terrain, de nouvelles frappes israéliennes ont visé lundi des localités dans le sud du Liban, selon l'agence nationale d'information (Ani, officielle)

BEYROUTH: Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives.

Le président libanais Jospeh Aoun, et le mouvement chiite ont pour leur part échangé des accusations, au sujet des négociations directes prévues entre Israël et le Liban.

M. Aoun a souligné que leur objectif était de mettre fin au conflit, ajoutant à l'intention du Hezbollah que la véritable "trahison" était d'avoir entraîné le Liban dans la guerre.

Le chef du Hezbollah, Naïm Kassem, avait auparavant accusé les autorités libanaises d'avoir fait "des concessions gratuites et humiliantes".

"Naïm Qassem joue avec le feu, et ce feu brûlera le Hezbollah et tout le Liban", a averti le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, lors d'une rencontre avec l'envoyée de l'ONU au Liban.

Sur le terrain, de nouvelles frappes israéliennes ont visé lundi des localités dans le sud du Liban, selon l'agence nationale d'information (Ani, officielle).

L'armée israélienne a annoncé avoir commencé à frapper "des sites d'infrastructures du Hezbollah" dans la vallée de la Bekaa (est) et dans d'autres zones du sud.

Elle a affirmé avoir "détruit au cours des derniers jours plus de cinquante infrastructures terroristes dans le sud du Liban, y compris un complexe souterrain utilisé par le Hezbollah" pour des attaques contre Israël.

Le Hezbollah a pour sa part revendiqué de nouvelles attaques contre les troupes israéliennes déployées dans des localités frontalières du sud,  notamment contre un char Merkava à Kantara, et un bulldozer qui "démolissait des maisons dans la ville de Bint Jbeil".

"10% des missiles" 

Les deux parties s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril puis prolongé de trois semaines le 23 avril, après deux sessions de pourparlers à Washington au niveau des ambassadeurs libanais et israélien.

Selon M. Netanyahu, il "reste encore deux menaces principales venant du Hezbollah: les roquettes de type 122 et les drones. Cela exige une combinaison d'actions opérationnelles et technologiques", a-t-il affirmé devant des gradés.

Selon lui, le mouvement dispose encore "d’environ 10% des missiles" qu'il détenait au début de la guerre, déclenchée le 2 mars par des tirs du Hezbollah sur Israël en riposte à l'offensive israélo-américaine contre l'Iran.

Au terme de l'accord de cessez-le-feu, rendu public par le département d'Etat américain, Israël "se réserve le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours".

Ses forces ont délimité par une "ligne jaune" une zone le long de la frontière pour, selon le gouvernement, assurer la sécurité des Israéliens.

"Pas d'accord humiliant" 

"Mon objectif est de parvenir à la fin de l'état de guerre avec Israël", a affirmé M. Aoun, assurant qu'il "n'accepterait pas un accord humiliant".

"Ce que nous faisons n'est pas une trahison, la trahison est plutôt commise par ceux qui entraînent le pays dans une guerre au profit d'intérêts étrangers", a-t-il rétorqué au mouvement chiite.

Ce dernier, qui dénonce une "capitulation" et se pose en défenseur de la souveraineté territoriale du Liban, "refuse catégoriquement de négocier directement avec Israël", a réaffirmé lundi son chef, dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, affiliée au mouvement.

Il a demandé au gouvernement libanais de renoncer à "un grave pêché qui place le Liban dans un cycle d'instabilité", ajoutant que son mouvement, dont Israël exige le désarmement, ne renoncerait pas à ses armes.

Le chef d'état-major de l'armée israélienne, Eyal Zamir, a pour sa part affirmé que 2026 "pourrait encore être une année de combats" sur tous les fronts.

Selon des chiffres de l'AFP fondés sur des sources officielles libanaises, les opérations israéliennes ont fait depuis le début de la trêve au moins 36 morts, dont 14 dimanche.

Depuis le 2 mars, la campagne militaire israélienne a tué 2.521 personnes et en a blessé 7.804 blessées, selon le dernier bilan du ministère de la Santé.

Côté israélien, 16 soldats ont été tués au Liban depuis le 2 mars, dont un dimanche, selon les autorités.


Le chef de la diplomatie iranienne accuse depuis Saint-Pétersbourg les Etats-Unis de l'échec des discussions au Pakistan 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
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  • "Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives"
  • Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé lundi les Etats-Unis d'être responsables de l'échec des pourparlers de paix au Pakistan, après son arrivée en Russie où il doit rencontrer le président Vladimir Poutine.

"Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives", a-t-il déclaré, cité par les médias d'Etat iraniens. Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique.

 

 


Liban: le Hezbollah refuse «catégoriquement» les négociations directes avec Israël

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
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  • "Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité"
  • Le président libanais dit au Hezbollah que "la trahison" est d'entraîner le pays dans la guerre

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé lundi son refus des négociations directes entre Beyrouth et Israël, estimant qu'elles risquaient d'entraîner le Liban dans un "cycle d'instabilité".

"Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité", a déclaré le chef du groupe pro-iranien dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, qui lui est affiliée.

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine.