Le dialogue débute au Soudan sans les principaux blocs civils

Le dialogue sous l'égide de l'ONU, de l'Union Africaine (UA) --dont le Soudan est suspendu-- et de l'organisation régionale est-africaine Igad a débuté mercredi à Khartoum. (Photo, AFP)
Le dialogue sous l'égide de l'ONU, de l'Union Africaine (UA) --dont le Soudan est suspendu-- et de l'organisation régionale est-africaine Igad a débuté mercredi à Khartoum. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 08 juin 2022

Le dialogue débute au Soudan sans les principaux blocs civils

Le dialogue sous l'égide de l'ONU, de l'Union Africaine (UA) --dont le Soudan est suspendu-- et de l'organisation régionale est-africaine Igad a débuté mercredi à Khartoum. (Photo, AFP)
  • Depuis le coup d'Etat du chef de l'armée, le général Abdel Fattah al-Burhane, qui a mis fin le 25 octobre au partage du pouvoir avec les civils, le pays, l'un des plus pauvres au monde, ne cesse de s'enfoncer dans le marasme politique et économique
  • «Nous demandons à tous de travailler ensemble de bonne foi», a plaidé mercredi lors d'une conférence de presse à Khartoum l'émissaire de l'ONU Volker Perthes

KHARTOUM: Le dialogue sous l'égide de l'ONU, de l'Union Africaine (UA) --dont le Soudan est suspendu-- et de l'organisation régionale est-africaine Igad a débuté mercredi à Khartoum, avec les militaires mais en l'absence des principaux blocs civils, ont constaté des journalistes. 

Depuis le coup d'Etat du chef de l'armée, le général Abdel Fattah al-Burhane, qui a mis fin le 25 octobre au partage du pouvoir avec les civils, le pays, l'un des plus pauvres au monde, ne cesse de s'enfoncer dans le marasme politique et économique. 

Khartoum ne reçoit plus aucune aide internationale --40% de son budget avant le putsch-- et la répression des défilés pro-démocratie a tué plus de 100 manifestants et blessé plus de 5.000 d'entre eux selon des médecins. 

Pour cela, les Forces de la liberté et du changement (FLC), fer de lance civil de la révolte qui a poussé en 2019 l'armée à démettre le dictateur Omar el-Béchir, et le parti Oumma, le plus ancien du Soudan, ont boycotté ce dialogue auquel appellent depuis mars les organisations internationales. De même que les « comités de résistance », ces groupes qui organisent la mobilisation anti-putsch dans chaque quartier ou localité du Soudan. 

« Il ne faut pas laisser passer ce moment », a malgré tout plaidé mercredi lors d'une conférence de presse à Khartoum l'émissaire de l'ONU Volker Perthes. « Nous demandons à tous de travailler ensemble de bonne foi », a-t-il ajouté. 

L'émissaire de l'Igad, Ismaïl Wais, a de son côté répété que »la porte restait ouverte » à tous ceux qui n'ont pas jusqu'ici rejoint ces négociations. 

Car, a abondé l'émissaire de l'UA Mohamed Lebatt, « comme facilitateurs, nous ne pouvons pas imaginer une solution politique sans la participation » des acteurs absents. 

Dès mardi soir, le général Burhane avait qualifié cette rencontre d'« opportunité historique » dans une allocution télévisée, s'engageant « à mettre en oeuvre ce qui naîtra du dialogue ». 

Mercredi, plusieurs haut-gradés étaient présents ainsi que des représentants de partis politiques et d'anciens chefs rebelles --restés aux côtés des militaires après le putsch dans un pays où l'armée a quasiment toujours été aux commandes depuis l'indépendance en 1956. 

« Plus peut encore être fait », a encore plaidé M. Perthes, alors que la semaine dernière, le général Burhane avait levé l'état d'urgence imposé lors du putsch. 


Iran: les Gardiens de la Révolution disent avoir détruit en Jordanie des équipements militaires américains

La forteresse d'Aqaba s'illumine en rouge pour célébrer la semaine de l'inclusion en Jordanie, à Amman, le 20 juillet 2026. (Photo : George SAIF / Special Olympics / FACTSTORY)
La forteresse d'Aqaba s'illumine en rouge pour célébrer la semaine de l'inclusion en Jordanie, à Amman, le 20 juillet 2026. (Photo : George SAIF / Special Olympics / FACTSTORY)
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  • Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont affirmé jeudi avoir détruit en Jordanie un radar américain du système antimissile THAAD
  • Les Gardiens font également état de la destruction d'un système Patriot

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont affirmé jeudi avoir détruit en Jordanie un radar américain du système antimissile THAAD, en représailles aux frappes des Etats-Unis contre l'Iran.

Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, les Gardiens font également état de la destruction d'un système Patriot, conçu pour intercepter les projectiles balistiques, ainsi que de l'incendie d'un hangar présenté comme servant à la maintenance d'hélicoptères.

 

 


L'armée iranienne revendique des frappes au Koweït contre des sites militaires américains

L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis. (AFP)
L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis. (AFP)
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  • L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis
  • Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, l'armée iranienne a indiqué avoir ciblé au moyen de drones "les dépôts de munitions et de logistique de l'armée américaine à camp Doha"

TEHERAN: L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis.

Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, l'armée iranienne a indiqué avoir ciblé au moyen de drones "les dépôts de munitions et de logistique de l'armée américaine à camp Doha, les réservoirs de carburant de la base Ali al-Salem, ainsi que le dépôt de munitions du camp Arifjan", tous situés au Koweït.

 

 

 

 

 

 


Un navire saoudien visé en mer Rouge, l’équipage est sain et sauf

Les Houthis ont menacé d’imposer un blocus aux pétroliers saoudiens en mer Rouge. (AFP/Archives)
Les Houthis ont menacé d’imposer un blocus aux pétroliers saoudiens en mer Rouge. (AFP/Archives)
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  • Les autorités ont pris des mesures pour sécuriser le navire

RIYAD : Une attaque contre le navire saoudien ENCELIA en mer Rouge a provoqué un incendie, a rapporté Al Ekhbariya tôt jeudi, précisant qu'aucun membre de l’équipage n’a été blessé.

« Les autorités compétentes ont pris toutes les mesures nécessaires pour sécuriser le navire, assurer la sécurité de son équipage et protéger l’environnement marin », indique le média, citant un responsable de l’Autorité générale saoudienne des transports.

Le responsable a ajouté : « De telles attaques constituent une violation du droit international et des normes établies garantissant la sécurité de la navigation commerciale et de ses équipages. »

Une source officielle au sein de l’Autorité générale des transports (TGA) a confirmé que le navire appartenait à l’Arabie saoudite et que tous les membres de l’équipage étaient sains et saufs.

Plus tôt, l’organisme britannique de surveillance de la sécurité maritime UKMTO avait indiqué qu’un pétrolier avait signalé avoir été touché par un projectile à environ 70 milles nautiques au sud-ouest d’Al-Shuqaiq, sur la côte ouest de l’Arabie saoudite.

Les rebelles houthis du Yémen ont déclaré imposer un blocus naval au Royaume, une initiative largement critiquée par les États de la région.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com