Le Vice-Premier ministre israélien au Maroc

Chef du parti Nouvel espoir, Gideon Saar, prend la parole lors de la campagne électorale dans le nord de Haïfa, le 16 mars 2021(Photo, AFP).
Chef du parti Nouvel espoir, Gideon Saar, prend la parole lors de la campagne électorale dans le nord de Haïfa, le 16 mars 2021(Photo, AFP).
Short Url
Publié le Lundi 25 juillet 2022

Le Vice-Premier ministre israélien au Maroc

  • Issawi Frej, un arabe et musulman israélien, et le vice-Premier ministre en charge de la Justice, Gideon Saar sont attendus à Rabat ce lundi
  • Ces deux visites officielles s’inscrivent dans un effort continue de raffermir les relations bilatérales longtemps restées en froid

CASABLANCA: Dans le sillage de la première visite officielle d'un chef de l'armée israélienne, la visite officielle de deux ministres israéliens, Issawi Frej, un arabe et musulman israélien, et le vice-Premier ministre en charge de la Justice, Gideon Saar à Rabat est un nouveau coup d'accélérateur à la normalisation entre les deux États d’après le commentaire de David Govrin Ambassadeur d'Israël au Maroc

Le vice-Premier ministre et ministre de la Justice d'Israël débute, en effet, ce lundi une visite de travail de quatre jours axée sur «la coopération juridique» entre les deux pays.Une première depuis la reprise des liens diplomatiques entre Israël et le Maroc fin 2020. Un accord de partenariat sera signé dans ce domaine.

Par ailleurs, selon le communiqué du bureau de liaison d'Israël au Maroc, le ministre de la Coopération régionale, Issawi Frej, un Arabe israélien musulman, effectue une visite officielle du 24 au 28 juillet.

Le haut responsable israélien, ancien député du parti de gauche Meretz est accompagné par «une délégation de femmes journalistes juives et arabes israéliennes dans le cadre d'un forum régional qui a pour but de renforcer la présence féminine dans les médias les médias».

Issawi Frej reste évasif quant aux motivations réelles de cette visite. Selon le communiqué du ministre, il se rendrait au Maroc afin «développer des initiatives communes dans le domaine de la culture, des communications, des sports»

Cette initiative, pour le moins inoportune, survient alors que la mort de la journaliste américano-palestinienne Shireen Abu Akleh, tuée en mai en couvrant un raid israélien en Cisjordanie occupée, a suscité l’émoi et l’indignation unanime des médias et des réseaux sociaux marocains.

La lune de miel se poursuit

Ces deux visites officielles s’inscrivent dans un effort continue de raffermir les relations bilatérales longtemps restées en froid. En effet, un flux constant de délégations israéliennes s'est succédé dans le Royaume tout au long des deux derniers mois.

Mi-juillet les deux pays ont consolidé leur alliance stratégique et militaire à l'occasion du déplacement du chef d'état-major de l'armée israélienne, Aviv Kochavi, de mère marocaine.

Il est un autre baromètre témoignant de la consolidation des relations bilatérales entre les deux pays. Depuis l’instauration d’un e-visa, le 10 juillet, permettant d’accéder sans grandes formalités administratives sur le territoire national, plus de 4200 demandes ont été réceptionnées, les israéliens arrivant en tête de liste des demandeurs par nationalités.

 


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Short Url
  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Short Url
  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Short Url
  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.