Le ministre saoudien de l'Économie et de la Planification encourage l'investissement dans la jeunesse

Le ministre saoudien de l'Économie et de la Planification, Faisal ben Fadel al-ibrahim (Photo, SPA).
Le ministre saoudien de l'Économie et de la Planification, Faisal ben Fadel al-ibrahim (Photo, SPA).
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Publié le Samedi 12 novembre 2022

Le ministre saoudien de l'Économie et de la Planification encourage l'investissement dans la jeunesse

  • Faisal ben Fadel al-Ibrahim: «La Vision 2030 a été conçue pour établir les bases de la croissance, en rassemblant le Royaume dans un voyage vers un avenir commun et prospère»
  • «Ce comité est dirigé par des experts gouvernementaux du Royaume qui s'engagent à assurer la réussite de la mise en œuvre du programme national des objectifs de développement durable (ODD)», a-t-il ajouté.

RIYAD: Le ministre saoudien de l'Économie et de la Planification, Faisal ben Fadel al-Ibrahim, a discuté de l'importance d'investir dans la jeunesse saoudienne dans une interview exclusive avec Arab News.

Le ministre a déclaré que les jeunes sont «les gardiens de l'économie de demain» et la clé de la transformation économique du Royaume dans le cadre de la Vision 2030.

«Nous avons la responsabilité de veiller à ce que les jeunes soient équipés des outils et des connaissances nécessaires pour apporter de la valeur et avoir un impact aux tables de décision», a signalé Al-Ibrahim.

Sachant que les jeunes constituent la majorité de la population du Royaume, le ministre a souligné que la Vision 2030 ouvre de nouvelles opportunités aux jeunes générations.

«La Vision 2030 a été conçue pour établir les bases de la croissance, en rassemblant le Royaume dans un voyage vers un avenir commun et prospère», a-t-il affirmé.

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«Grâce à leurs compétences dans le domaine numérique, ils peuvent faire évoluer notre économie dans de nouvelles orientations passionnantes, alors que nous continuons à accélérer la diversification du Royaume, à stimuler la croissance de notre secteur non pétrolier et à envisager de devenir une des 15 premières économies mondiales d'ici 2030.»

Faisal ben Fadel al-Ibrahim, ministre saoudien de l'Économie et de la Planification

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«Les nouveaux secteurs créés par la Vision 2030 offrent une opportunité sans précédent à la jeunesse saoudienne de stimuler la nouvelle économie. Grâce à leurs compétences dans le domaine numérique, ils peuvent faire évoluer notre économie dans de nouvelles orientations passionnantes, alors que nous continuons à accélérer la diversification du Royaume, à stimuler la croissance de notre secteur non pétrolier et à envisager de devenir une des 15 premières économies mondiales d'ici 2030», a-t-il ajouté.

Al-Ibrahim a affirmé que le travail que le ministère de l'Économie et de la Planification accomplit actuellement contribue à la réalisation de la Vision 2030.

Il a souligné que l'engagement du ministère à contribuer à la formation des futurs économistes, chercheurs et concepteurs de politiques est constant, et que ce travail se prolongera dans l'avenir du Royaume.

«Je suis constamment étonné par ce que nos jeunes peuvent faire lorsqu'on leur en donne l'occasion», a-t-il souligné.

«Donner aux jeunes les moyens de travailler et, en fin de compte, d'investir en eux-mêmes, ne fera que renforcer notre marché du travail futur, stimuler la productivité et améliorer notre compétitivité économique mondiale», a-t-il poursuivi.

Al-Ibrahim a participé à la deuxième journée du Forum mondial de Misk qui s'est achevée jeudi, lors d'une session intitulée «La génération qui refaçonne le monde», au cours de laquelle il a évoqué les moyens de donner aux jeunes et aux futurs dirigeants du Royaume les compétences nécessaires afin de mener à bien la transformation économique de manière inclusive et collaborative.

«L'énergie et le dynamisme qui émanent de nos jeunes aujourd'hui — et qui ont été pleinement mis en évidence lors du Forum mondial de Misk 2022 — sont inspirants. Ils sont notre avenir et les gardiens de l'économie de demain. Nous devons investir en eux dès maintenant pour libérer le potentiel de l’avantage démographique dont nous disposons, avec l'une des plus grandes populations de jeunes au monde», a-t-il avisé. 

Le ministre a discuté de l'importance d'organiser des discussions ouvertes et des rassemblements pour aborder les problèmes mondiaux sous tous les angles, des jeunes aux générations plus âgées, comme le Forum mondial de Misk.

«Il est essentiel de s'ouvrir à la jeune énergie. L'apport de perspectives générationnelles différentes à tout défi ne fait qu'améliorer les solutions que nous sommes en mesure de concevoir et d'exécuter», a-t-il expliqué.

«En tant que pays, nous élaborons des politiques qui fonctionnent pour tous, dans le cadre d'un forum ouvert à la contribution de personnes de toutes les générations. Cela envoie un message très clair à nos jeunes: rien ne les empêche de contribuer de manière significative à la transformation économique du Royaume», a-t-il ajouté.

Le ministre a également souligné le rôle de son ministère dans les ambitions du Royaume en matière de durabilité dans le cadre de coopération pour le développement durable des Nations unies, signé en juin de cette année et qui reste en vigueur jusqu'en 2026.

«Le ministère de l'Économie et de la Planification a récemment mis en place le comité directeur du développement durable pour superviser les performances et coordonner les efforts visant à atteindre les 17 objectifs de développement durable», a-t-il insisté.

«Ce comité est dirigé par des experts gouvernementaux du Royaume qui s'engagent à assurer la réussite de la mise en œuvre du programme national des objectifs de développement durable (ODD)», a-t-il ajouté.

«Pour renforcer encore notre élan vers la réalisation des ODD, nous avons signé en juin le cadre de coopération pour le développement durable des Nations unies, afin d'accélérer les efforts conjoints et de réaliser des progrès en matière de climat et de durabilité.»

Ce cadre est l'un des principaux outils permettant de définir la coopération entre les Nations unies et le gouvernement d'Arabie saoudite en matière de durabilité. Parmi les 17 objectifs visés par le Royaume en collaboration avec les Nations unies, nous pouvons citer l'égalité des sexes, l'éducation, l'énergie propre et abordable, l'action climatique et les villes et communautés durables.

Ce cadre est un effort conjoint entre le ministère de l'Économie et de la Planification, le ministère des Affaires étrangères et les Nations unies.

Le ministre a conclu l'entretien en prodiguant des conseils aux jeunes générations quant à leur rôle dans la réalisation de la Vision 2030 du Royaume.

«Il est essentiel, dans le climat socio-économique actuel, de développer un esprit de résolution de problèmes. Nous avons déjà constaté qu'ils en sont capables», a-t-il indiqué.

«Tout le monde s'est rallié à la cause (lors de la pandémie de la Covid-19) et a réagi en raison de ce sentiment d'appartenance lié à cette implication. Les jeunes saoudiens ont montré qu'ils étaient prêts à relever le défi», a-t-il poursuivi.

«Ces jeunes sont aujourd'hui confrontés à plusieurs défis majeurs et ils devront développer leur résilience et leur agilité pour les surmonter.»

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Désarmement du Hezbollah: le Liban demande à l'Iran "une nouvelle approche"

Le ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Rajji, serre la main de son homologue iranien, Abbas Araghchi, à Beyrouth, le 9 janvier 2026. (AP)
Le ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Rajji, serre la main de son homologue iranien, Abbas Araghchi, à Beyrouth, le 9 janvier 2026. (AP)
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  • Le ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Raggi, a appelé l’Iran à adopter une nouvelle approche pour le désarmement du Hezbollah et a insisté sur le monopole des armes par l’État libanais
  • L’armée libanaise a achevé le désarmement dans le Sud du pays, mais Israël juge les efforts insuffisants, tandis que Beyrouth renforce sa vigilance face aux pressions et ingérences iraniennes

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie libanaise a appelé vendredi son homologue iranien, en visite au Liban, à trouver "une nouvelle approche" pour régler l'épineux problème du désarmement du Hezbollah financé par Téhéran.

Beyrouth est soumis à une intense pression des Etats-Unis pour désarmer le Hezbollah, affaibli par une guerre avec Israël, alors que l'Iran, comme la formation islamiste, ont affiché leur opposition à cette mesure.

"La défense du Liban est de la responsabilité de l'Etat libanais (...) qui doit avoir le monopole des armes", a déclaré le ministre Youssef Raggi à son homologue iranien Abbas Araghchi, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

Il a demandé à son interlocuteur "si Téhéran accepterait l'existence d'une formation armée illégale sur son territoire".

Dans ces conditions, le ministre a exhorté l'Iran à "discuter avec le Liban afin de trouver une nouvelle approche concernant les armes du Hezbollah, en s'appuyant sur sa relation avec le parti, afin que ces armes ne soient pas un prétexte pour affaiblir le Liban".

En décembre, M. Raggi avait décliné une invitation de son homologue à se rendre en Iran, et proposé une rencontre dans un pays tiers.

L'armée libanaise a annoncé jeudi avoir mené à terme le désarmement du Hezbollah dans la partie sud du pays proche d'Israël, qui a cependant jugé les efforts du Liban "loin d'être suffisants" et de nouveau frappé son voisin vendredi.

Le ministre iranien, arrivé jeudi au Liban, a également été reçu par le président Joseph Aoun vendredi matin et devait rencontrer plusieurs autres hauts dirigeants libanais.

Il s'était rendu jeudi après-midi au mausolée de Hassan Nasrallah, l'ancien chef du Hezbollah tué dans une frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth en septembre 2024.

Depuis la guerre entre le Hezbollah et Israël, les responsables libanais se sont montrés plus critiques envers l'Iran.

En août, le Liban avait signifié à un haut responsable iranien, Ali Larijani, en visite à Beyrouth, son refus catégorique de "toute ingérence" dans ses affaires internes, après des critiques par Téhéran de la décision du gouvernement de désarmer le Hezbollah.


Le ministre saoudien de la Défense : Riyad engagé pour une solution juste pour le Sud, la dissolution du STC est une décision courageuse

« Le Royaume soutiendra les résultats de la conférence qui seront présentés lors des discussions sur une solution politique globale au Yémen », a-t-il déclaré. (AFP)
« Le Royaume soutiendra les résultats de la conférence qui seront présentés lors des discussions sur une solution politique globale au Yémen », a-t-il déclaré. (AFP)
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  • Riyad affirme son engagement en faveur d’une solution juste pour le Sud, soutenue par la communauté internationale à travers la Conférence de Riyad
  • Le ministre saoudien de la Défense salue la dissolution du STC comme une décision courageuse favorisant une participation plus inclusive des acteurs du Sud.

RIYAD : Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, a déclaré que l’annonce de la dissolution du Conseil de transition du Sud (STC) allait dans le sens de l’intérêt général. Dans son premier commentaire depuis cette annonce, il a affirmé que « la question du Sud dispose désormais d’une véritable voie, parrainée par le Royaume et soutenue par la communauté internationale à travers la Conférence de Riyad, visant à rassembler nos frères du Sud afin d’élaborer une vision globale de solutions justes répondant à leur volonté et à leurs aspirations ».

Dans un message publié sur la plateforme X, le ministre de la Défense a ajouté : « Le Royaume constituera un comité préparatoire, en concertation avec des personnalités du Sud, afin d’organiser la conférence, laquelle réunira des participants de tous les gouvernorats du Sud, sans exclusion ni discrimination. Le Royaume soutiendra les résultats de la conférence afin qu’ils puissent être présentés dans le cadre du dialogue sur une solution politique globale au Yémen. »

Il a conclu en déclarant : « La décision prise par des figures et des dirigeants du Sud de dissoudre le Conseil de transition est une décision courageuse, motivée par la préoccupation pour l’avenir de la cause du Sud et visant à encourager une participation plus large des forces du Sud à la Conférence de Riyad, au service de leur cause. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le STC annonce sa dissolution

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  • Des membres du groupe se sont exprimés vendredi lors de la Conférence du dialogue du Sud à Riyad

RIYAD : Le Conseil de transition du Sud (STC), groupe séparatiste yéménite, a annoncé sa dissolution à l’issue de discussions tenues en Arabie saoudite. Plusieurs membres du STC se trouvent actuellement à Riyad pour des pourparlers visant à mettre fin aux troubles dans le sud du Yémen. Le groupe a salué les efforts de l’Arabie saoudite, tandis que l’ancien chef du STC, Aidarous al-Zubaidi — désormais recherché par le Conseil présidentiel pour haute trahison — a fui le Yémen et n’a pas pris part aux discussions.

Une source yéménite a déclaré à Arab News :
« Cette annonce et la facilité affichée dans la déclaration télévisée montrent en réalité qu’Al-Zubaidi constituait l’obstacle, et que la majorité des habitants du Sud sont ouverts à un règlement de leur cause par le dialogue et la discussion. »

Les membres du Conseil de transition du Sud (STC) se sont exprimés vendredi lors de la Conférence du dialogue du Sud organisée à Riyad.

Au cours de la réunion, le Conseil a estimé que les opérations militaires menées dans les gouvernorats de l’Hadramaout et d’Al-Mahra avaient porté atteinte à la cause du Sud au Yémen.

Le STC a affirmé ne pas avoir participé à la décision de lancer ces opérations militaires.

« Nous espérons parvenir à une vision et à un cadre pour résoudre la question du Sud lors de la conférence de Riyad », a déclaré le Conseil.

Le STC a remercié l’Arabie saoudite pour l’accueil et l’organisation de la conférence de dialogue à Riyad.

Traduction intégrale du communiqué du STC, selon l’agence de presse yéménite SABA

Annonce de la dissolution du Conseil de transition du Sud

La présidence du Conseil de transition du Sud, la direction exécutive suprême, le secrétariat général ainsi que les autres organes affiliés ont tenu une réunion afin d’évaluer les récents événements malheureux survenus dans les gouvernorats de l’Hadramaout et d’Al-Mahra, ainsi que le rejet de toutes les initiatives visant à la désescalade et au règlement de la situation. Ces développements ont entraîné des conséquences graves et douloureuses.

En référence au communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères du Royaume d’Arabie saoudite concernant son parrainage d’un dialogue du Sud pour résoudre la question du Sud — et afin de préserver l’avenir de la cause du Sud et le droit des populations du Sud à restaurer leur État conformément à leur volonté et à leurs aspirations, tout en maintenant la paix et la sécurité sociale dans le Sud et la région — nous annonçons ce qui suit :

Le Conseil de transition du Sud a été créé pour porter la cause des populations du Sud, les représenter et les guider vers la réalisation de leurs aspirations et la restauration de leur État. Il n’a jamais été conçu comme un instrument d’accaparement du pouvoir, de monopole de la décision ou d’exclusion d’autrui.

Étant donné que nous n’avons pas participé à la décision de lancer l’opération militaire en Hadramaout et à Al-Mahra — opération qui a porté atteinte à l’unité du Sud et nui aux relations avec la Coalition dirigée par le Royaume d’Arabie saoudite, laquelle a consenti et continue de consentir d’importants sacrifices et un soutien politique, économique et militaire constant — la poursuite de l’existence du Conseil ne sert plus l’objectif pour lequel il a été fondé.

En conséquence, et conformément à notre responsabilité historique envers la cause du Sud, nous annonçons la dissolution du Conseil de transition du Sud, la dissolution de tous ses organes principaux et subsidiaires, ainsi que la fermeture de l’ensemble de ses bureaux à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Nous œuvrerons désormais à la réalisation de notre juste cause du Sud en nous préparant à participer à la conférence du Sud sous le parrainage du Royaume.

Nous saluons le Royaume d’Arabie saoudite pour ses engagements clairs et explicites, ainsi que pour l’attention sincère qu’il porte à notre cause en recherchant des solutions conformes à la volonté et aux aspirations des populations du Sud.

Nous appelons toutes les figures et forces actives du Sud à s’engager dans la voie du dialogue du Sud, dans l’espoir de parvenir à une vision et à un cadre permettant de résoudre la question du Sud et de répondre aux aspirations de la population par sa libre volonté, au sein d’un cadre du Sud inclusif.

Depuis cette tribune, nous appelons les populations du Sud, nos collègues de la capitale Aden et de l’ensemble des gouvernorats de notre cher Sud à mesurer la gravité de ce moment, la sensibilité de cette phase et l’importance d’unir les efforts afin de préserver nos acquis et de protéger le Sud du chaos et de l’instabilité.

Nous réaffirmons notre engagement continu à servir la cause juste et légitime des populations du Sud et à réaliser leurs aspirations conformément à leur volonté. Nous exprimons également notre gratitude à la direction et au peuple du Royaume d’Arabie saoudite pour l’organisation de la conférence de dialogue du Sud et pour leur soutien constant au Sud, à sa cause et à ses populations à toutes les étapes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com