Palestiniens: l'agence de l'ONU demande 1,6 milliard de dollars pour 2023

848 millions de dollars sont destinés à soutenir les services de base, tels que les besoins en santé et éducation. (Photo, AFP)
848 millions de dollars sont destinés à soutenir les services de base, tels que les besoins en santé et éducation. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 24 janvier 2023

Palestiniens: l'agence de l'ONU demande 1,6 milliard de dollars pour 2023

  • L'appel d'urgence demande 311,4 millions de dollars pour Gaza, 32,9 millions pour la Cisjordanie, 247,2 millions pour la Syrie, 160 millions pour le Liban et 28,8 millions pour la Jordanie
  • Selon l'Unrwa, la plupart des réfugiés palestiniens vivent désormais sous le seuil de pauvreté, et beaucoup dépendent de l'aide humanitaire de l'agence onusienne

GENÈVE: L'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), une organisation qui fait face à un déficit budgétaire chronique, a lancé mardi un appel de 1,6 milliard de dollars (1,47 milliard d'euros) pour 2023. 

Sur ce montant, 848 millions de dollars sont destinés à soutenir les services de base, tels que les besoins en santé et éducation, tandis que 781,6 millions doivent permettre de financer les opérations d'urgence à Gaza, en Cisjordanie, en Jordanie, en Syrie et au Liban. 

"L'Unrwa continue de jouer un rôle indispensable dans la vie de millions de réfugiés palestiniens. Nous nous efforçons de maintenir la fourniture de services de base dans un contexte financier et politique incroyablement difficile", a souligné le commissaire général de l'organisation, Philippe Lazzarini, dans un communiqué. "Les réfugiés palestiniens - l'une des communautés les plus défavorisées de la région - sont confrontés à des défis sans précédent et dépendent de plus en plus de l'Unrwa pour les services de base et, dans certains cas, pour survivre". 

Selon l'Unrwa, la plupart des réfugiés palestiniens vivent désormais sous le seuil de pauvreté, et beaucoup dépendent de l'aide humanitaire de l'agence onusienne. 

L'appel d'urgence demande 311,4 millions de dollars pour Gaza, 32,9 millions pour la Cisjordanie, 247,2 millions pour la Syrie, 160 millions pour le Liban et 28,8 millions pour la Jordanie. 

Selon l'Unrwa, les défis qui se sont accumulés courant 2022 - "le sous-financement, les crises mondiales concurrentes, l'inflation, les perturbations dans les chaînes d'approvisionnement, la dynamique géopolitique et l'augmentation vertigineuse des niveaux de pauvreté et de chômage parmi les réfugiés palestiniens" - ont mis l'agence à rude épreuve. 

"Je reviens tout juste de Syrie où j'ai été le témoin direct d'une souffrance et d'un désespoir indescriptibles. La situation des réfugiés palestiniens dans ce pays se reflète malheureusement ailleurs comme au Liban et à Gaza, où les réfugiés palestiniens touchent le fond", a commenté M. Lazzarini. "Beaucoup m'ont dit que tout ce qu'ils demandaient était de pouvoir mener une vie digne. Ce n'est pas beaucoup demander". 

La crise économique au Liban depuis 2019 - une des pires de l'époque moderne - a porté un coup dur aux communautés vulnérables, dont les réfugiés palestiniens. Selon l'Unrwa, le taux de pauvreté de ces derniers au Liban, qui s'élevait à près de 70% début 2022, atteint désormais 93%. 

L'agence de l'ONU a été créée en 1949, un an après la création d'Israël, pour aider les plus de 750 000 Palestiniens qui ont fui ou ont été expulsés lors de la guerre de 1948, ainsi que leurs descendants. 


Le ministre libanais de la Défense reçoit l'ambassadeur saoudien à Beyrouth

Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
  • L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth
  • Les parties ont discuté des développements récents et des moyens de renforcer les relations bilatérales

BEYROUTH : L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth.

Les deux parties ont évoqué les derniers développements et les moyens de renforcer les relations bilatérales, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Par ailleurs, le prince Saud bin Naif bin Abdulaziz, gouverneur de la Province de l’Est, a reçu lundi à Dammam l’ambassadeur du Kenya auprès du Royaume, Joseph Masila. Ils ont eu des entretiens cordiaux et ont abordé des questions d’intérêt commun.


L'ex-ministre égyptien Nabil Fahmy officiellement nommé à la tête de la Ligue arabe

La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
  • L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014
  • Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats)

LE CAIRE: La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne, lors d'une réunion à Amman en Jordanie des ministres des Affaires étrangères de l'organisation, a-t-elle indiqué lundi dans un communiqué.

Nabil Fahmy, qui avait été nommé secrétaire général à l'unanimité en mars, prendra ses fonctions début juillet et pour cinq ans.

L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014. Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats).

La Ligue arabe, qui compte 22 membres n'a eu qu'un seul secrétaire général non égyptien depuis sa création: le Tunisien Chedli Klibi dans les années 1980, après que l'Egypte a été suspendue de l'organisation pour avoir signé un traité de paix avec Israël.

Fondée en 1945, la Ligue arabe est la principale organisation régionale dédiée à la concertation politique au sein du monde arabe.


Guerre Israël-Hezbollah: JD Vance discute avec le président libanais d'une cellule de prévention

Un véhicule transportant des matelas passe devant un panneau d'affichage sur lequel est accroché un portrait du président libanais Joseph Aoun et où l'on peut lire : « La diplomatie est le moyen de mettre fin au wat au Liban », le long de l'autoroute de la ville côtière de Sidon, alors que des familles déplacées regagnent leurs villages d'origine dans le sud du Liban, le 15 juin 2026. (AFP)
Un véhicule transportant des matelas passe devant un panneau d'affichage sur lequel est accroché un portrait du président libanais Joseph Aoun et où l'on peut lire : « La diplomatie est le moyen de mettre fin au wat au Liban », le long de l'autoroute de la ville côtière de Sidon, alors que des familles déplacées regagnent leurs villages d'origine dans le sud du Liban, le 15 juin 2026. (AFP)
  • L'entretien a porté sur "la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l'arrêt de l'escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard, y compris la possibilité de former une cellule à cette fin"
  • De son côté, M. Vance a affirmé lundi que ce "mécanisme" était destiné à faire en sorte que "lorsque quelque chose se passe, cela ne se dégénère pas en escalade de plus grande ampleur

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a reçu un appel du vice-président américain JD Vance portant notamment sur la création d'une cellule préventive visant à mettre fin à la guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, a indiqué son bureau lundi.

Au terme d'une première séance de négociations en Suisse, Washington et Téhéran se sont entendus sur la mise en place d'une "cellule de gestion des conflits", selon les médiateurs pakistanais et qatari.

M. Aoun a reçu à ce sujet "un appel téléphonique du vice‑président américain JD Vance, du principal conseiller du président américain Jared Kushner et du Premier ministre qatari, Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani", a précisé la présidence libanaise.

L'entretien a porté sur "la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l'arrêt de l'escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard, y compris la possibilité de former une cellule à cette fin", selon la même source.

Cette cellule constituera "le premier test réel", a commenté le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.

De son côté, M. Vance a affirmé lundi que ce "mécanisme" était destiné à faire en sorte que "lorsque quelque chose se passe, cela ne se dégénère pas en escalade de plus grande ampleur".

"Nous pensons (...) que nous pouvons parvenir à une situation dans laquelle la souveraineté et l'intégrité territoriale du Liban est protégée, comme la sécurité d'Israël", a ajouté le vice-président américain à l'issue des pourparlers en Suisse.

"Cela va nécessiter une certaine coordination avec les forces armées libanaises, et aussi que les Iraniens maîtrisent le Hezbollah", a-t-il avancé.

Des affrontements meurtriers entre Israël et le Hezbollah ont eu lieu vendredi et samedi au Liban, faisant vaciller le protocole d'accord irano-américain qui prévoit la fin des hostilités sur tous les fronts.

"Nous négocions pour nous-mêmes" 

Le Liban connaît désormais une accalmie, confirmée lundi par le porte-parole du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Dimanche "a été le premier jour depuis la reprise des hostilités le 2 mars au Liban" où les Casques Bleus "n'ont pas détecté des tirs ou des interceptions", a affirmé Stéphane Dujarric, selon qui ce calme "s'est poursuivi ce (lundi) matin".

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a toutefois prévenu lundi que les soldats déployés dans le sud du Liban "disposent d'une liberté d'action totale pour neutraliser toute menace directe ou potentielle à leur encontre ou à l'encontre des habitants du nord" d'Israël.

"L'armée israélienne ne fait l'objet d'aucune restriction sur cette question", a ajouté M. Netanyahu, selon un communiqué de son bureau.

L'entente pour créer une cellule de crise, qui n'inclut pas Israël, intervient à la veille de nouvelles discussions directes à Washington entre le Liban et Israël, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques.

Il s'agira de la cinquième session depuis le début de la guerre entre le Hezbollah et Israël le 2 mars.

Le mouvement chiite a attaqué Israël pour venger la mort le 28 février du guide suprême iranien Ali Khamenei, dans l'offensive américano-israélienne. Les frappes israéliennes de représailles ont fait plus de 4.000 morts.

Une trêve, théoriquement en vigueur depuis le 17 avril, n'a jamais été respectée.

"Nous négocions pour nous-mêmes, et n'acceptons pas qu'une autre partie négocie pour nous", a insisté Joseph Aoun lundi.

"Nous accueillons toute aide venant de tout pays pour mettre fin à la guerre (...) mais il y a une grande différence entre oeuvrer à nous aider et s'ingérer dans nos affaires internes", a-t-il rappelé, dans une allusion à l'Iran, qui a longtemps exercé une forte influence au Liban à travers le Hezbollah.

Beyrouth, qui s'est employé au cours des derniers mois à dissocier les dossiers libanais et iranien, pousse en faveur de la réussite des pourparlers de Washington, auxquels s'oppose le Hezbollah, afin de mettre fin à la guerre et de déterminer l'avenir des relations entre les deux pays.