Le président égyptien Al-Sissi remercie l’Arabie saoudite et les EAU pour leur soutien

Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, intervenant lors du 10e Sommet mondial des gouvernements, lundi. (Porte-parole de la présidence égyptienne)
Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, intervenant lors du 10e Sommet mondial des gouvernements, lundi. (Porte-parole de la présidence égyptienne)
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Publié le Lundi 13 février 2023

Le président égyptien Al-Sissi remercie l’Arabie saoudite et les EAU pour leur soutien

  • Le président Al-Sissi a déclaré aux délégués que la décennie écoulée avait placé son pays face à des défis délicats et que l’Égypte continuait de traverser des périodes difficiles
  • Il a assuré que le printemps arabe ne pouvait pas se répéter, car il a fait payer un lourd tribut à l’Égypte

DUBAÏ: Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, a remercié l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis pour leur soutien continu à son pays.

Invité d'honneur du 10e Sommet mondial des gouvernements, M. Al-Sissi s’est adressé à une salle de conférence comble au Madinat Jumeirah de Dubaï lors d’une table ronde intitulée «Investir en Égypte: renforcer le secteur privé et le rôle du Fonds souverain d’Égypte».

Il a déclaré aux délégués que la décennie écoulée avait placé son pays face à des défis délicats et que l’Égypte continuait de traverser des périodes difficiles.

«Sans le soutien de nos frères émiratis et saoudiens, nous n’aurions pas pu traverser toutes ces épreuves», a-t-il souligné.

Au sujet du tremblement de terre dévastateur qui a frappé le sud de la Turquie et le nord de la Syrie la semaine dernière, M. Al-Sissi a fait l’éloge des Émirats arabes unis, qui ont déjà fourni une aide de plus de 100 millions de dollars (1 dollar = 0,93 euro).

«J’ai même demandé à Mohammed ben Zayed d’accroître son aide à la Syrie. Je ne pense pas que les citoyens émiratis seront contrariés par cela. Au contraire, ils seront fiers.» 

Par ailleurs, M Al-Sissi a exposé les problèmes auxquels son gouvernement est confronté dans les secteurs de l’électricité, de la santé et de l’éducation, ajoutant que la persévérance et la patience étaient nécessaires pour obtenir des résultats positifs.

«Le secteur de l’éducation a besoin à lui seul de 250 milliards de dollars. Je ne dispose pas de ce budget, ce qui constitue un défi en soi. L’éducation constitue un investissement à long terme pour une meilleure Égypte; c’est un droit pour mon fils, mon petit-fils et tous les enfants en Égypte. L’éducation est un investissement à long terme. Il faut quatorze ans pour en récolter les fruits.»

«J’accorde la même priorité à tous les problèmes du pays. L’Égypte a perdu espoir après 2011. Les gens pensent que lorsqu’un gouvernement tombe, il est détruit pour de bon, mais grâce à Dieu, l’Égypte a rebondi. Nous avions un problème de terrorisme — le ciblage des mosquées, des églises et des infrastructures, et même le ciblage de civils ordinaires. Maintenant que les choses se sont progressivement améliorées, nous devons nous concentrer sur l’attraction des investissements.»

Le président Al-Sissi a assuré que le printemps arabe ne pouvait pas se répéter, car il a fait payer un lourd tribut à l’Égypte. En effet, le coût pour le pays s’élève à environ 450 milliards de dollars.

Toutefois, il a affirmé que le gouvernement était désormais mieux placé pour s’engager dans des accords et des partenariats visant à améliorer la vie des civils.

«Je peux et je souhaite maintenant poursuivre un projet d’infrastructure électrique non seulement avec la Jordanie, mais aussi avec l’Arabie saoudite et l’Italie», a-t-il lancé. 

Le président a rappelé à la foule et aux dirigeants que les «liens historiques et fraternels» ne doivent pas être rompus à cause de forces extérieures provoquant des perturbations intentionnelles entre les gouvernements arabes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.

 


L’Arabie saoudite en tête du classement de sécurité publique du G20

Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
  • 97,7 % des habitants déclarent se sentir en sécurité en marchant seuls la nuit

RIYAD: L’Arabie saoudite occupe la première place parmi les pays du G20 dans l’Indice de sécurité 2025, selon les données de la base des indicateurs des Objectifs de développement durable des Nations unies, publiées lundi par l’Autorité générale des statistiques du Royaume.

Les résultats indiquent que 97,7 % de la population se sent en sécurité en marchant seule la nuit dans son quartier, selon l’Agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).

Ils montrent également que 94,9 % des femmes, 97 % des citoyens saoudiens et 97,2 % des personnes âgées de 60 à 64 ans se sentent en sécurité en marchant seules la nuit dans les zones résidentielles.

Ces résultats soulignent les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité dans l’ensemble du Royaume, a ajouté la SPA. Ils s’inscrivent dans les initiatives visant à renforcer la sécurité, la stabilité et la qualité de vie dans les secteurs économique, alimentaire, environnemental, sanitaire, social, politique, intellectuel, technologique et de cybersécurité, conformément à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

L’Autorité générale des statistiques mène ses travaux selon une méthodologie unifiée basée sur le Statistical Business Process Manual, conforme aux normes statistiques internationales.

Dans un autre rapport, l’autorité a indiqué que 75,3 % de la population saoudienne a participé à des événements ou activités culturelles en 2025, reflétant une participation croissante à la vie culturelle dans le Royaume.

Ces données ont été publiées dans le cadre de l’initiative Raqam Saudi, qui met en avant les réalisations nationales, renforce la fierté nationale et les valeurs de citoyenneté, et souligne le rôle des statistiques officielles dans le suivi des progrès vers les objectifs de Vision 2030 et du développement durable. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com