Poutine superstar: Des milliers de Russes acclament leur «leader» dans un stade à Moscou

Vladimir Poutine assiste à un concert patriotique au stade Luzhniki de Moscou, le 22 février 2023 (Photo, AFP).
Vladimir Poutine assiste à un concert patriotique au stade Luzhniki de Moscou, le 22 février 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 23 février 2023

Poutine superstar: Des milliers de Russes acclament leur «leader» dans un stade à Moscou

  • Des dizaines de milliers de personnes se sont retrouvées mercredi au stade Loujniki pour ce spectacle exaltant l'armée
  • Depuis le déclenchement de l'assaut en Ukraine, il y a un an maintenant, le gouvernement a entrepris de militariser la société

MOSCOU: Un voyage pour voir Poutine. Vladimir Ziablitski a fait le déplacement à Moscou, de sa lointaine région sibérienne, pour assister au méga concert "patriotique" organisé pour le premier anniversaire du début de la campagne militaire en Ukraine.

Comme lui, des dizaines de milliers de personnes se sont retrouvées mercredi au stade Loujniki pour ce spectacle exaltant l'armée, dénonçant le "régime ukrainien néonazi" et où l'invité surprise, mais attendu, était Vladimir Poutine.

"Le président a vraiment besoin de notre soutien en ce moment. (...) Il va dans la bonne direction", déclare Vladimir Ziablitski, qui a spécialement quitté pour l'occasion sa région de Kémérovo, à 3 000 kilomètres de la capitale.

"Nous sommes complètement solidaires avec lui et on veut que notre pays arrête cette guerre au plus vite. Et pour cela, il faut une mobilisation autour du leader national", assure à l'AFP cet entrepreneur de 59 ans.

Dans les travées du stade de 80 000 sièges, quasiment plus de places libres. Une belle journée d'hiver avec peu de nuages. Il fait -15 degrés celsius mais des gens sont présents avec leurs jeunes enfants en combinaison de ski.

Le concert commence. La foule agite des dizaines de drapeaux russes distribués gratuitement à l'entrée. Sur scène, des héros racontent leurs exploits guerriers, puis des artistes populaires, des jeunes et des anciens, enchaînent des chansons sur la guerre, tantôt romantiques, tantôt rythmées, tantôt martiales.

"C'est positif", commente Iouliana, une juriste de 47 ans. "Cette consolidation de l'unité nationale, cela rappelle la Grande guerre patriotique", du nom en Russie de la lutte contre l'Allemagne nazie, dont le culte est devenu un pilier pour le Kremlin.

«Guerre de survie»

Depuis le déclenchement de l'assaut en Ukraine, il y a un an maintenant, le gouvernement a entrepris de militariser la société, dans l'espace public, dans les écoles, via notamment l'organisation d'événements patriotiques.

Beaucoup de Russes adhérent à ce discours qui présente le conflit comme une mesure défensive, pour sauver l'unité slave et russophone, face à des autorités ukrainiennes qui seraient tombées dans les griffes des Occidentaux, selon Moscou.

"C’est une guerre de survie, une guerre visant à détruire la Russie (...). La phase décisive de cette lutte contre l'Occident a commencé", estime Ivan Tkatchev, un musicien de 47 ans accompagné de ses jeunes filles.

Pendant le spectacle, des enfants montent sur scène. Le présentateur dit que ce sont de petits Ukrainiens sauvés par un soldat russe et emmenés en sécurité en Russie au moment de la bataille de Marioupol. L'une des fillettes prend la parole et éclate en sanglots après avoir prononcé quelques mots de remerciement.

Les Russes sont accusés d'avoir enlevé des milliers d'enfants ukrainiens et de les avoir transférés en Russie. Le Kremlin assure de son côté qu'il s'agit d'adoptions légales.

Puis, après plus d'une heure d'attente dans un froid glacial, Vladimir Poutine arrive enfin, sous les cris de la foule. "Je t'avais bien dit qu'il viendrait !", hurle, euphorique, un homme à son épouse en la serrant dans ses bras.

"Aujourd'hui, la hiérarchie (militaire) m'a dit que des combats étaient en cours sur nos terres historiques, pour notre peuple", proclame le président. Un discours court, qui se termine par l'hymne russe et trois "Hourra !", le cri de guerre de l'armée.

Vladimir Poutine repart rapidement.

"Impressionnant, comme toujours", commente sobrement Andreï Moisseïev, un étudiant de 18 ans, au sujet du président, qu'il a vu en vrai pour la première fois.

"C'est super pour attiser l'esprit patriotique, cela nous montre la direction à prendre et on y va ensemble", poursuit le jeune homme au nez rougi par le froid. Il le jure, s'il est mobilisé pour aller combattre en Ukraine, il partira.


Des frappes en Iran sont toujours une option pour Trump, selon la Maison Blanche

Donald Trump envisage des frappes aériennes en Iran pour mettre fin à la répression des manifestations qui secouent la République islamique depuis le 28 décembre, a affirmé lundi la Maison Blanche, ajoutant toutefois qu'une voie diplomatique restait ouverte. (AFP)
Donald Trump envisage des frappes aériennes en Iran pour mettre fin à la répression des manifestations qui secouent la République islamique depuis le 28 décembre, a affirmé lundi la Maison Blanche, ajoutant toutefois qu'une voie diplomatique restait ouverte. (AFP)
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  • La répression des manifestations en Iran a fait plus de 600 morts depuis le début de la contestation selon une ONG
  • "Une chose dans laquelle le président Trump excelle est de garder toutes les options sur la table. Et les frappes aériennes sont l'une des très nombreuses options qui s'offrent au commandant en chef"

WASHNIGTON: Donald Trump envisage des frappes aériennes en Iran pour mettre fin à la répression des manifestations qui secouent la République islamique depuis le 28 décembre, a affirmé lundi la Maison Blanche, ajoutant toutefois qu'une voie diplomatique restait ouverte.

La répression des manifestations en Iran a fait plus de 600 morts depuis le début de la contestation selon une ONG, la République islamique faisant face à l'un de ses plus importants mouvements de contestation depuis sa proclamation en 1979.

"Une chose dans laquelle le président Trump excelle est de garder toutes les options sur la table. Et les frappes aériennes sont l'une des très nombreuses options qui s'offrent au commandant en chef", a affirmé à la presse la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.

Toutefois, elle a assuré que "la diplomatie (était) toujours la première option pour le président".

Selon elle, une voie diplomatique reste ouverte avec l'Iran, le pouvoir adoptant un "ton très différent" lors de discussions privées avec l'émissaire américain, Steve Witkoff.

"Ce que vous entendez de la part du régime iranien est très différent des messages que l'administration (américaine) reçoit en privé, et je pense que le président veut examiner ces messages", a-t-elle ajouté.

Donald Trump "ne souhaite pas voir des gens se faire tuer dans les rues de Téhéran, et malheureusement, c'est ce à quoi nous assistons actuellement", a également assuré Karoline Leavitt.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a lui déclaré lundi qu'un canal de communication était "ouvert" entre l'Iran et Steve Witkoff, malgré l'absence de relations diplomatiques entre les deux pays ennemis.

Le pouvoir cherche à présent à reprendre la main en faisant descendre dans les rues des milliers de ses partisans, après avoir imposé une coupure totale d'internet depuis le 8 janvier.

Le président américain avait annoncé dimanche qu'une réunion avec des responsables iraniens était "en cours de préparation", sans toutefois écarter l'option militaire. "Nous pourrions devoir agir avant une rencontre", avait-il avancé, en ajoutant que l'armée américaine étudiait des "options très fortes".

 


Partez maintenant! le message des États-Unis à leurs ressortissants en Iran

Cette image, prise le 6 janvier 2026 à partir d'images UGC publiées le même jour sur les réseaux sociaux, montre les forces de sécurité iraniennes utilisant des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants au bazar de Téhéran. (Fichier/AFP)
Cette image, prise le 6 janvier 2026 à partir d'images UGC publiées le même jour sur les réseaux sociaux, montre les forces de sécurité iraniennes utilisant des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants au bazar de Téhéran. (Fichier/AFP)
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  • L'Iran ne reconnaissant pas la double nationalité et traitant les citoyens américains et iraniens ayant une double nationalité uniquement comme des ressortissants iraniens, le fait de montrer des liens avec les États-Unis pourrait conduire à la détention
  • Il a été conseillé aux citoyens américains de quitter le pays par voie terrestre, notamment via l'Arménie ou la Turquie, s'ils peuvent le faire en toute sécurité

DUBAI: L'aide à l'alerte qui montre des liens avec les États-Unis peut conduire à la détention.
Les États-Unis ont demandé à leurs ressortissants en Iran de quitter le pays immédiatement, dans un contexte d'escalade des troubles.

"Quittez l'Iran maintenant", a déclaré l'ambassade virtuelle de Téhéran, gérée par le département d'État, dans une alerte de sécurité diffusée lundi, invitant les Américains à planifier leur départ sans l'aide du gouvernement américain.

L'alerte fait état d'une escalade des manifestations, d'un risque de violence, d'arrestations, de perturbations de l'Internet et d'un renforcement des mesures de sécurité.

L'Iran ne reconnaissant pas la double nationalité et traitant les citoyens américains et iraniens ayant une double nationalité uniquement comme des ressortissants iraniens, le fait de montrer des liens avec les États-Unis pourrait conduire à la détention.

Il a été conseillé aux citoyens américains de quitter le pays par voie terrestre, notamment via l'Arménie ou la Turquie, s'ils peuvent le faire en toute sécurité. Ceux qui ne sont pas en mesure de partir ont été invités à rester dans des lieux sûrs, à éviter les manifestations, à faire profil bas et à s'assurer un accès à la nourriture, à l'eau et aux médicaments.

Les États-Unis n'ont pas de relations diplomatiques ou consulaires avec l'Iran. L'ambassade de Suisse à Téhéran joue le rôle de puissance protectrice des États-Unis en cas d'urgence.


Léon XIV a reçu l'opposante vénézuélienne Maria Corina Machado

Le pape Léon XIV a reçu lundi en audience privée la cheffe de l'opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix 2025, Maria Corina Machado, indique un bref communiqué du Vatican. (AFP)
Le pape Léon XIV a reçu lundi en audience privée la cheffe de l'opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix 2025, Maria Corina Machado, indique un bref communiqué du Vatican. (AFP)
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  • Le Saint-Siège a maintenu un délicat équilibre diplomatique avec le Venezuela ces deniers mois, soutenant la protection des droits humains tout en privilégiant une approche prudente et discrète
  • En décembre, les autorités vénézuéliennes avaient confisqué le passeport du cardinal Baltazar Porras Cardozo, archevêque émérite de Caracas, illustrant la pression croissante sur l'Eglise dans le pays d'Amérique latine

CITE DU VATICAN: Le pape Léon XIV a reçu lundi en audience privée la cheffe de l'opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix 2025, Maria Corina Machado, indique un bref communiqué du Vatican.

Cette audience - qui n'avait pas été annoncée - intervient peu avant le déplacement de l'opposante vénézuélienne à Washington cette semaine, où elle doit rencontrer le président américain Donald Trump.

Ce dernier avait estimé après la capture de Nicolas Maduro par les Américains que Maria Corina Machado, qui avait quitté clandestinement le Venezuela en décembre, n'était pas qualifiée pour prendre les commandes du pays.

Sollicité par l'AFP, le Vatican n'a fourni aucun détail sur la rencontre, le nom de l'opposante vénézuélienne se trouvant simplement sur la liste des personnes reçues par le pape dans la matinée.

Le Saint-Siège a maintenu un délicat équilibre diplomatique avec le Venezuela ces deniers mois, soutenant la protection des droits humains tout en privilégiant une approche prudente et discrète.

En décembre, les autorités vénézuéliennes avaient confisqué le passeport du cardinal Baltazar Porras Cardozo, archevêque émérite de Caracas, illustrant la pression croissante sur l'Eglise dans le pays d'Amérique latine.

Cette rencontre intervient moins d'une semaine après un entretien téléphonique entre le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio et le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'État du Saint-Siège, lors duquel ils ont évoqué la situation au Venezuela selon la Maison Blanche.

Vendredi, lors d'un discours devant le corps diplomatique, le pape américain avait de nouveau appelé "à respecter la volonté du peuple vénézuélien et à s'engager en faveur de la protection des droits humains et civils de chacun".

Il a également fait part de sa "vive inquiétude" quant à "l'aggravation des tensions dans la mer des Caraïbes et le long des côtes américaines du Pacifique".