Séisme: le chef de la diplomatie égyptienne à Damas pour une visite «humanitaire»

Le ministre syrien des Affaires étrangères Faisal Mikdad reçoit Sameh Shoukry, ministre égyptien des Affaires étrangères, à Damas. (Twitter/@MfaEgypt)
Le ministre syrien des Affaires étrangères Faisal Mikdad reçoit Sameh Shoukry, ministre égyptien des Affaires étrangères, à Damas. (Twitter/@MfaEgypt)
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Publié le Lundi 27 février 2023

Séisme: le chef de la diplomatie égyptienne à Damas pour une visite «humanitaire»

  • M. Choukri est arrivé en Syrie lundi dans la première visite d'un ministre égyptien des Affaires étrangères depuis plus de dix ans
  • Il doit également se rendre en Turquie voisine, après des années de froid diplomatique entre le Caire et ces deux pays

DAMAS : Le chef de la diplomatie égyptienne, Sameh Choukri, a affirmé lundi à Damas la solidarité de son pays avec le peuple syrien après le séisme qui a frappé le pays, précisant que l'objectif de sa visite était avant tout "humanitaire".

M. Choukri est arrivé en Syrie lundi dans la première visite d'un ministre égyptien des Affaires étrangères depuis plus de dix ans. Il doit également se rendre en Turquie voisine, après des années de froid diplomatique entre le Caire et ces deux pays.

Le séisme du 6 février, dont l'épicentre était en Turquie et qui a tué environ 46 000 personnes, a consacré le réchauffement des relations entre le président syrien Bachar al-Assad et certains pays arabes.

M. Choukri a indiqué avoir transmis au président syrien un message de son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi exprimant sa "volonté de continuer à fournir tout le soutien possible face aux conséquences du séisme".

"Le but de cette visite est avant tout humanitaire, pour transmettre la solidarité des dirigeants, du gouvernement avec le peuple égyptien au peuple syrien", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue Fayçal al-Mokdad.

M. Assad, qui a reçu le ministre égyptien, a de son côté remercié, selon un communiqué de la présidence syrienne, l'Egypte pour son "aide visant à soutenir les efforts du gouvernement syrien pour secourir les personnes touchées par le séisme".

Il a souligné que son pays "attache une grande importance aux relations qu'il entretient avec

l'Egypte".

Au lendemain du séisme, M. al-Sissi, avait déjà appelé M. Assad, une conversation inédite entre les deux chefs d'Etat.

Le Caire a envoyé par ailleurs trois avions et deux bateaux chargés d'aide humanitaire en Syrie.

M. Assad a été diplomatiquement isolé, notamment de la scène arabe -- la Syrie est toujours suspendue à la Ligue arabe qui siège au Caire -- depuis le début de la répression d'un soulèvement populaire né en 2011 et qui a dégénéré en guerre civile.

Mais depuis le séisme du 6 février, des pays arabes ont repris contact et envoyé de l'aide à Damas, qui commence à sortir de son isolement diplomatique.

Dimanche, une délégation de chefs de parlements arabes a été accueillie par M. Assad.

Parmi eux se trouvait le président du Parlement égyptien, Hanafy El-Gabaly, qualifié alors par la presse d'Etat égyptienne de "plus haut dirigeant égyptien reçu à Damas" depuis plus d'une décennie.

Les relations n'ont cependant jamais été totalement rompues entre les deux pays. Le plus haut responsable des services de sécurité syriens, le général Ali Mamlouk, avait effectué en 2016 au Caire sa première visite rendue publique à l'étranger depuis le début de la guerre en Syrie en 2011.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.