Les forces israéliennes effectuent des raids dans les villes et arrêtent des Palestiniens

Les forces israéliennes ont continué à renforcer les mesures aux points de contrôle militaires près de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie (Photo, Reuters/Archives).
Les forces israéliennes ont continué à renforcer les mesures aux points de contrôle militaires près de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie (Photo, Reuters/Archives).
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Publié le Dimanche 23 avril 2023

Les forces israéliennes effectuent des raids dans les villes et arrêtent des Palestiniens

  • De violents affrontements ont éclaté entre de jeunes Palestiniens et des gardes-frontières israéliens samedi
  • Les observateurs palestiniens s'attendent à une escalade de la tension et de la violence après l'Aïd

RAMALLAH: Malgré les célébrations de l'Aïd Al-Fitr, les forces militaires israéliennes ont continué à prendre d'assaut des villes palestiniennes et à arrêter des personnes dans de nombreuses parties de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est au cours de violentes confrontations samedi.

Les observateurs palestiniens s'attendent à une escalade de la tension et de la violence après l'Aïd qui a commencé vendredi et se poursuit jusqu'à dimanche.

De violents affrontements ont éclaté entre de jeunes Palestiniens et des gardes-frontières israéliens samedi, après que ces derniers ont pris d'assaut le camp de réfugiés de Shuafat, au nord de Jérusalem. Les soldats ont tiré des balles en métal recouvertes de caoutchouc, des grenades assourdissantes et des gaz lacrymogènes. Aucun blessé n'a été signalé.

Les forces israéliennes ont continué à renforcer les mesures aux points de contrôle militaires près de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie. Les 150 000 habitants de la ville ont été soumis à des fouilles de véhicules et à des contrôles d'identité.

À Beit Rima, au nord-ouest de Ramallah, l'armée israélienne a arrêté un homme de 22 ans après un raid à l'aube sur la maison familiale. Des affrontements ont éclaté mais aucun blessé n'a été signalé.

Dans la ville de Yatta, au sud d'Hébron, des colons israéliens — sous la protection des forces israéliennes — ont détruit des récoltes palestiniennes samedi.

Ratib al-Jubour, coordinateur des comités populaires de résistance contre le mur et les colonies dans le sud d'Hébron, a révélé que les colons avaient lâché leur bétail dans les champs des agriculteurs à Masafer Yatta, ce qui a entraîné la destruction des récoltes appartenant à la famille Al-Zuwaidin. Une bagarre a éclaté entre les propriétaires non armés des terres qui tentaient d'enlever le bétail et les colons armés, mais l'armée israélienne est venue à la rescousse des colons.

Par ailleurs, le prisonnier palestinien Khader Adnan, 44 ans, originaire de la ville d'Arraba, au sud de Jénine, a poursuivi sa grève de la faim pour le 77e jour consécutif. Il est détenu à la clinique de la prison de Ramla.

Le Club des prisonniers a publié une déclaration indiquant qu'Adnan est dangereusement malade et qu'il pourrait mourir. Adnan a refusé toute assistance médicale et a entamé une grève de la faim depuis son arrestation le 5 février, après que les forces israéliennes ont pris d'assaut sa maison à Arraba, près de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie.

Adnan a déjà passé près de huit ans en prison. Il a été arrêté 12 fois et a organisé six grèves de la faim. La grève actuelle est la plus longue.

Selon des sources palestiniennes, les forces de sécurité israéliennes ont pris d'assaut la chapelle Al-Rahma de la mosquée Al-Aqsa, coupant l'électricité et endommageant les portes.

Ismat Nassour, un expert palestinien des affaires israéliennes, a déclaré à Arab News que les efforts de paix palestino-israéliens déployés par les États-Unis, la Jordanie et l'Égypte reposaient sur la condition que l'armée israélienne cesse ses incursions dans les villes palestiniennes de Cisjordanie pendant le mois de Ramadan.

Il a signalé qu'il s'attendait à ce que l'armée israélienne reprenne ses opérations militaires en Cisjordanie, en recommençant les arrestations et les démolitions de maisons et en ajoutant de nouveaux points de contrôle militaires. Il a mentionné que l'armée israélienne avait déployé trois bataillons supplémentaires en Cisjordanie vendredi en prévision d'une flambée de violence dans cette région.

Compte tenu de la faiblesse politique du gouvernement israélien, une escalade était impérative pour obtenir le soutien de l'opinion publique, a indiqué Mansour.

Il a ajouté qu'il s'attendait également à une escalade à Jérusalem-Est et dans la zone de la mosquée Al-Aqsa, soulignant que les provocations israéliennes susciteraient de violentes réactions palestiniennes, ce qui maintiendrait la situation en ébullition.

Mansour a souligné que la Cisjordanie était le seul endroit où Israël pouvait remporter une sorte de victoire en améliorant son image publique en Israël. Le gouvernement israélien craint une escalade avec le Hamas qui contrôle la bande de Gaza et le Hezbollah dans le sud du Liban ou l'Iran, a-t-il précisé.

Pendant ce temps, Ahmed Ghunaim, un éminent dirigeant du mouvement Fatah de Jérusalem-Est, a déclaré à Arab News: «Tout indique que le gouvernement israélien tente de résoudre sa crise interne en l'exportant du côté palestinien afin que la violence ne tarde pas à resurgir.»

«Les Israéliens ont essayé de diaboliser le mois du Ramadan pour justifier l'escalade de la violence, mais la principale raison de la violence est l'occupation israélienne et non le mois du Ramadan», a-t-il soutenu.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le cortège funèbre de Khamenei débute sa traversée de Téhéran

Le cortège funèbre de l'ayatollah Ali Khamenei s'est mis en route lundi matin dans les rues de Téhéran, selon la télévision d'Etat, au troisième jour d'obsèques nationales conçues comme une démonstration de force et d'unité par le pouvoir iranien. (AFP)
Le cortège funèbre de l'ayatollah Ali Khamenei s'est mis en route lundi matin dans les rues de Téhéran, selon la télévision d'Etat, au troisième jour d'obsèques nationales conçues comme une démonstration de force et d'unité par le pouvoir iranien. (AFP)
  • Le cercueil avait été exposé pendant deux jours à la Grande Mosalla, un site religieux et politique de la capitale
  • La procession doit durer de 10 à 12 heures et passer, entre autres, par l'emblématique rue Enghelab (révolution), selon les autorités, qui attendent des millions de personnes

TEHERAN: Le cortège funèbre de l'ayatollah Ali Khamenei s'est mis en route lundi matin dans les rues de Téhéran, selon la télévision d'Etat, au troisième jour d'obsèques nationales conçues comme une démonstration de force et d'unité par le pouvoir iranien.

Le cercueil avait été exposé pendant deux jours à la Grande Mosalla, un site religieux et politique de la capitale, où des Iraniens ont afflué pour dire adieu au dirigeant tué dans des bombardements israélo-américains le 28 février.

La procession doit durer de 10 à 12 heures et passer, entre autres, par l'emblématique rue Enghelab (révolution), selon les autorités, qui attendent des millions de personnes.

"Nous demandons à la population de se rendre pacifiquement sur la place Azadi" (liberté), où est attendu le cortège, a déclaré le général Hassan Hassanzadeh, selon la télévision d'Etat.

Des photos prises par l'AFP lundi matin montrent des centaines de personnes, pour beaucoup vêtues de noir, certaines brandissant des drapeaux iraniens ou des portraits du défunt guide suprême. Une personne tient une pancarte indiquant "A bas les Etats-Unis" et une autre montrant le président américain Donald Trump recouvert d'une cible.

Des personnes rassemblées sur la place de l'imam Hussein, dans l'est de la capitale, "ont symboliquement pendu Trump", a rapporté la télévision d'Etat, en partageant une vidéo sur laquelle figure un mannequin pendu à un gibet de fortune.

Il n'a pas été précisé si les participants au cortège pourraient s'approcher du cercueil de Khamenei, qui avait été tenu à distance du public à la Mosalla par de grands murs de béton pour éviter les bousculades.

Le 6 juin 1989, une foule en transe avait pris d'assaut le cortège funéraire du précédent guide suprême Rouhollah Khomeini, fondateur de la République islamique: le linceul avait été déchiré et le corps était tombé à terre.

C'est finalement par hélicoptère que le corps avait été transféré pour être inhumé dans un cimetière près de Téhéran, avec plusieurs heures de retard.

Selon l'agence iranienne officielle Irna, pas moins de 10 millions de personnes avaient afflué et les mouvements de foule avaient fait plus de dix morts et plus de 10.000 blessés.

Jours fériés 

Les funérailles d'Ali Khamenei, qui avait le dernier mot sur les grandes orientations de l'Etat et qui a été tué au premier jour de la guerre avec Israël et les Etats-Unis, ont officiellement débuté samedi.

Pendant deux jours, une foule d'Iraniens s'est pressée dans l'enceinte de la Grande Mosalla pour apercevoir le cercueil aux couleurs du drapeau iranien.

A ses côtés étaient disposés ceux de ses proches tués avec lui: une de ses filles, un gendre, une belle-fille et une petite-fille, âgée de 14 mois selon les autorités.

Selon des images de la télévision d'Etat, trois fils d'Ali Khamenei - Massoud, Mostafa et Meysam - sont venus à la Mosalla, avec nombre de dirigeants iraniens, mais pas Mojtaba, qui lui a succédé à la fonction de guide suprême.

Blessé dans les bombardements qui ont tué son père, le dirigeant de 56 ans n'a pas été vu en public et ne s'exprime que via des communiqués qui lui sont attribués.

Dimanche et lundi ont été déclarés jours fériés pour permettre aux Iraniens de participer aux cérémonies, alors que les autorités affirment attendre au total entre 15 et 20 millions de personnes rien qu'à Téhéran, capitale qui compte à elle seule plus de 10 millions d'habitants.

Après la procession, le cercueil doit faire escale à Qom puis dans des sanctuaires en Irak, où vit une importante communauté chiite.

L'inhumation aura lieu jeudi dans la ville sainte de Machhad (nord-est de l'Iran), dont Ali Khamenei, était originaire.

Initialement prévues en mars, les funérailles avaient été reportées en raison de la guerre.

Les dirigeants iraniens les ont conçues comme une démonstration de force, en pleines discussions avec Washington après la signature le mois dernier d'un accord-cadre pour parvenir à un règlement durable du conflit.

Le chef de l'armée, Amir Hatami, a déclaré dimanche à la télévision d'Etat qu'il avait juré à Mojtaba Khamenei de ne pas "lâcher le col de ceux qui ont tué" son père, qui a présidé aux destinées du pays pendant plus de trois décennies, jusqu'à sa mort à 86 ans.


Toute tentative des Houthis de cibler le Royaume se heurtera à une riposte d'une force sans précédent, affirme la coalition

Un soldat fidèle aux forces de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite monte la garde près de navires amarrés dans le port méridional d’Aden, au Yémen. (AFP/Archives)
Un soldat fidèle aux forces de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite monte la garde près de navires amarrés dans le port méridional d’Aden, au Yémen. (AFP/Archives)
  • Les menaces des Houthis visent à « détourner l’attention » des violations commises contre le peuple yéménite, affirme Al-Maliki, porte-parole de la coalition

RIYAD : Toute tentative des rebelles houthis du Yémen de cibler le Royaume se heurtera à une réponse marquée par une « détermination et une force sans précédent », a déclaré la coalition dirigée par l’Arabie saoudite tôt samedi dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux et relayé par l’Agence de presse saoudienne.

« Les déclarations des Houthis contre le Royaume hier ne sont qu’une tentative de détourner l’attention de leurs graves violations à l’encontre du peuple frère du Yémen », a déclaré le général de division Turki Al-Maliki, porte-parole de la coalition.

Il a qualifié les dernières menaces de la milice de tentatives visant à porter atteinte à la sécurité régionale et internationale.

« La coalition répondra avec une détermination et une force sans précédent à toute tentative de cibler le Royaume, ses citoyens, ses résidents et ses infrastructures nationales, ou à toute atteinte à la souveraineté de la République sœur du Yémen, conformément au droit international humanitaire coutumier », a-t-il déclaré.

Le groupe soutenu par l’Iran a menacé vendredi de prendre pour cible « les aéroports saoudiens ainsi que les intérêts vitaux sur terre et en mer », selon son porte-parole militaire.

Al-Maliki a accusé les Houthis d’être responsables des souffrances du peuple yéménite.

« Ils cherchent à exporter les catastrophes économiques et les souffrances qu’ils ont eux-mêmes provoquées au Yémen, tout en tentant de masquer le rejet auquel ils sont confrontés de la part des composantes tribales et sociales yéménites, en reportant ces tensions sur leur environnement régional et les pays voisins. »

Connue officiellement sous le nom de Coalition pour le rétablissement de la légitimité au Yémen, la coalition dirigée par l’Arabie saoudite affirme œuvrer au rétablissement du gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale, après la prise de la capitale, Sanaa, par les Houthis en 2014.

Le groupe, qui a reçu des armes de Téhéran, contrôle depuis lors la capitale ainsi que de vastes régions du pays.

« Le Royaume, avec la coalition et ses partenaires internationaux, a lancé des initiatives et des efforts visant à atténuer les souffrances du peuple yéménite causées par le coup d’État de la milice houthie », a déclaré Al-Maliki. « Ces efforts comprennent également la recherche d’une solution à la crise yéménite à travers une feuille de route approuvée par le gouvernement légitime du Yémen, mais rejetée par les Houthis, qui ont en outre refusé les initiatives en faveur d’une paix durable et attaqué les voies de communication maritimes ainsi que le commerce international dans le sud de la mer Rouge et le détroit de Bab el-Mandeb. »

Al-Maliki a ajouté : « Ces actions ont exposé les capacités et les infrastructures du peuple yéménite à des attaques et à des destructions massives dans les ports de Hodeïda, Ras Issa et Salif, ainsi qu’à l’aéroport international de Sanaa, aux centrales électriques, aux installations industrielles et à d’autres composantes économiques majeures appartenant au peuple yéménite. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le président libanais affirme qu'il ne cèdera «pas un pouce» du territoire à Israël

 Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire". (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire". (AFP)
  • Ces négociations directes ne sont pas "une trahison, mais une guerre diplomatique, sans effusion de sang inutile", a insisté Joseph Aoun
  • Le chef de l'Etat a ajouté que le Liban avait décidé d'engager des pourparlers "pour garantir le retrait israélien de son territoire"

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire".

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait déclaré la veille que l'armée israélienne resterait "pour une durée indéterminée" dans ce qu'elle qualifie de "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Le Liban a signé le 26 juin sous l'égide de Washington un accord-cadre avec Israël en vue de parvenir à une "paix durable", un texte violemment contesté par le Hezbollah pro-iranien.

Ces négociations directes ne sont pas "une trahison, mais une guerre diplomatique, sans effusion de sang inutile", a insisté Joseph Aoun, alors que la nouvelle guerre entre Israël et le Hezbollah a fait depuis le 2 mars plus de 4.200 morts au Liban, selon les autorités.

Le chef de l'Etat a ajouté que le Liban avait décidé d'engager des pourparlers "pour garantir le retrait israélien de son territoire".

"Nous ne cèderons pas un seul pouce du territoire libanais", a-t-il assuré.

L'accord-cadre prévoit que l'armée libanaise rétablisse son autorité dans le sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah, à commencer par des "zones pilotes" dont se retirerait l'armée israélienne, mais il ne fixe pas de calendrier.

Le processus doit être détaillé dans une annexe de sécurité, dont le contenu n'a pas été rendu public.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que persisterait la menace du Hezbollah.