Procès de quatre néonazis: Mélenchon veut se constituer partie civile

Jean-Luc Mélenchon a annoncé jeudi vouloir se constituer partie civile au procès, en juin, devant la cour d'assises spéciale des mineurs de quatre hommes soupçonnés entre 2017 et 2018 d'avoir préparé des projets terroristes (Photo, AFP).
Jean-Luc Mélenchon a annoncé jeudi vouloir se constituer partie civile au procès, en juin, devant la cour d'assises spéciale des mineurs de quatre hommes soupçonnés entre 2017 et 2018 d'avoir préparé des projets terroristes (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 12 mai 2023

Procès de quatre néonazis: Mélenchon veut se constituer partie civile

  • «Je me constitue partie civile pour connaître le projet d'assassinat de l'extrême droite contre moi», a tweeté l'ancien candidat à la présidentielle
  • La France insoumise a indiqué qu'elle «déplorait l'absence d'informations de la part de la justice, de la police et du gouvernement concernant cette affaire»

PARIS: Jean-Luc Mélenchon a annoncé jeudi vouloir se constituer partie civile au procès, en juin, devant la cour d'assises spéciale des mineurs de quatre hommes soupçonnés entre 2017 et 2018 d'avoir préparé des projets terroristes, notamment selon l'un des protagonistes visant les meetings de l'insoumis.

Selon l'ordonnance de mise en accusation dont l'AFP a eu connaissance, signée en mai 2022 mais révélée mercredi par Politis, le groupe adhérait "aux idées véhiculées par l'extrême droite néonazie".

Ils avaient aussi participé à un forum de discussion privé nommé "projet WaffenKraft", créé par l'un des protagonistes, mineur de 17 ans.

D'après les juges, son objectif était "clairement, au-delà des échanges sur l'idéologie, de préparer des actions qui avaient très rapidement dérivé vers l'élaboration de projets terroristes sous l'impulsion d'Alexandre Gilet", âgé de 22 ans à son interpellation en 2018, et qualifié de "plus radical et plus motivé".

Parmi les "cibles et dates précises" évoquées par Alexandre Gilet figuraient, selon les déclarations au cours de l'enquête un des protagonistes, "des meetings de Jean-Luc Mélenchon (avec un projet assez précis de tir de sniper dissimulé dans un coffre de voiture)".

"Ces déclarations sont contestées ou non confirmées par tous les autres mis en examen et aucune recherche sur M. Mélenchon n'a été retrouvée dans les supports de M. Gilet, contrairement à un certain nombre d'autres cibles", a tempéré une source proche du dossier.

"Je me constitue partie civile pour connaître le projet d'assassinat de l'extrême droite contre moi", a tweeté l'ancien candidat à la présidentielle. "Pourquoi m'avoir laissé une fois de plus sans alerte ? Jusqu'à quel point un projet d'assassinat ne concerne pas sa cible ? Ça suffit".

La France insoumise a indiqué dans un communiqué qu'elle "déplorait l'absence d'informations de la part de la justice, de la police et du gouvernement concernant cette affaire."

"Aucune mesure de précaution n'est possible dans ces conditions. Cela peut être un encouragement pour passer à l'acte. Nous demandons des explications au ministre de l'Intérieur", a ajouté LFI.

Le renvoi devant la cour d'assises des mineurs spéciale ayant déjà été prononcé, Jean-Luc Mélenchon devra attendre le début du procès en juin pour faire sa demande de constitution de partie civile.

L'enquête a révélé qu'Alexandre Gilet avait à son domicile des kalachnikovs, des munitions, un équipement de laboratoire et des produits précurseurs d'explosifs (TATP). Et qu'il s'entraînait à leur maniement.

"À la manière des tueurs de masse de l'ultra-droite", Alexandre Gilet a rédigé "un manifeste de passage à l'acte terroriste, détaillant notamment des fusillades ou des actions au camion-bélier". Il a aussi effectué "des recherches" "sur ce qui s'apparentait à des cibles" : mosquées, institutions juives ou quartiers à fortes communautés étrangères, détaille l'ordonnance de mise en accusation.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.

 


Macron se rendra au Vatican les 9 et 10 avril pour rencontrer Léon XIV

Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
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  • Les discussions porteront sur les défis liés à l’actualité internationale, en présence de Brigitte Macron

PARIS: Emmanuel Macron se rendra les 9 et 10 avril au Vatican où il rencontrera pour la première fois le pape Léon XIV, a annoncé mercredi la présidence française.

Le chef de l'Etat, accompagné de son épouse Brigitte, abordera notamment "les défis soulevés par l'actualité internationale", a souligné la présidence française.