Tunisie: manifestation contre la «mainmise» du pouvoir sur la justice

Des juges et des avocats tunisiens se rassemblent lors d'une manifestation appelant les autorités à l'indépendance du système judiciaire, à Tunis, le 1er juin 2023. (AFP)
Des juges et des avocats tunisiens se rassemblent lors d'une manifestation appelant les autorités à l'indépendance du système judiciaire, à Tunis, le 1er juin 2023. (AFP)
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Publié le Jeudi 01 juin 2023

Tunisie: manifestation contre la «mainmise» du pouvoir sur la justice

  • Le 1er juin 2022, M. Saied avait révoqué 57 magistrats par décret présidentiel, les accusant de corruption et d'entrave à plusieurs enquêtes
  • «Le peuple veut des magistrats et non des esclaves», ont scandé les manifestants, rassemblés devant le Palais de justice, sous le contrôle étroit de policiers en civil

TUNIS: Des dizaines de magistrats, avocats et militants de la société civile ont protesté jeudi à Tunis contre la révocation il y a un an par le président Kais Saied de plus de 50 juges, dénonçant la "mainmise" du pouvoir sur la justice.

"Le peuple veut des magistrats et non des esclaves", "la magistrature est un pouvoir et non pas une fonction", ont scandé les manifestants, rassemblés devant le Palais de justice, sous le contrôle étroit de policiers en civil.

Le 1er juin 2022, M. Saied avait révoqué 57 magistrats par décret présidentiel, les accusant de corruption et d'entrave à plusieurs enquêtes.

En août, la justice administrative a suspendu la révocation de 49 magistrats et décidé qu'ils pouvaient reprendre leur travail. Mais depuis, ils n'ont pas pu réintégrer leurs postes, leurs salaires n'ont pas été versés et ils ont été privés de couverture sociale.

"Malgré cette décision définitive de la justice, le président et la ministre de la Justice refusent d'appliquer la loi, ce qui représente un crime", déplore auprès de l'AFP le porte-parole du comité de défense des magistrats révoqués, l'avocat Hammami Ayachi.

Selon Me Ayachi, opposant virulent sous le régime autoritaire du président déchu Zine El Abidine Ben Ali, 37 plaintes ont été déposées depuis janvier contre la ministre de la Justice Leila Jaffel pour "violation de la loi".

Le président Saied "intimide les magistrats par ses déclarations, exprimant sa position sur plusieurs affaires politiques et juridiques", accuse-t-il. "Il y a des magistrats qui ont peur d'être révoqués eux aussi s'ils n'appliquent pas les ordres."

"Nous sommes punis par le pouvoir parce que nous avons refusé son ordre d'émettre des mandats d'arrêt contre des personnalités politiques", a affirmé Hamadi Rahmani, l'un des magistrats révoqués, en dénonçant "la mainmise du pouvoir sur la magistrature et des tentatives d'intimidation des juges".

Début 2022, quelques mois après s'être emparé le 25 juillet 2021 des pleins pouvoirs, M. Saied avait dissous le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) pour le remplacer par un conseil provisoire dont il a nommé les membres.

Selon la nouvelle Constitution qu'il a fait promulguer pendant l'été 2022, le président désigne les magistrats sur proposition du CSM dont c'était auparavant la prérogative.


Iran: les Gardiens de la Révolution disent avoir détruit en Jordanie des équipements militaires américains

La forteresse d'Aqaba s'illumine en rouge pour célébrer la semaine de l'inclusion en Jordanie, à Amman, le 20 juillet 2026. (Photo : George SAIF / Special Olympics / FACTSTORY)
La forteresse d'Aqaba s'illumine en rouge pour célébrer la semaine de l'inclusion en Jordanie, à Amman, le 20 juillet 2026. (Photo : George SAIF / Special Olympics / FACTSTORY)
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  • Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont affirmé jeudi avoir détruit en Jordanie un radar américain du système antimissile THAAD
  • Les Gardiens font également état de la destruction d'un système Patriot

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont affirmé jeudi avoir détruit en Jordanie un radar américain du système antimissile THAAD, en représailles aux frappes des Etats-Unis contre l'Iran.

Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, les Gardiens font également état de la destruction d'un système Patriot, conçu pour intercepter les projectiles balistiques, ainsi que de l'incendie d'un hangar présenté comme servant à la maintenance d'hélicoptères.

 

 


L'armée iranienne revendique des frappes au Koweït contre des sites militaires américains

L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis. (AFP)
L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis. (AFP)
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  • L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis
  • Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, l'armée iranienne a indiqué avoir ciblé au moyen de drones "les dépôts de munitions et de logistique de l'armée américaine à camp Doha"

TEHERAN: L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis.

Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, l'armée iranienne a indiqué avoir ciblé au moyen de drones "les dépôts de munitions et de logistique de l'armée américaine à camp Doha, les réservoirs de carburant de la base Ali al-Salem, ainsi que le dépôt de munitions du camp Arifjan", tous situés au Koweït.

 

 

 

 

 

 


Un navire saoudien visé en mer Rouge, l’équipage est sain et sauf

Les Houthis ont menacé d’imposer un blocus aux pétroliers saoudiens en mer Rouge. (AFP/Archives)
Les Houthis ont menacé d’imposer un blocus aux pétroliers saoudiens en mer Rouge. (AFP/Archives)
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  • Les autorités ont pris des mesures pour sécuriser le navire

RIYAD : Une attaque contre le navire saoudien ENCELIA en mer Rouge a provoqué un incendie, a rapporté Al Ekhbariya tôt jeudi, précisant qu'aucun membre de l’équipage n’a été blessé.

« Les autorités compétentes ont pris toutes les mesures nécessaires pour sécuriser le navire, assurer la sécurité de son équipage et protéger l’environnement marin », indique le média, citant un responsable de l’Autorité générale saoudienne des transports.

Le responsable a ajouté : « De telles attaques constituent une violation du droit international et des normes établies garantissant la sécurité de la navigation commerciale et de ses équipages. »

Une source officielle au sein de l’Autorité générale des transports (TGA) a confirmé que le navire appartenait à l’Arabie saoudite et que tous les membres de l’équipage étaient sains et saufs.

Plus tôt, l’organisme britannique de surveillance de la sécurité maritime UKMTO avait indiqué qu’un pétrolier avait signalé avoir été touché par un projectile à environ 70 milles nautiques au sud-ouest d’Al-Shuqaiq, sur la côte ouest de l’Arabie saoudite.

Les rebelles houthis du Yémen ont déclaré imposer un blocus naval au Royaume, une initiative largement critiquée par les États de la région.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com