Audiovisuel public: Le Sénat vote en faveur de la création d'une holding

Le président français alors candidat à la réélection Emmanuel Macron répond à la journaliste franco-libanaise Lea Salame (L) et au journaliste français Nicolas Demorand (C) lors de l'émission de radio France Inter 7/9 à la Maison de la Radio à Paris, le 4 avril 2022. (Photo Ludovic MARIN / AFP)
Le président français alors candidat à la réélection Emmanuel Macron répond à la journaliste franco-libanaise Lea Salame (L) et au journaliste français Nicolas Demorand (C) lors de l'émission de radio France Inter 7/9 à la Maison de la Radio à Paris, le 4 avril 2022. (Photo Ludovic MARIN / AFP)
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Publié le Mardi 13 juin 2023

Audiovisuel public: Le Sénat vote en faveur de la création d'une holding

  • Le texte est porté par le président de la commission de la Culture du Sénat, le centriste Laurent Lafon, et soutenu par la majorité sénatoriale de droite
  • Dans un contexte marqué par de profondes mutations (développement des plateformes, des réseaux sociaux, de la télévision connectée), le sénateur entend avec cette proposition de loi assurer «la souveraineté audiovisuelle» de la France

PARIS: Malgré l'opposition du gouvernement et de la gauche, le Sénat à majorité de droite a voté lundi soir en faveur de la création d'une holding chapeautant France Télévisions et Radio France, mesure phare d'une proposition de loi pour assurer "la souveraineté audiovisuelle" de la France.

Les sénateurs achèveront mardi l'examen en première lecture de ce texte porté par le président de la commission de la Culture du Sénat, le centriste Laurent Lafon, dans un contexte marqué par de profondes mutations, avec le développement des plateformes, des réseaux sociaux, ou encore de la télévision connectée.

"Nous sommes très attachés à l'existence d'un audiovisuel public fort, indépendant et s'adressant à tous les Français", a affirmé le rapporteur LR Jean-Raymond Hugonet.

La crise sanitaire du Covid avait conduit en 2020 à l'abandon du projet de loi du ministre de la Culture de l'époque, Franck Riester, engageant le regroupement de l'audiovisuel public.

La proposition de loi, qui a peu de chances de prospérer en l'état, propose la création d'une holding, nommée France Médias, composée de quatre filiales, France Télévisions, Radio France, France Médias Monde (RFI et France 24), ainsi que l'Institut national de l'audiovisuel (Ina). Ce dernier passerait du statut d'établissement public à celui de société.

Détenue à 100% par l'Etat, cette holding serait mise en place au 1er janvier 2024 et son PDG serait nommé par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom).

L'idée de la création d'une holding est également ressortie la semaine dernière dans un rapport des députés Jean-Jacques Gaultier (LR) et Quentin Bataillon (Renaissance).

Mais les patrons de l'audiovisuel public ont affiché leurs réticences.

"Un grand mécano institutionnel ne m'apparaît ni nécessaire ni prioritaire", a affirmé de son côté la ministre de la Culture Rima Abdul-Malak.

Elle s'est dite "convaincue qu'une véritable ambition pour l'audiovisuel public peut reposer sur des coopérations par projet". "Changer de méthode maintenant pour créer une holding, dont je comprends que ce serait une première étape vers une fusion, c'est retarder des projets indispensables", a-t-elle ajouté.

«Retour à l'ORTF»

La gauche a dit sa crainte qu'une holding accentue la fragilité du secteur public et profite au contraire aux chaînes privées.

Socialistes, communistes et écologistes, mais aussi Julien Bargeton (RDPI à majorité Renaissance) ont bataillé sans succès contre les différents articles visant à sa mise en place.

"Quelle modernité!", a raillé le socialiste David Assouline, moquant "un parfum de retour à l'ORTF".

"Rien n'est pire que l'immobilisme", a déclaré Roger Karoutchi (LR). "Le système s'écroulera face à la concurrence si nous n'avons pas une réforme globale", a-t-il prédit.

Il y a tout juste un an, Jean-Raymond Hugonet et Roger Karoutchi avaient proposé dans un rapport de fusionner France Télévisions, Radio France, France Médias Monde et l'Ina à partir de 2025 dans une société publique unique.

Concernant le financement de l'audiovisuel public qui, après la suppression de la redevance, doit encore être pérennisé au-delà de 2024, la proposition de loi exclut de fait la piste d'une subvention. Elle fixe le principe d'une ressource publique "de nature fiscale, pérenne, suffisante, prévisible" et prenant en compte l'inflation.

Le second volet du texte s'attache à lutter contre les "asymétries" de concurrence du secteur et s'attaque en particulier à la délicate question des droits sportifs.

Pour "favoriser l'accès de tous aux événements sportifs", il propose notamment d'étendre aux plateformes l'obligation faite aux chaînes payantes de céder certains droits à des services de télévision à accès libre diffusés sur la TNT.

Le Sénat a adopté en plus un amendement PS pour imposer aux ligues professionnelles de réserver aux chaînes accessibles en clair un droit de diffuser des extraits de compétitions dans le cadre de magazines ou autres programmes.

Entre autres mesures, le texte entend encore rééquilibrer le partage de la valeur entre diffuseurs et producteurs, pour "inciter les chaînes à investir davantage dans des productions de qualité".


Rony Brauman: une voix humaniste qui dénonce le silence face à la famine à Gaza

Ce qui rend le témoignage de Rony Brauman si puissant, c’est sa double identité : celle du praticien et celle du citoyen.  Médecin, il a passé des décennies à soigner les victimes de guerre. Lorsqu’il dit qu’une famine est « inadmissible », il parle en homme qui a vu mourir de faim des femmes, des hommes et des enfants. (AFP)
Ce qui rend le témoignage de Rony Brauman si puissant, c’est sa double identité : celle du praticien et celle du citoyen. Médecin, il a passé des décennies à soigner les victimes de guerre. Lorsqu’il dit qu’une famine est « inadmissible », il parle en homme qui a vu mourir de faim des femmes, des hommes et des enfants. (AFP)
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  • Brauman n’est pas un polémiste, mais un témoin de chair et de sang, un médecin qui a pansé les plaies de la guerre et qui sait, concrètement, ce que signifie la souffrance des civils
  • Sans ambiguïté, il a dénoncé la brutalité de la guerre menée par Israël à Gaza, dès le lendemain des attaques du 7 octobre

PARIS: Rony Brauman, médecin et essayiste français, né à Jérusalem, connaît bien la guerre.

À la tête de l’organisation humanitaire Médecins sans frontières de 1982 à 1994, et auparavant déjà membre actif de l’ONG, il a été aux avant-postes pour observer et vivre les ravages des conflits sanglants.

De Beyrouth au Darfour, il a vu de ses propres yeux les conséquences des guerres, et c’est cette expérience qui nourrit aujourd’hui son analyse.

Brauman n’est pas un polémiste, mais un témoin de chair et de sang, un médecin qui a pansé les plaies de la guerre et qui sait, concrètement, ce que signifie la souffrance des civils.

Sans ambiguïté, il a dénoncé la brutalité de la guerre menée par Israël à Gaza, dès le lendemain des attaques du 7 octobre.

Cette guerre, qui a déjà coûté la vie à des dizaines de milliers de Gazaouis, a récemment culminé dans une famine tout aussi dévastatrice, officiellement reconnue par les Nations unies.

Un fait rare, et d’autant plus inacceptable qu’il incarne une déshumanisation totale des victimes : cette famine est sciemment imposée aux deux millions d’habitants de l’enclave encore en vie.

Un constat accablant, qui balaie d’un revers de main toutes les règles de la guerre et toutes les conventions internationales protégeant les civils.

Gaza: les Etats-Unis au coeur de la paralysie mondiale

Plus sidérant encore, la déclaration de l’ONU semble être tombée dans le vide, sans provoquer la moindre réaction à Paris ni dans les autres capitales occidentales.

Pour Brauman, il n’y a pas d’ambiguïté : la famine qui ravage Gaza n’est pas un accident humanitaire, mais une stratégie de guerre.

Elle frappe une population déjà épuisée par des bombardements incessants et lui inflige une déshumanisation radicale, rappelant les pratiques les plus cruelles des sièges médiévaux.

« C’est une violation flagrante de toutes les conventions internationales, une négation pure et simple des principes qui protègent les civils », martèle-t-il.

Selon Brauman, le constat de l’ONU aurait dû provoquer une onde de choc mondiale. Or, déplore-t-il, l’annonce a été ignorée : ni Paris, ni Washington, ni les autres capitales occidentales n’ont réagi avec la fermeté nécessaire.

Pourquoi ce silence ? Interrogé par Arabnews en français, Brauman refuse l’idée d’une explication unique : il y voit un mélange d’impuissance, d’indifférence et de calcul politique.

La France, rappelle-t-il, « avait bien proposé, à un moment, d’assurer une protection militaire pour les convois humanitaires, mais cette promesse est restée lettre morte ». Rapidement, les mots se sont éteints, laissant place à une résignation qu’il juge lâche.

Le contraste est brutal avec d’autres crises internationales. Quand la Russie a envahi l’Ukraine, les sanctions et boycotts ont plu en quelques jours : gels d’avoirs, ruptures de contrats, isolement diplomatique.

Israël, en revanche, bénéficie d’une indulgence presque illimitée : quelques expressions de « préoccupation », quelques critiques feutrées… mais rien de plus.

Ces « deux poids, deux mesures », dénonce Brauman, minent la crédibilité des démocraties occidentales. Elles se présentent comme les gardiennes du droit international, mais révèlent leur hypocrisie dès que l’agresseur est un allié.

Quelques pays européens, souligne-t-il, comme l’Irlande, l’Espagne ou la Norvège, ont pris des mesures concrètes en suspendant des investissements et des coopérations. La France, l’Allemagne et l’Italie, elles, tournent en rond et se contentent de mots.

Au cœur de cette paralysie se trouve une donnée incontournable : les États-Unis. La France, explique Brauman, redoute des représailles américaines si elle prenait seule des sanctions contre Israël.

Pour lui, l’équation est simple : Israël vit militairement grâce aux États-Unis. Ce sont leurs missiles, leurs bombes, leurs technologies qui permettent la poursuite des opérations à Gaza.

« Les États-Unis sont le premier co-responsable du génocide en cours », affirme Brauman sans détour.

« Ils disposent du levier immédiat pour arrêter la guerre : il leur suffirait de cesser les livraisons d’armes. Mais Washington choisit de continuer, scellant sa complicité politique et morale. »

Pour l’essayiste, l’Europe pourrait, si elle en avait la volonté, s’émanciper de cette dépendance et ouvrir un bras de fer diplomatique et commercial avec son allié américain. Mais cette perspective reste taboue : l’Occident préfère détourner le regard, quitte à perdre son crédit moral dans le monde.

Rony Brauman va plus loin : pour lui, Israël est désormais un « État voyou, un pays qui a franchi le seuil de l’infréquentable ».

L’extrême droite au pouvoir, dirigée par le Premier ministre Benjamin Netanyahou, mène une politique de domination coloniale assumée : occupation, spoliation, répression des révoltes actuelles et futures.

Cette stratégie, avertit-il, prépare un avenir empoisonné : les enfants et adolescents palestiniens, grandissant au milieu des ruines et voyant leurs proches mourir sous les bombes ou de faim, porteront une haine durable.

Le cycle de vengeance est inévitable, car l’ultra-puissance israélienne — physique, matérielle, mais aussi symbolique par le mépris affiché — nourrit un terreau de radicalisation.

« Israël le sait, mais l’accepte comme le prix d’un statu quo colonial », tranche-t-il.

Déjà, sur la scène internationale, l’isolement moral s’accentue, estime Brauman : porter un passeport israélien devient synonyme de suspicion.

La société civile mondiale multiplie les gestes de boycott et de rejet. Brauman pense que cette pression sociale — drapeaux palestiniens brandis, collectifs mobilisés — pourrait peser davantage que les chancelleries.

Ce qui rend le témoignage de Rony Brauman si puissant, c’est sa double identité : celle du praticien et celle du citoyen.

Médecin, il a passé des décennies à soigner les victimes de guerre. Lorsqu’il dit qu’une famine est « inadmissible », il parle en homme qui a vu mourir de faim des femmes, des hommes et des enfants.

Son témoignage est loin des calculs partisans. Selon lui, à Gaza, ce sont des civils qui meurent chaque jour de privations délibérées.

Face à ce crime, le silence occidental est, pour Brauman, une complicité. Et l’histoire, prévient-il, jugera.


Bayrou: la dette, «c'est l'esclavage des plus jeunes»

Le Premier ministre, qui engagera la responsabilité de son  gouvernement le 8 septembre avec la très forte probabilité d'être renversé, est revenu sur la critique selon laquelle il dramatise la situation financière de la France. (AFP)
Le Premier ministre, qui engagera la responsabilité de son  gouvernement le 8 septembre avec la très forte probabilité d'être renversé, est revenu sur la critique selon laquelle il dramatise la situation financière de la France. (AFP)
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  • "Les jeunes ont bien le droit d'être respectés et soutenus au lieu d'être constamment ignorés et alourdis par des engagements qu'on a pris en leur nom sans leur demander leur avis"
  • Il est revenu sur les critiques exprimées sur TF1 contre "les boomers", responsables d'avoir endetté le pays "pour leur confort"

CHALONS-EN-CHAMPAGNE: La dette c'est l'esclavage des plus jeunes": François Bayrou a de nouveau appelé vendredi les "boomers" - les retraités - à ne "pas se désintéresser de la situation faite aux jeunes" dans un plaidoyer en faveur de sa décision de demander la confiance de l'Assemblée nationale sur le désendettement du pays.

La dette, "c'est une question pour les jeunes qui sont bloqués dans leur développement, dans leur projet de vie, dans leur carrière", a-t-il déclaré. "Et la démoralisation des plus jeunes, elle, est plus grave que toute autre démoralisation du pays", a plaidé le Premier ministre en marge de l'inauguration de la foire agricole de Châlons-en-Champagne.

"Les jeunes ont bien le droit d'être respectés et soutenus au lieu d'être constamment ignorés et alourdis par des engagements qu'on a pris en leur nom sans leur demander leur avis", a-t-il insisté.

Il est revenu sur les critiques exprimées sur TF1 contre "les boomers", responsables d'avoir endetté le pays "pour leur confort".

"J'ai reçu énormément de messages de jeunes qui disaient pour la première fois: +on a parlé de nous+. Les générations du baby-boom, qui ont beaucoup fait marcher le pays, ne peuvent pas se désintéresser de la situation qui est faite aux jeunes Français", a-t-il jugé.

Le plan de François Bayrou ciblait notamment les retraités par une année blanche sur la revalorisation des pensions et le remplacement par un forfait de l'abattement fiscal de 10% dont ils bénéficient.

Le Premier ministre, qui engagera la responsabilité de son  gouvernement le 8 septembre avec la très forte probabilité d'être renversé, est revenu sur la critique selon laquelle il dramatise la situation financière de la France.

"Ni je ne déforme, ni je n'exagère, ni je ne dramatise (...) Le risque maximal, c'est de ne rien faire", a-t-il martelé alors que "la charge de la dette sera cette année à 67 milliards" d'euros et "à plus de 100 milliards en 2029 selon la Cour des comptes".

Il a critiqué ceux qui, comme les socialistes, veulent réduire son objectif de 44 milliards d'économies l'année prochaine.

"C'est la première marche qui nous permettra en quatre ans de revenir à ce seuil où la dette ne grandit plus", a-t-il justifié, estimant ce seuil à un peu moins de 3% de déficit public rapporté au Produit intérieur brut (PIB).


Pour le patron du Medef, Attal, Retailleau et Bardella sont plus «conscients des périls» économiques

Le patron du Medef Patrick Martin a estimé vendredi que parmi les chefs de partis qui s'étaient rendus à l'université d'été de l'organisation patronale, Gabriel Attal, Bruno Retailleau et "dans une certaine mesure" Jordan Bardella se sont montrés "plus conscients des périls" économiques. (AFP)
Le patron du Medef Patrick Martin a estimé vendredi que parmi les chefs de partis qui s'étaient rendus à l'université d'été de l'organisation patronale, Gabriel Attal, Bruno Retailleau et "dans une certaine mesure" Jordan Bardella se sont montrés "plus conscients des périls" économiques. (AFP)
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  • "Certains" des responsables politiques conviés à l'université d'été du Medef jeudi "n'ont absolument pas fait référence aux Etats-Unis, au prix de l'énergie, au durcissement de la concurrence incroyable"
  • Le président de la première organisation patronale de France a toutefois avancé qu'il n'entendait pas "distribuer les bons et les mauvais points, ce qui nous importait, c'était d'abord de passer nos messages"

PARIS: Le patron du Medef Patrick Martin a estimé vendredi que parmi les chefs de partis qui s'étaient rendus à l'université d'été de l'organisation patronale, Gabriel Attal, Bruno Retailleau et "dans une certaine mesure" Jordan Bardella se sont montrés "plus conscients des périls" économiques.

"Certains" des responsables politiques conviés à l'université d'été du Medef jeudi "n'ont absolument pas fait référence aux Etats-Unis, au prix de l'énergie, au durcissement de la concurrence incroyable" ou encore "à une Europe qui n'a pas été à la hauteur de la situation dans les négociations avec les Etats-Unis", a affirmé Patrick Martin sur Radio Classique.

"D'autres, manifestement, sont plus conscients" des "périls économiques", a-t-il estimé. "Ce n'est pas un parti pris de ma part, mais c'est plutôt Gabriel Attal (Renaissance, NDLR), Bruno Retailleau (LR), dans une certaine mesure Jordan Bardella (Rassemblement national)".

Parmi les autres chefs de parti et responsables politiques invités à l'université du Medef - la REF - figuraient Manuel Bompard (LFI), Marine Tondelier (Les Ecologistes) et Fabien Roussel (PCF).

D'autres étaient absents pour des raisons d'agenda, comme Olivier Faure (PS) et Edouard Philippe (Horizons).

Le président de la première organisation patronale de France a toutefois avancé qu'il n'entendait pas "distribuer les bons et les mauvais points, ce qui nous importait, c'était d'abord de passer nos messages."

"On est assez inquiets, abasourdis de voir qu'il y a un débat politique qui est assez picrocholin", a estimé Patrick Martin, dénonçant "un très court-termisme qui ne prend pas suffisamment en compte la réalité des choses".

Concernant le discours du Premier ministre François Bayrou jeudi à la REF, "il y a quand même un certain nombre de points positifs", a ajouté Patrick Martin.

"Le Premier ministre a dit que rien dans le prochain budget, pour autant que ce soit lui qui le porte, ne sera fait au détriment de la croissance et de la compétitivité des entreprises et c'est évidemment cela notre gros souci", a-t-il relevé.