Yémen: Deux provinces interdisent le port d'armes en ville

Les responsables de la sécurité locale ont exhorté les habitants de la province à respecter cette restriction et à éviter de parader dans les rues avec des armes à feu (Photo, AFP).
Les responsables de la sécurité locale ont exhorté les habitants de la province à respecter cette restriction et à éviter de parader dans les rues avec des armes à feu (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 17 juillet 2023

Yémen: Deux provinces interdisent le port d'armes en ville

  • Plusieurs provinces du Yémen exhortent les habitants à éviter de parader dans les rues avec des armes à feu
  • Des troupes ont été déployées pour faire respecter la restriction aux entrées des villes et dans les rues

AL-MUKALLA: Les autorités locales chargées de la sécurité dans la province orientale d'Al-Mahra et dans la province méridionale de Lahj ont interdit le port d'armes à feu dans les rues afin d'enrayer la hausse de la criminalité et de l'anarchie

Mohammed Ali Yasser, gouverneur d'Al-Mahra, a lancé dimanche une opération de sécurité visant à interdire le port d'armes à feu en public et l'utilisation d'armes lors des mariages dans la capitale de la province et dans d'autres lieux.

Les responsables de la sécurité ont exhorté les habitants de la province à respecter cette restriction et à éviter de parader dans les rues avec des armes à feu, tandis que des troupes de sécurité ont été déployées pour faire respecter l'interdiction aux entrées de la ville et dans les rues.

La répression des armes à feu à Al-Mahra fait suite à une opération similaire menée par les forces de sécurité dans la province de Lahj afin d'endiguer la prolifération des armes sans licence et de mettre un terme aux fusillades mortelles et autres crimes causés par la possession incontrôlée d'armes à feu.

Le personnel de sécurité et militaire, ainsi que les combattants revenant du champ de bataille, ne pourront pas porter d'armes à feu en public dans la capitale de la province, Huta, et dans d'autres villes de Lahj.

Cette annonce intervient alors que les responsables de la sécurité d’Aden, la capitale provisoire du Yémen, ont confirmé la saisie de dizaines d'armes d'assaut AK47 au cours de la campagne visant à imposer l'interdiction du port d'armes.

Attaques des Houthis

Les affrontements entre hommes armés sont fréquents à Aden, Lahj et dans d'autres villes yéménites, où les magasins vendent ouvertement divers types d'armes et de munitions.

Malgré l'adoption d'une législation et la répression des ventes d'armes dans tout le pays, les gouvernements yéménites successifs n'ont pas réussi à désarmer la population yéménite, essentiellement tribale, depuis près de trente ans. Chaque foyer yéménite posséderait plus d'une arme à feu. 

Les critiques soutiennent que les mesures de répression contre le port d'armes sont généralement de courte durée et conçues pour apaiser l'indignation de l'opinion publique face au meurtre de civils.

À Lahj, les détracteurs affirment que les forces de sécurité ont annoncé l'interdiction du port d'armes dans diverses provinces au moins trois fois depuis le début de l'année 2016, après la reprise de Huta et des zones voisines à Al-Qaïda. 

Des responsables locaux et des médias ont par ailleurs annoncé qu'une mère et son fils avaient été tués dans une zone située entre Taiz et Lahj par des tirs Houthis.

La milice a effectué des tirs de mortier sur un village de Hayfan, au nord de Lahj, au cours du week-end. L'un des obus a traversé la maison de Mukhtar al-Roba, tuant sa femme et son fils qui prenaient leur repas.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Attaque de drones sur le principal port de Koweït, des dégâts

Le principal port commercial de Koweït a été visé vendredi à l'aube par une attaque de drones "ennemis", ont annoncé les autorités portuaires. (AFP)
Le principal port commercial de Koweït a été visé vendredi à l'aube par une attaque de drones "ennemis", ont annoncé les autorités portuaires. (AFP)
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  • L'attaque sur le port de Shuwaikh a fait des dégâts matériels mais pas de victimes, ont-elles précisé dans un communiqué publié sur X
  • Une deuxième port, en construction et situé dans le nord de l'émirat a également été visé, a ensuite annoncé le ministère des travaux publics

KOWEIT: Le principal port commercial de Koweït a été visé vendredi à l'aube par une attaque de drones "ennemis", ont annoncé les autorités portuaires.

L'attaque sur le port de Shuwaikh a fait des dégâts matériels mais pas de victimes, ont-elles précisé dans un communiqué publié sur X.

Une deuxième port, en construction et situé dans le nord de l'émirat a également été visé, a ensuite annoncé le ministère des travaux publics.

Selon cette source, le port de Mubarak al-Kabeer a été touché tôt vendredi matin par des drones et des missiles qui ont causé, là aussi, des dégâts matériels mais n'ont pas fait de victimes.

Les pays du Golfe font l'objet d'une campagne de représailles iraniennes depuis le début de l'offensive américano-israélienne sur l'Iran il y a un mois et les tirs - pour la plupart interceptés - sont quasiment quotidiens.


L'armée israélienne dit avoir mené des frappes d'ampleur sur Téhéran

L'armée israélienne a dit tôt vendredi avoir mené des frappes d'ampleur dans la capitale iranienne Téhéran, presqu'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'armée israélienne a dit tôt vendredi avoir mené des frappes d'ampleur dans la capitale iranienne Téhéran, presqu'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Il y a peu, l'armée a terminé une série de frappes à grande échelle visant des infrastructures du régime terroriste iranien au coeur de Téhéran", a-t-elle indiqué dans un bref communiqué, sans plus de détails
  • Quelques heures plus tard, elle a précisé avoir "pris pour cible des sites et des infrastructures" utilisés par l'Iran "pour produire des armes, principalement des missiles balistiques"

JERUSALEM: L'armée israélienne a dit tôt vendredi avoir mené des frappes d'ampleur dans la capitale iranienne Téhéran, presqu'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Il y a peu, l'armée a terminé une série de frappes à grande échelle visant des infrastructures du régime terroriste iranien au coeur de Téhéran", a-t-elle indiqué dans un bref communiqué, sans plus de détails.

Quelques heures plus tard, elle a précisé avoir "pris pour cible des sites et des infrastructures" utilisés par l'Iran "pour produire des armes, principalement des missiles balistiques".

Elle a aussi annoncé avoir "frappé diverses cibles liées aux dispositifs de puissance de feu du régime" dans l'ouest de l'Iran, dont "des lanceurs de missiles et des sites de stockage de missiles, qui constituaient une menace" pour Israël.

Le Moyen-Orient est plongé depuis le 28 février dans une guerre déclenchée par des frappes conjointes des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran, auxquelles Téhéran a riposté par des tirs de missiles et de drones visant Israël et plusieurs pays de la région.

 


Des explosions retentissent dans le sud de Beyrouth

Une banderole à l'effigie de Hassan Nasrallah, le chef assassiné du mouvement chiite libanais Hezbollah, est accrochée devant un magasin dans une rue jonchée de débris de bâtiments, sur le site d'une frappe aérienne israélienne menée dans la nuit et qui a visé un quartier de la banlieue sud de Beyrouth, le 25 mars 2026. (AFP)
Une banderole à l'effigie de Hassan Nasrallah, le chef assassiné du mouvement chiite libanais Hezbollah, est accrochée devant un magasin dans une rue jonchée de débris de bâtiments, sur le site d'une frappe aérienne israélienne menée dans la nuit et qui a visé un quartier de la banlieue sud de Beyrouth, le 25 mars 2026. (AFP)
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  • Des images de l'AFPTV ont montré de la fumée s'élever de la banlieue sud de la capitale libanaise, considérée par Israël comme un fief du mouvement pro-iranien Hezbollah
  • Habituellement densément peuplée, cette zone s'est largement vidée de ses habitants depuis le début des hostilités

BEYROUTH: Des explosions ont retenti dans le sud de Beyrouth aux premières heures de vendredi, selon des journalistes de l'AFP, des médias locaux et l'agence de presse officielle libanaise faisant état de frappes israéliennes.

Des images de l'AFPTV ont montré de la fumée s'élever de la banlieue sud de la capitale libanaise, considérée par Israël comme un fief du mouvement pro-iranien Hezbollah. On ignore à ce stade si la frappe a fait des victimes dans cette zone visée régulièrement par l'armée israélienne.

Habituellement densément peuplée, cette zone s'est largement vidée de ses habitants depuis le début des hostilités.

Quelques heures plus tard, l'armée israélienne a lancé un appel à évacuer aux habitants d'un village du sud du pays et à se déplacer vers le nord de la rivière Zahrani, car "les activités du Hezbollah poussent l'armée israélienne à prendre des mesures fermes contre eux dans le village".

Le Liban a été entraîné dans la guerre début mars lorsque le Hezbollah, soutenu par Téhéran, a commencé à tirer des roquettes sur Israël pour venger l'assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué au premier jour de l'offensive américano-israélienne en Iran le 28 février.

Alors qu'Israël manifeste sa détermination à intensifier sa campagne militaire contre le mouvement islamiste, ce dernier a revendiqué une série d'attaques contre les troupes israéliennes qui mènent une incursion terrestre dans le sud du Liban.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé mercredi soir qu'Israël était en train d'élargir une "zone tampon" au Liban pour "éloigner la menace des missiles" du Hezbollah.

Le mouvement a déclaré que ses combattants poursuivaient leurs attaques contre les troupes israéliennes dans le sud du Liban tôt vendredi matin.

Jeudi, les médias officiels ont fait état de frappes israéliennes meurtrières sur plusieurs zones du sud du pays. Le Hezbollah a revendiqué plus de 90 attaques contre des cibles israéliennes à l'intérieur du Liban et de l'autre côté de la frontière.

De son côté, l'armée israélienne a déclaré jeudi que deux soldats avaient été tués dans le sud du Liban, tandis que les services d'urgence israéliens ont indiqué qu'une roquette tirée depuis le Liban avait tué un homme dans la région de Nahariya, au nord d'Israël.

Selon les autorités libanaises, les frappes israéliennes menées depuis le 2 mars ont fait au moins 1.116 morts, dont 121 enfants, et plus d'un million de personnes ont été déplacées.