Partenariat algéro-chinois pour le lancement d’une importante usine de fabrication de wagons

Une unité de fabrication de wagons à grande échelle, gérée par une entreprise chinoise, sera bientôt lancée en Algérie (Photo, fournie).
Une unité de fabrication de wagons à grande échelle, gérée par une entreprise chinoise, sera bientôt lancée en Algérie (Photo, fournie).
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Publié le Jeudi 31 août 2023

Partenariat algéro-chinois pour le lancement d’une importante usine de fabrication de wagons

  • La construction d’une usine de fabrication de wagons sera le fruit d’un partenariat entre les groupes chinois CCECC et CRRC et la Société algérienne de transport des produits énergétiques
  • L’usine aura une capacité de production de 2 000 wagons et autres matériels roulants ferroviaires par an

PARIS: La China Civil Engineering Construction Corporation (CCECC) a annoncé qu’une unité de fabrication de wagons à grande échelle sera bientôt lancée en Algérie. Elle sera le fruit d’un partenariat entre les groupes CCECC et China Railway Construction Corporation (CRRC), via sa filiale Yangtze Co., et la Société algérienne de transport des produits énergétiques (STPE). 

L’usine aura une capacité de production de 2 000 wagons et autres matériels roulants ferroviaires par an et fournira des services d’entretien pour le parc ferroviaire algérien. 

Développement du rail dans les zones désertiques 

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L’usine aura une capacité de production de 2 000 wagons et autres matériels roulants ferroviaires par an et fournira des services d’entretien pour le parc ferroviaire algérien. (Photo, fournie).

Le gouvernement algérien, qui mise sur le développement des lignes de chemin de fer, a fait le choix de sélectionner le groupe CCECC pour son expertise et son savoir-faire dans la construction des voies ferrées, notamment dans les zones désertiques et les régions enclavées. 

«CCECC et CRRC Yangtze, deux leaders mondiaux de l’industrie ferroviaire, ont été choisis en raison de leur expertise et de leur présence mondiale», peut-on lire sur le communiqué du groupe CCECC, qui indique que ce projet «cible non seulement le marché algérien mais aussi le marché africain, qui présente une forte demande de matériel roulant ferroviaire. De plus, les solutions techniques innovantes de CCECC, notamment dans la construction de voies ferrées dans des régions désertiques, pourraient contribuer à lutter contre la désertification en Algérie». 

Lors d’une rencontre intitulée «Réseau ferré en milieu désertique, phénomène d’ensablement: solutions et mesures d’atténuation», organisée le 20 septembre 2022 par CCECC, l’expert international Hamid Ouar, fondateur et directeur général de la société de consulting Wordlink, a affirmé qu’une «gestion active du problème d’ensablement des lignes ferroviaires existantes et futures dans le Sud algérien est certainement porteuse d’une réponse positive aux défis du changement climatique et permettra une forte contribution du transport ferroviaire à la création de richesses». 

EN BREF

Le groupe China Civil Engineering Construction Corporation est présent dans 110 pays et enregistre une forte présence en Afrique, notamment au Nigeria où il a réalisé un projet similaire. 

L’expertise de la Chine pour le développement de l’industrie ferroviaire 

Selon la direction de CCECC Algérie, la future usine, qui produira localement des pièces de rechange et assurera un transfert technologique significatif de la Chine vers l’Algérie, aura un taux d’intégration industrielle de 25 à 35%. Pour Sid Ahmed Birdouz, responsable communication de CCECC Algérie, le transfert du savoir-faire dans le cadre de ce partenariat consiste notamment à intégrer le volet formation et les services de maintenance.  

Interrogé par Arab News en français, Hamid Ouar met en exergue le savoir-faire et l’expertise de la Chine depuis plusieurs décennies dans le secteur ferroviaire. «L’annonce de la signature d’un mémorandum d’entente pour la création d’un complexe de production de matériel roulant ferroviaire de wagon est  une excellente nouvelle pour le développement de cette industrie en Algérie. La présence dans le consortium de CRRC, numéro un mondial de la construction ferroviaire, avec 50% de parts de marché dans le monde, est sans aucun doute un gage de succès», explique-t-il. 

Il rappelle que «cet investissement arrive à point nommé pour contribuer au développement des importants projets miniers comme ceux de Gara Djebilet (Tindouf), celui de phosphate intégré à Tébessa et celui de Tala Hamza (Bejaïa)». 

L’expert souligne que la Chine a construit «6 000 km en zone désertique dans un réseau ferroviaire total de 30 000 km, dont 15% dans des régions désertiques». Pour lui, l’Algérie, dont 90% de la superficie se trouve dans le Sahara, composé de sable de désert et de terrains volcaniques, a besoin de mettre en place des structures ferroviaires avec des solutions permettant de régler les problèmes d’ensablement. «La Chine a développé un savoir-faire unique au monde combinant la construction d’infrastructures et la lutte contre la désertification que le groupe CCECC propose de le mettre à disposition de ses partenaires algériens», conclut-il. 


L'émir du Koweït condamne l'attaque «brutale» de l'Iran contre son pays

L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
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  • "Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien"
  • Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février

KOWEIT: L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes.

"Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien, ni de nos côtes pour aucune action militaire contre lui, et que nous le leur avons répété à maintes reprises par nos canaux diplomatiques", a déclaré l'émir, Mechaal al-Ahmad Al-Sabah, dans un discours télévisé.

Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février.

 

 


Le président libanais se déchaîne contre le Hezbollah, veut des négociations avec Israël

Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
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  • Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël
  • "Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du Hezbollah

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre.

Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël.

"Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du groupe pro-iranien.

Il a tenu ces propos lors d'une rencontre par visioconférence avec les chefs des institutions européennes Ursula von der Leyen et Antonio Costa.

Joseph Aoun a qualifié le Hezbollah "de faction armée échappant à l'autorité de l'Etat au Liban, qui n'accorde aucun poids aux intérêts du Liban, ni à la vie de son peuple".

Il a assuré que la décision, lundi, du gouvernement d'interdire toute activité militaire ou sécuritaire du Hezbollah était "claire et irrévocable". "C'est ce que nous voulons mettre en oeuvre avec fermeté et clarté", a déclaré Joseph Aoun.

Le chef de l'Etat a proposé, pour mettre un terme à la guerre, "une trêve" avec Israël, suivie par une aide logistique à l'armée libanaise pour qu'elle puisse se déployer dans les zones de conflit et "désarmer le Hezbollah".

Dans le même temps, il s'est déclaré pour "que le Liban et Israël entament des négociations directes sous parrainage international" entre les deux pays toujours en état de guerre.

Les frappes israéliennes ont fait depuis le 2 mars près de 400 morts et un demi-million de déplacés.

 


Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud

Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud
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  • Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani
  • Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média

BEYROUTH: Un prêtre a été tué lundi par des tirs d'artillerie de l'armée israélienne dans un village du sud du Liban, particulièrement touché par la reprise du conflit entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), des habitants et une source médicale à l'AFP.

La victime, Pierre Raï, était le curé de la paroisse de Qlayaa, qui fait partie des villages chrétiens frontaliers du sud du Liban ayant décidé de se tenir à l'écart du conflit et de ne pas suivre les ordres d'évacuation israéliens.

Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani.

Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média.

Un second tir sur la maison a blessé le prêtre et trois autres habitants, selon des résidents du village, qui ont raconté à l'AFP être accourus sur place avec des secouristes de la Croix rouge libanaise.

Le prêtre a plus tard succombé à ses blessures, a affirmé une source médicale.

Les motivations de l'attaque israélienne contre cette maison située en bordure du village restent pour l'instant inconnues.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël qui mène depuis des représailles massives.

L'armée israélienne a ordonné à plusieurs reprises aux habitants d'une vaste partie du sud du Liban de partir, provoquant un exode massif.

Le curé avait pris part vendredi à un rassemblement devant une église de Marjeyoun, localité avoisinante, où plusieurs dizaines d'habitants se sont dit résolus à rester sur leurs terres.

"Lorsque nous défendons nos terres, nous le faisons en tant que pacifistes qui ne portent que des armes de paix", avait alors déclaré Pierre Raï.

Il avait appelé à considérer Marjeyoun comme "une zone rouge", c'est-à-dire qui ne devrait pas abriter des déplacés de la zone partisans du Hezbollah.