Gaza: 17 employés de l'agence de l'ONU pour les réfugiés tués depuis le début de la guerre

Une photo prise du côté israélien de la frontière avec la bande de Gaza montre de la fumée s'élevant au-dessus de la partie nord-ouest de l'enclave palestinienne lors d'un bombardement israélien le 21 octobre 2023, dans le cadre des batailles en cours entre Israël et le Hamas. (Photo Aris Messinis AFP)
Une photo prise du côté israélien de la frontière avec la bande de Gaza montre de la fumée s'élevant au-dessus de la partie nord-ouest de l'enclave palestinienne lors d'un bombardement israélien le 21 octobre 2023, dans le cadre des batailles en cours entre Israël et le Hamas. (Photo Aris Messinis AFP)
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Publié le Samedi 21 octobre 2023

Gaza: 17 employés de l'agence de l'ONU pour les réfugiés tués depuis le début de la guerre

  • «Jusqu'à présent, la mort dans cette guerre brutale de 17 de nos collègues a été confirmée. Malheureusement, le véritable chiffre sera probablement plus important», écrit le commissaire-général de l'UNRWA dans un communiqué
  • Le responsable relève que les installations de son agence «sont désormais surpeuplées», avec 500.000 personnes qui y ont trouvé refuge

GAZA : Au moins 17 employés de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) ont été tués dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas, a indiqué samedi son patron, Philippe Lazzarini.

«Jusqu'à présent, la mort dans cette guerre brutale de 17 de nos collègues a été confirmée. Malheureusement, le véritable chiffre sera probablement plus important», écrit le commissaire-général de l'UNRWA dans un communiqué. Certains «ont été tués chez eux pendant leur sommeil avec leur famille», précise le responsable.

«J'insiste sur le fait que depuis le déclenchement de la guerre le 7 octobre, l'UNRWA a régulièrement fourni à toutes les parties concernées la géolocalisation de toutes ses infrastructures dans la bande de Gaza. Néanmoins, au moins 35 bâtiments ont été touchés jusqu'à présent, certains par des frappes directes», regrette Philippe Lazzarini.

«Dans la bande de Gaza, les frappes aériennes et les bombardements incessants, doublés des ordres d'évacuation par les forces israéliennes, ont conduit au déplacement d'un million de personnes et causé la mort de beaucoup trop de civils», dit Philippe Lazzarini qui appelle à «un cessez-le-feu humanitaire urgent».

Le responsable relève que les installations de son agence «sont désormais surpeuplées», avec 500.000 personnes qui y ont trouvé refuge.

«Une fois de plus, je rappelle à toutes les parties leur obligation légale et non négociable de protéger les vies des civils, où qu'ils soient, à tout instant, et de s'abstenir de mener des attaques contre des infrastructures civiles, dont les écoles, les hôpitaux, les lieux de culte et les habitations civiles, y compris celles des employés de l'UNRWA, a-t-il exhorté.

Plus de 1.400 personnes ont été tuées sur le territoire israélien par les hommes du Hamas depuis le 7 octobre, en majorité des civils fauchés par balles, brûlés vifs ou morts de mutilations au premier jour de l’attaque des combattants du mouvement islamiste palestinien menée à partir de Gaza, selon les autorités israéliennes.

Selon l'armée israélienne, environ 1.500 combattants du Hamas ont été tués dans la contre-offensive lui ayant permis de reprendre le contrôle des zones attaquées.

Dans la bande de Gaza, plus de 4.100 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans les bombardements incessants menés en représailles par l'armée israélienne, selon le ministère de la Santé du Hamas à Gaza.


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.