Visé par une enquête pour corruption, le patron de la fédération tunisienne de foot écroué

Le président de la fédération tunisienne de football, Wadie Jary, assiste à une séance d'entraînement au stade Panasonic à Suita, préfecture d'Osaka, le 13 juin 2022, avant la finale de la Kirin Cup contre le Japon le 14 juin. (Photo de Charly TRIBALLEAU / AFP)
Le président de la fédération tunisienne de football, Wadie Jary, assiste à une séance d'entraînement au stade Panasonic à Suita, préfecture d'Osaka, le 13 juin 2022, avant la finale de la Kirin Cup contre le Japon le 14 juin. (Photo de Charly TRIBALLEAU / AFP)
Publié le Jeudi 26 octobre 2023

Visé par une enquête pour corruption, le patron de la fédération tunisienne de foot écroué

  • Un juge du Tribunal de première instance de Tunis a décidé dans l'après-midi d'émettre un mandat de dépôt à l'encontre de M. Jary
  • Le plus haut dirigeant du football tunisien avait été interpellé mercredi soir par des policiers à la suite d'une «plainte judiciaire déposée par le ministère concernant l'illégalité d'un contrat conclu entre la Fédération et un directeur technique»

TUNIS: Le président de la Fédération tunisienne de football (FTF) Wadie Jary a été placé en détention dans le cadre d'une enquête pour des soupçons de corruption, a indiqué jeudi un porte-parole judiciaire aux médias locaux.

Un juge du Tribunal de première instance de Tunis a décidé dans l'après-midi d'émettre un mandat de dépôt à l'encontre de M. Jary, a précisé le porte-parole du Tribunal, Mohamed Zitouna.

Le plus haut dirigeant du football tunisien avait été interpellé mercredi soir par des policiers à la suite d'une "plainte judiciaire déposée par le ministère concernant l'illégalité d'un contrat conclu entre la Fédération et un directeur technique", avait annoncé précédemment Chokri Hamda, porte-parole du ministère de la Jeunesse et des Sports.

Selon lui, le dossier est lié "à de la corruption financière au sein de la Fédération".

L'avocat de M. Jary n'était pas joignable pour d'éventuels commentaires.

M. Jary avait été élu à la présidence de la FTF en 2012.

Il a été visé par plusieurs enquêtes portant sur l'organisation de matches truqués, des affaires de blanchiment, de détournement de fonds et de corruption. Il a toujours réfuté ces accusations en présentant des arguments.

Les médias locaux ont aussi fait état de désaccords profonds entre M. Jary, un ancien joueur et ex-entraîneur ayant bénéficié par le passé d'importants appuis politiques, et le ministre de la Jeunesse et des Sports, Kamel Deguiche, nommé par le président Kais Saïed après son coup de force du 25 juillet 2021 par lequel il s'est emparé de tous les pouvoirs.

A l'automne 2020, un vif différend avait déjà éclaté entre M. Jary et le président du club du Croissant sportif de Chebba (CS Chebba) Taoufik Mkacher. La FTF avait suspendu le club du centre-est du pays, en réclamant le paiement d'amendes et l'envoi de documents administratifs.

Cette décision, dénoncée publiquement par M. Mkacher comme une "injustice", avait provoqué une grève générale et des manifestations pendant plus de 10 jours dans cette ville de 22.000 habitants.

M. Mkacher et le secrétaire général du club avaient été interdits d'exercer leurs mandats pendant deux ans par la FTF après une publication sur Facebook où le président du CS Chebba dénonçait une gestion "autoritaire" du président de la FTF, un manque de transparence, et réclamait un audit de ses finances.


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.

 


L’Arabie saoudite en tête du classement de sécurité publique du G20

Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
  • 97,7 % des habitants déclarent se sentir en sécurité en marchant seuls la nuit

RIYAD: L’Arabie saoudite occupe la première place parmi les pays du G20 dans l’Indice de sécurité 2025, selon les données de la base des indicateurs des Objectifs de développement durable des Nations unies, publiées lundi par l’Autorité générale des statistiques du Royaume.

Les résultats indiquent que 97,7 % de la population se sent en sécurité en marchant seule la nuit dans son quartier, selon l’Agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).

Ils montrent également que 94,9 % des femmes, 97 % des citoyens saoudiens et 97,2 % des personnes âgées de 60 à 64 ans se sentent en sécurité en marchant seules la nuit dans les zones résidentielles.

Ces résultats soulignent les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité dans l’ensemble du Royaume, a ajouté la SPA. Ils s’inscrivent dans les initiatives visant à renforcer la sécurité, la stabilité et la qualité de vie dans les secteurs économique, alimentaire, environnemental, sanitaire, social, politique, intellectuel, technologique et de cybersécurité, conformément à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

L’Autorité générale des statistiques mène ses travaux selon une méthodologie unifiée basée sur le Statistical Business Process Manual, conforme aux normes statistiques internationales.

Dans un autre rapport, l’autorité a indiqué que 75,3 % de la population saoudienne a participé à des événements ou activités culturelles en 2025, reflétant une participation croissante à la vie culturelle dans le Royaume.

Ces données ont été publiées dans le cadre de l’initiative Raqam Saudi, qui met en avant les réalisations nationales, renforce la fierté nationale et les valeurs de citoyenneté, et souligne le rôle des statistiques officielles dans le suivi des progrès vers les objectifs de Vision 2030 et du développement durable. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com