Gaza: Les civils palestiniens se dirigent vers le sud pour échapper aux frappes aériennes

Des Palestiniens ayant la double nationalité et des étrangers attendent de pouvoir franchir le poste frontière de Rafah avec l'Égypte, dans le sud de la bande de Gaza (Photo, AFP).
Des Palestiniens ayant la double nationalité et des étrangers attendent de pouvoir franchir le poste frontière de Rafah avec l'Égypte, dans le sud de la bande de Gaza (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 09 novembre 2023

Gaza: Les civils palestiniens se dirigent vers le sud pour échapper aux frappes aériennes

  • Des pourparlers sont en cours pour libérer 12 otages détenus par le Hamas en échange d'un cessez-le-feu de trois jours pour acheminer l'aide
  • Les autorités palestiniennes ont déclaré que 10 569 personnes avaient été tuées, dont 40% d'enfants

DJEDDAH: Des milliers de civils palestiniens ont quitté le nord de la bande de Gaza mercredi, dans une procession désespérée, à la recherche d'un refuge contre les frappes aériennes israéliennes et les violents combats au sol entre les troupes israéliennes et les combattants du Hamas.

Alors que les réfugiés fuient en masse, des négociations sont en cours, sous l'égide du Qatar, pour libérer une douzaine d'otages détenus par le Hamas en échange d'un arrêt humanitaire de trois jours des bombardements israéliens.

«Les pourparlers portent sur la libération de 12 otages, dont la moitié sont des Américains, en échange d'une pause humanitaire de trois jours afin de permettre au Hamas de libérer les otages et à l'Égypte de disposer d'un délai supplémentaire pour acheminer l'aide humanitaire», a révélé une source du Hamas. «Il y a un désaccord sur la durée et sur le nord de la bande de Gaza, qui est le théâtre de vastes opérations de combat. Le Qatar attend une réponse israélienne.»

Israël a demandé aux Palestiniens de quitter le nord de Gaza, qui est encerclé par ses forces blindées, sous peine d'être pris au piège de la violence. Mais les parties centrales et méridionales de l'enclave ont également essuyé de nouveaux tirs alors que la guerre entre dans son deuxième mois.

Une frappe aérienne qui a touché des maisons dans le camp de réfugiés de Nusseirat mercredi matin a tué 18 personnes. À Khan Younès, six personnes, dont une jeune fille, ont été tuées dans une frappe aérienne.

«Nous étions assis en paix quand, tout à coup, une frappe aérienne de F-16 a touché une maison et l'a fait exploser, tout le pâté de maisons, trois maisons côte à côte», a déclaré Mohammed Abou Daqa, un habitant du voisinage.

«Des civils, tous des civils. Une vieille femme, un vieil homme et d'autres disparus sous les décombres», a-t-il indiqué.

Alléger les souffrances des civils

Des milliers d'autres civils restent à l'intérieur de la zone nord encerclée, notamment à l'hôpital Al-Shifa de Gaza, où Umm Haitham Hejela s'est réfugiée avec ses jeunes enfants dans une tente improvisée.

«La situation s'aggrave de jour en jour», a-t-elle signalé. «Il n'y a pas de nourriture, pas d'eau. Lorsque mon fils va chercher de l'eau, il fait la queue pendant trois ou quatre heures. Les boulangeries ont été touchées, nous n'avons pas de pain.»

Les représentants de l'ONU et du G7 ont multiplié les appels à une pause humanitaire afin d'alléger les souffrances des civils à Gaza, où des quartiers entiers ont été rasés par les bombardements israéliens et où les produits de première nécessité sont presque épuisés.

«Il est important de faire comprendre à Israël qu'il est contraire à ses intérêts de voir chaque jour l'image terrible des besoins humanitaires dramatiques du peuple palestinien», a déclaré le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres. «Cela n'aide pas Israël par rapport à l'opinion publique mondiale.»

Les autorités palestiniennes ont déclaré que 10 569 personnes avaient été tuées, dont 40% d'enfants. Le niveau de mort et de souffrance est «difficile à comprendre», a souligné Christian Lindmeier, porte-parole de l'agence des Nations unies pour la santé.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Liban enquête sur une rencontre entre un influent banquier et Netanyahu

La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
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  • Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington
  • Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire.

Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington, provoquant un tollé au Liban.

Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet.

M. Sehnaoui, décrit par sa compagne comme un "chrétien sioniste", prône la normalisation des relations israélo-libanaises, alors que les deux pays, techniquement toujours en état de guerre, mènent depuis avril des négociations sous égide américaine pour une issue à leur conflit.

Son établissement, la Société Générale de Banque au Liban (SGBL) fait partie des plus grandes banques libanaises, accusées d'avoir joué un rôle dans l'effondrement économique du pays à partir de 2019. M. Sehnaoui possède également des parts dans des médias.

Un responsable judiciaire qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le procureur général avait demandé aux forces de sécurité d'ouvrir une enquête sur la photo d'Axios "pour établir son authenticité".

"Les mesures légales appropriées seront prises si c'est le cas", a-t-il ajouté.

De leur côté, plusieurs avocats libanais ont saisi la justice, réclamant des poursuites contre M. Sehnaoui pour ses contacts avec Israël et son Premier ministre, a-t-il indiqué.

Une autre photo publiée par M. Netanyahu sur X montre M. Sehnaoui derrière lui.

En avril, M. Sehnaoui était apparu dans une vidéo dans laquelle Mme Ortagus annonçait qu’il avait fait un don au musée de l’Holocauste aux Etats-Unis et le présentait comme un "chrétien sioniste".

Le banquier est dans le viseur des enquêteurs français depuis avril.

Ils suspectent la SGBL et sa filiale française Banque Richelieu France, dont M. Sehnaoui est président non exécutif, d'avoir participé, avec d'autres établissements, à des transferts d'actifs vers l'Europe pendant et après le début de la crise financière de 2019.

 


Egypte: incendie sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette 

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  • Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée"
  • Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident"

LE CAIRE: Un incendie s'est déclaré mercredi à bord de deux navires de traitement et de stockage de gaz naturel dans le port de Damiette, dans le nord de l'Egypte, a annoncé le ministère égyptien du Pétrole, sans préciser les causes du feu.

Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée", ajoutant qu'il n'y avait eu aucune "perte humaine".

Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident".

L'ancien président de l'Autorité du port de Damiette, le général Ayman Saleh, a indiqué à l'AFP qu'"un navire de regazéification était amarré aux côtés d'un méthanier dans le port", expliquant que l'opération de regazéification "s'effectue sous une très forte pression", de sorte que toute fuite peut provoquer un incendie.

Il n'a pas précisé à qui appartenaient les deux bâtiments.

 


L'armée israélienne accuse le Hezbollah d'une «violation flagrante» de l'accord de cessez-le-feu

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
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  • "Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité
  • "Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

"Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité", indique le communiqué militaire.

"Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah", poursuit-il.

Un accord-cadre a été conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, en vue de mettre fin à la guerre entre les deux pays.

Son application prévoit notamment la mise en place de "zones pilotes" dans le sud du Liban, où le désarmement du Hezbollah doit constituer un test avant un retrait progressif des forces israéliennes d'autres secteurs.

Le mouvement chiite, soutenu par l'Iran, rejette cet accord et refuse de déposer les armes, mais n'a toutefois pas revendiqué d'attaque depuis le 20 juin.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin.

L'armée israélienne a indiqué que des troupes continueraient d'y être déployées pour une période indéterminée, "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Dimanche, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.