A l’ONU, Riyad appelle à une fin à la guerre et à la catastrophe humanitaire à Gaza

Abdelaziz Alwasil, envoyé de l'Arabie saoudite auprès des Nations unies (Photo, Twitter @ksamissionun).
Abdelaziz Alwasil, envoyé de l'Arabie saoudite auprès des Nations unies (Photo, Twitter @ksamissionun).
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Publié le Mercredi 29 novembre 2023

A l’ONU, Riyad appelle à une fin à la guerre et à la catastrophe humanitaire à Gaza

  • L'envoyé de l’Arabie saoudite auprès de l'ONU a appelé à une action commune pour mettre fin à la brutalité contre les civils sans défense
  • Il affirme que son pays ne ménage aucun effort pour protéger les civils de Gaza et leur fournir de l'aide, et qu'il a levé à ce jour plus de 133 millions de dollars pour y parvenir

NEW YORK: L'Arabie saoudite a une nouvelle fois appelé à «l'arrêt immédiat des opérations militaires» à Gaza, tandis que l'ambassadeur du Royaume à l'ONU a lancé un cri de ralliement en faveur d'efforts internationaux collectifs pour mettre fin à la catastrophe humanitaire dans le territoire.

S'adressant mardi à l'Assemblée générale des Nations unies, Abdelaziz Alwasil a brossé un tableau sombre de «civils sans défense» confrontés à une brutalité implacable, à la destruction d'infrastructures vitales, notamment de centres de santé et de lieux de culte, et à la perte alarmante de vies innocentes, dont des milliers de femmes, d'enfants et de personnes âgées.

Il a déclaré que son pays ne ménageait aucun effort pour protéger les civils de Gaza et leur apporter de l'aide. Son engagement à fournir une assistance humanitaire par voie aérienne et maritime, ainsi que le lancement d'importantes campagnes de collecte de fonds qui ont permis de récolter plus de 500 millions de riyals (1 riyal saoudien = 0,24 euro), soulignent la volonté de l’Arabie saoudite d'alléger les souffrances des civils palestiniens, a-t-il ajouté.

Le 11 novembre, Riyad a accueilli un sommet extraordinaire conjoint islamo-arabe pour discuter de l'escalade de la guerre, au cours duquel les participants ont adopté une résolution déclarant qu'ils «rejetaient sans équivoque l'agression israélienne contre Gaza».

Il a également condamné le déplacement des Palestiniens, les attaques contre les hôpitaux et la violence généralisée dans la région. La résolution a souligné le besoin immédiat de nourriture, de médicaments et de carburant à Gaza et a demandé que les convois d'aide humanitaire aient accès au territoire de toute urgence.

La résolution a exhorté l'Organisation de la coopération islamique et la Ligue des pays arabes à adopter une position officielle d'opposition à l'agression à Gaza, et a appelé à une pression accrue pour essayer d'établir un processus politique sérieux visant à parvenir à une paix globale et juste, conformément aux principes du droit international.

Violations du droit international

Alwasil a salué la pause humanitaire qui a débuté vendredi et qui a été initiée par les efforts du Qatar, de l'Égypte et des États-Unis, tout en appelant à ce qu'elle devienne un arrêt complet des opérations militaires. Il a également souligné l'importance de la libération de tous les otages et prisonniers, et réitéré la nécessité d'appliquer sans conditions toutes les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies et les mandats de l'Assemblée générale.

Alwasil a insisté que les forces d'occupation israéliennes devaient être tenues responsables de leurs actes, a dénoncé l'utilisation d'armes interdites par les conventions internationales et a condamné l'annexion des colonies en Cisjordanie.

Il a par ailleurs critiqué les responsables des incursions répétées dans la mosquée Al-Aqsa, qu'il a qualifiées de graves violations du droit international et de provocations qui font monter les tensions et perturbent les efforts de paix.

«Nous appelons la communauté internationale à tenir les forces d'occupation israéliennes responsables de ces crimes inhumains, qui constituent une violation flagrante du droit humanitaire international», a déclaré Alwasil.

Nous mettons en garde contre la pratique du «deux poids, deux mesures», contre la sélectivité et contre le non-respect des lois et des résolutions de l'ONU. Cela a de graves conséquences qui vont au-delà de cette crise et qui sapent la légitimité de l'ordre mondial, ce qui se répercute négativement sur notre capacité à maintenir la paix et la sécurité internationales», a-t-il averti.

Alwasil a réitéré la conviction inébranlable de l'Arabie saoudite qu'une solution à deux États est la clé de la stabilité et de la sécurité pour la Palestine.

Il a conclu qu'il est nécessaire «que les forces d'occupation israéliennes tiennent compte des appels à la paix, à savoir l'initiative de paix arabe, et qu'elles s'engagent de bonne foi dans des négociations sérieuses afin de parvenir à une paix fondée sur la solution à deux États. Cela nous permettrait d'assurer la sécurité et la stabilité dans cette région vitale du monde».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Macron annonce la mort d'un 2e militaire français de la Finul des suites de ses blessures

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  • "Le caporal-chef Anicet Girardin du 132e régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes, rapatrié hier du Liban où il avait été gravement blessé par des combattants du Hezbollah, est mort ce matin des suites de ses blessures"
  • La Nation salue "avec émotion" sa mémoire "et son sacrifice".

PARIS: Un deuxième militaire français de la Finul, la mission de l'ONU au Liban, est mort mercredi "des suites de ses blessures" infligées au Liban "par des combattants du Hezbollah" dans "la même embuscade" qui a tué samedi l'adjudant Florian Montorio, a annoncé Emmanuel Macron.

"Le caporal-chef Anicet Girardin du 132e régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes, rapatrié hier du Liban où il avait été gravement blessé par des combattants du Hezbollah, est mort ce matin des suites de ses blessures", a déclaré le président sur le réseau X, ajoutant que la Nation saluait "avec émotion" sa mémoire "et son sacrifice".

 

 


Liban: une frappe israélienne sur la Békaa fait un mort et deux blessés malgré la trêve

Un membre de la défense civile inspecte des véhicules détruits ainsi que des gravats et débris après un bombardement israélien sur le village de Shmistar, au centre de la vallée orientale de la Békaa au Liban, le 8 avril 2026. (ARCHIVES/AFP)
Un membre de la défense civile inspecte des véhicules détruits ainsi que des gravats et débris après un bombardement israélien sur le village de Shmistar, au centre de la vallée orientale de la Békaa au Liban, le 8 avril 2026. (ARCHIVES/AFP)
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  • Une frappe de drone israélienne dans l’ouest de la Békaa (Liban) a fait 1 mort et 2 blessés, malgré un cessez-le-feu fragile en cours entre Israël et le Hezbollah
  • Les tensions persistent avec des échanges de tirs : roquettes et drones du Hezbollah en riposte, frappes israéliennes en retour, sur fond d’escalade régionale récente

BEYROUTH: Une frappe israélienne dans l'ouest de la région de la Békaa (est du Liban) a fait un mort et deux blessés mercredi, ont rapporté des médias d'Etat libanais, malgré la trêve en vigueur entre Israël et le Hezbollah pro-iranien.

"Une personne a été tuée et deux autres blessées à la suite d'une attaque menée par un drone ennemi à l'aube, à la périphérie d'Al-Jabour, dans l'ouest de la Békaa", a rapporté mercredi l'Agence nationale d'information (Ani).

L'agence fait en outre état de tirs d'artillerie israéliens et de démolitions dans les villes du sud actuellement occupées par Israël.

Le mouvement libanais Hezbollah avait dit mardi que ses combattants avaient tiré des roquettes et envoyé des drones d'attaque contre un site militaire israélien "en représailles aux flagrantes" violations du cessez-le-feu, invoquant notamment "les attaques contre des civils et la destruction de maisons et villages".

L'armée israélienne avait indiqué mardi que le Hezbollah avait "tiré plusieurs roquettes" en direction de soldats stationnés dans le sud du Liban et que l'armée avait frappé le lance-roquettes en retour.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale déclenchée par le 28 février par l'attaque américano-israélienne sur l'Iran, en tirant le 2 mars des roquettes sur Israël.

Depuis, Israël a pris le contrôle d'une bande de territoire libanais d'une profondeur d'une dizaine de kilomètres courant le long de la frontière israélo-libanaise.

Un fragile cessez-le-feu de 10 jours est entré en vigueur vendredi entre Israël et le Hezbollah pro-iranien.


Le prince héritier saoudien discute de l'évolution de la situation au Liban avec le président

Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman. (Fichier/SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman. (Fichier/SPA)
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  • M. Aoun a exprimé sa reconnaissance au prince héritier pour le soutien saoudien au Liban et l'assistance continue du Royaume en toutes circonstances
  • Le prince héritier a affirmé le soutien du Royaume au Liban dans le maintien de sa souveraineté et de ses efforts pour préserver ses ressources, son intégrité territoriale et son unité

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu un appel téléphonique du président libanais Joseph Aoun, a rapporté mardi l'Agence de presse saoudienne.

Au cours de cet appel, ils ont discuté des derniers développements au Liban et dans la région, ainsi que des efforts déployés pour parvenir à la sécurité et à la stabilité.

M. Aoun a remercié le prince héritier pour le soutien saoudien au Liban et l'assistance continue du Royaume en toutes circonstances.

Le prince héritier a affirmé le soutien du Royaume au Liban dans le maintien de sa souveraineté et de ses efforts pour préserver ses ressources, son intégrité territoriale et son unité.

Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Hezbollah, négocié par Washington, est entré en vigueur jeudi dernier, mais les forces israéliennes restent déployées dans une bande de terre libanaise de 5 à 10 km de profondeur tout au long de la frontière.

De nouveaux entretiens entre les ambassadeurs américains du Liban et d'Israël auront lieu jeudi à Washington, selon un responsable du département d'État américain, après les premiers entretiens directs entre les deux pays depuis des décennies, qui ont eu lieu le 14 avril.