L’Arabie saoudite appelle au cessez-le-feu à Gaza lors d’une conférence de l'OIAC

La 28e session de la Conférence des États parties, qui supervise la mise en œuvre de la Convention sur les armes chimiques, a débuté à La Haye (Photo, Reuters).
La 28e session de la Conférence des États parties, qui supervise la mise en œuvre de la Convention sur les armes chimiques, a débuté à La Haye (Photo, Reuters).
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Publié le Jeudi 30 novembre 2023

L’Arabie saoudite appelle au cessez-le-feu à Gaza lors d’une conférence de l'OIAC

  • L'ambassadeur saoudien réitère son rejet des appels au déplacement forcé des Palestiniens de Gaza
  • Il a déclaré que le rôle de l'OIAC dans le maintien de la paix et de la sécurité internationales s'était accru

RIYAD: La 28e session de la Conférence des États parties, qui supervise la mise en œuvre de la Convention sur les armes chimiques, a débuté à La Haye.

La délégation saoudienne à cette réunion, qui se déroule jusqu’au 1er décembre, est dirigée par Ziyad al-Attiyah, ambassadeur aux Pays-Bas et représentant permanent du Royaume auprès de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques(OIAC).

Lors de la conférence, Al-Attiyah a souligné la position ferme de l'Arabie saoudite en faveur du renforcement de la coopération internationale visant à interdire toutes les armes de destruction massive et à empêcher leur propagation.

Il a réitéré l'appel à faire du Moyen-Orient une région exempte de telles armes et la conviction que la convention était essentielle à cet égard, jouant un rôle central dans le renforcement de la paix et de la sécurité internationales.

Attaques sur Gaza

Al-Attiyah a également souligné la condamnation par l’Arabie saoudite des attaques israéliennes contre la bande de Gaza en violation des lois internationales, actions qui, selon lui, ont gravement porté atteinte à la crédibilité de la communauté internationale.

Il est essentiel d'imposer un cessez-le-feu immédiat et de remédier à la situation humanitaire à Gaza, a-t-il ajouté.

L'ambassadeur saoudien a signalé qu'aucune partie ne devrait être autorisée à porter atteinte à l'intégrité de la Convention sur les armes chimiques, et il a souligné que l'agression contre Gaza était venue de l'un des signataires de l'accord.

Il a précisé que cela ne l'exonère pas de toute responsabilité en cas de violation et qu'il ne fait aucun doute que signer sans y adhérer pendant une longue période porte atteinte au principe d'universalité de l'accord. Dans ce contexte, la communauté internationale ne peut accepter la déclaration d'une menace de recours aux armes de destruction massive, a-t-il ajouté.

Plus pertinente que jamais

Al-Attiyah a renouvelé le rejet par l’Arabie saoudite des appels au déplacement forcé des Palestiniens de Gaza et sa condamnation du ciblage répété des civils.

Il a souligné la nécessité d'ouvrir immédiatement des couloirs sécuritaires en réponse aux appels des pays et des organisations pour acheminer l'aide humanitaire.

Il a déclaré que le rôle de l’Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) dans le maintien de la paix et de la sécurité internationales s’était accru, notamment avec les développements rapides dans le domaine chimique. Cela en fait une organisation intergouvernementale plus pertinente que jamais, et il relève de la responsabilité mondiale de soutenir son travail, a-t-il insisté.

Al-Attiyah a mentionné que l'organisation devait maintenir son efficacité et son efficience, notamment les connaissances, les compétences et les capacités scientifiques de son personnel afin de relever les défis.

Il a exhorté les membres à explorer toutes les solutions possibles et à proposer des modèles créatifs pour parvenir à un cadre clair, comblant le fossé entre les règles d'emploi et les besoins du secrétariat technique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
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  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
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  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

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  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.