En visite au Canada, les ministres des AE Turc et arabes appellent à un cessez-le-feu immédiat à Gaza

La délégation était présidée par le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane. (Ekhbariya TV)
La délégation était présidée par le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane. (Ekhbariya TV)
La délégation était présidée par le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane. (SPA)
La délégation était présidée par le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane. (SPA)
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Publié le Dimanche 10 décembre 2023

En visite au Canada, les ministres des AE Turc et arabes appellent à un cessez-le-feu immédiat à Gaza

  • La délégation a exhorté la communauté internationale à assumer rapidement sa responsabilité de protéger les civils
  • La délégation a insisté sur la nécessité de prendre des mesures sérieuses pour assurer la sécurité des couloirs de secours

LONDRES: Une délégation formée des ministres des Affaires étrangères des pays arabes et de la Turquie a réaffirmé samedi l’importance d’un cessez-le-feu immédiat pour rétablir la sécurité et la stabilité dans la bande de Gaza, lors d’une visite dans la capitale canadienne.

La délégation, présidée par le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a été reçue par le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, à Ottawa, avant d’entamer une série de pourparlers officiels avec la ministre des Affaires étrangères Mélanie Joly, a indiqué le ministère des Affaires étrangères du Royaume.

Le ministre palestinien des Affaires étrangères, Riyad al-Maliki, et son homologue turc, Hakan Fidan, ont également participé à ces pourparlers.

Les responsables ont discuté de l’évolution de la situation à Gaza et de ses répercussions, ainsi que de l’escalade militaire Israélienne contre les civils palestiniens, a indiqué le ministère dans un communiqué.

La délégation a exhorté la communauté internationale à assumer rapidement sa responsabilité de protéger les civils, ajoutant que les discussions sur l’avenir de Gaza et la question palestinienne «doivent avoir lieu après un cessez-le-feu immédiat et un apaisement de l’escalade militaire injustifiée».

La délégation a insisté sur la nécessité de prendre des mesures sérieuses pour assurer la sécurité des couloirs de secours pour l’acheminement de l’aide humanitaire, alimentaire et médicale urgente à Gaza.

Elle a ensuite mis l’accent sur l’importance de mettre en place les conditions politiques nécessaires à la création d’un État palestinien et a refusé de discuter de l’avenir de Gaza séparément du conflit israélo-palestinien au sens large.

Les ministres se sont déclarés insatisfaits de voir bloqué un appel du Conseil de sécurité des Nations unies en faveur d’un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, et ont exprimé leur inquiétude face à l’ampleur croissante des attaques flagrantes menées par les forces israéliennes contre des civils, et aux violations répétées du droit international.

Vendredi, la délégation, composée de représentants de l’Égypte, de la Jordanie, du Qatar, de l’Arabie saoudite, de la Turquie et de l’Autorité palestinienne, s’est entretenue avec le secrétaire d’État américain, Anthony Blinken, après que Washington a opposé son veto à la résolution.

Les autorités sanitaires de l’enclave assiégée ont précisé samedi que le nombre de morts avait dépassé les 17 700, dont 70% de femmes et d’enfants, et que plus de 46 000 personnes avaient été blessées.

La majorité de la population de Gaza, qui compte plus de 2 millions d’habitants, a été contrainte à l’exode.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 

 


Le Liban enquête sur une rencontre entre un influent banquier et Netanyahu

La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
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  • Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington
  • Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire.

Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington, provoquant un tollé au Liban.

Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet.

M. Sehnaoui, décrit par sa compagne comme un "chrétien sioniste", prône la normalisation des relations israélo-libanaises, alors que les deux pays, techniquement toujours en état de guerre, mènent depuis avril des négociations sous égide américaine pour une issue à leur conflit.

Son établissement, la Société Générale de Banque au Liban (SGBL) fait partie des plus grandes banques libanaises, accusées d'avoir joué un rôle dans l'effondrement économique du pays à partir de 2019. M. Sehnaoui possède également des parts dans des médias.

Un responsable judiciaire qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le procureur général avait demandé aux forces de sécurité d'ouvrir une enquête sur la photo d'Axios "pour établir son authenticité".

"Les mesures légales appropriées seront prises si c'est le cas", a-t-il ajouté.

De leur côté, plusieurs avocats libanais ont saisi la justice, réclamant des poursuites contre M. Sehnaoui pour ses contacts avec Israël et son Premier ministre, a-t-il indiqué.

Une autre photo publiée par M. Netanyahu sur X montre M. Sehnaoui derrière lui.

En avril, M. Sehnaoui était apparu dans une vidéo dans laquelle Mme Ortagus annonçait qu’il avait fait un don au musée de l’Holocauste aux Etats-Unis et le présentait comme un "chrétien sioniste".

Le banquier est dans le viseur des enquêteurs français depuis avril.

Ils suspectent la SGBL et sa filiale française Banque Richelieu France, dont M. Sehnaoui est président non exécutif, d'avoir participé, avec d'autres établissements, à des transferts d'actifs vers l'Europe pendant et après le début de la crise financière de 2019.

 


Egypte: incendie sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette 

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  • Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée"
  • Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident"

LE CAIRE: Un incendie s'est déclaré mercredi à bord de deux navires de traitement et de stockage de gaz naturel dans le port de Damiette, dans le nord de l'Egypte, a annoncé le ministère égyptien du Pétrole, sans préciser les causes du feu.

Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée", ajoutant qu'il n'y avait eu aucune "perte humaine".

Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident".

L'ancien président de l'Autorité du port de Damiette, le général Ayman Saleh, a indiqué à l'AFP qu'"un navire de regazéification était amarré aux côtés d'un méthanier dans le port", expliquant que l'opération de regazéification "s'effectue sous une très forte pression", de sorte que toute fuite peut provoquer un incendie.

Il n'a pas précisé à qui appartenaient les deux bâtiments.

 


L'armée israélienne accuse le Hezbollah d'une «violation flagrante» de l'accord de cessez-le-feu

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
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  • "Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité
  • "Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

"Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité", indique le communiqué militaire.

"Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah", poursuit-il.

Un accord-cadre a été conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, en vue de mettre fin à la guerre entre les deux pays.

Son application prévoit notamment la mise en place de "zones pilotes" dans le sud du Liban, où le désarmement du Hezbollah doit constituer un test avant un retrait progressif des forces israéliennes d'autres secteurs.

Le mouvement chiite, soutenu par l'Iran, rejette cet accord et refuse de déposer les armes, mais n'a toutefois pas revendiqué d'attaque depuis le 20 juin.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin.

L'armée israélienne a indiqué que des troupes continueraient d'y être déployées pour une période indéterminée, "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Dimanche, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.