Gaza: L'Espagne plaide pour la «protection» des civils

Le ministre espagnol des Affaires étrangères José Manuel Albares s'exprime lors d'une conférence de presse avec son homologue marocain après leur rencontre à Rabat le 14 décembre 2023 (Photo, AFP).
Le ministre espagnol des Affaires étrangères José Manuel Albares s'exprime lors d'une conférence de presse avec son homologue marocain après leur rencontre à Rabat le 14 décembre 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 15 décembre 2023

Gaza: L'Espagne plaide pour la «protection» des civils

  • Le chef de la diplomatie espagnole a appelé jeudi Israël à «faire la différence» entre les «objectifs terroristes» et les civils à Gaza
  • Selon Jose Manue Albares, la population de Gaza «doit avoir la garantie des fournitures les plus essentielles: l'eau, les aliments, les médicaments, le fioul»

RABAT: Le chef de la diplomatie espagnole a appelé jeudi Israël à "faire la différence" entre les "objectifs terroristes" et les civils à Gaza, affirmant que les lieux de culte, les hôpitaux et les locaux de l'ONU ne peuvent pas être pris pour "cibles".

"La voix de l’Espagne va toujours s'élever pour la protection des droits de la population civile palestinienne à Gaza. Il faut faire la différence entre les objectifs terroristes et la population civile. On ne peut pas avoir comme cibles des lieux de culte, des hôpitaux, des sièges des Nations Unies", a déclaré Jose Manuel Albares lors d'une conférence de presse avec son homologue marocain Nasser Bourita.

"Nous avons condamné le 7 octobre l’attaque terroriste du Hamas contre Israël et nous avons dit très clairement que Israël a le droit de se défendre. Nous avons souligné également que cette défense face à cette attaque terroriste doit se faire dans les limites du droit international humanitaire", a-t-il ajouté.

L'attaque du Hamas, d'une ampleur sans précédent, a provoqué la mort de 1.200 personnes, en majorité des civils, selon les autorités israéliennes.

En représailles, Israël procède depuis à des bombardements intensifs dans lesquels près de 18.800 personnes ont péri, en majorité des civils, selon le ministère de la Santé de ce territoire contrôlé par le Hamas.

«Processus politique sérieux»

Selon M. Albares, la population de Gaza "doit avoir la garantie des fournitures les plus essentielles : l'eau, les aliments, les médicaments, le fioul".

Il a réitéré l'appel de l'Espagne à la tenue d'une conférence de paix internationale qui doit selon lui aboutir à la création d'un État palestinien "réaliste, viable avec Gaza et Cisjordanie connectés et avec sa capitale à Jérusalem-Est".

M. Bourita a pour sa part estimé que "la communauté internationale doit assumer la responsabilité de lancer un processus politique sérieux conduisant à la mise en place d'une solution à deux Etats, avec un Etat palestinien dans les frontières de 1967 (avant l'occupation israélienne) et avec Jérusalem-est comme capitale".

L'Espagne est l'un des pays les plus critiques au sein de l'UE vis-à-vis d'Israël au sujet de la guerre à Gaza, un positionnement qui a provoqué des tensions entre Madrid et le gouvernement de Benjamin Netanyahou.

Israël a rappelé fin novembre son ambassadrice à Madrid pour protester contre des propos jugés "scandaleux" du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez qui a émis de "sérieux doutes" sur le respect par Israël du droit international.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.