Le Maroc et les Émirats arabes unis inaugurent une nouvelle ère de coopération

Une photo fournie par la Cour présidentielle des Émirats arabes unis montre le président des Émirats arabes unis, Cheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan (à droite), marchant aux côtés du roi du Maroc Mohammed VI (à gauche), lors d'une cérémonie d'accueil d'une visite d'État, au palais Qasr Al-Watan à Abou Dhabi, le 4 décembre 2023. (AFP).
Une photo fournie par la Cour présidentielle des Émirats arabes unis montre le président des Émirats arabes unis, Cheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan (à droite), marchant aux côtés du roi du Maroc Mohammed VI (à gauche), lors d'une cérémonie d'accueil d'une visite d'État, au palais Qasr Al-Watan à Abou Dhabi, le 4 décembre 2023. (AFP).
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Publié le Lundi 08 janvier 2024

Le Maroc et les Émirats arabes unis inaugurent une nouvelle ère de coopération

  • Les deux pays entretiennent des relations historiques et fraternelles, basées sur le respect mutuel, la confiance et la coopération fructueuse
  • «Les EAU peuvent accompagner le développement économique du Maroc sur plusieurs plans»

CASABLANCA: Entre le roi du Maroc, Mohammed VI, et le président des Émirats arabes unis (EAU), cheikh Mohammed ben Zayed al-Nahyane, les relations ont toujours été au beau fixe. Leurs deux pays entretiennent des relations historiques et fraternelles, basées sur le respect mutuel, la confiance et la coopération fructueuse. Des relations qui ont été à l’image de l’accueil officiel haut en couleur réservé au roi du Maroc lors de sa visite officielle à Abu Dhabi au début du mois de décembre 2023.

«On ne peut que se féliciter de cette visite qui a donné lieu à un accueil véritablement grandiose de la part de Mohammed ben Zayed al-Nahyane, un ami du Maroc de longue date et dont les liens avec le roi du Maroc sont profondément amicaux et respectueux. Des liens qui n’ont fait que se consolider à l’occasion de cette visite officielle effectuée par Mohammed VI», commente pour Arab News en français le président de l’Institut marocain des relations internationales (Imri), Jawad Kerdoudi.

Pour ce dernier, cette visite revêt une importance particulière sur les plans politique et économique. Ainsi, quasiment tous les ministres marocains ont fait le déplacement, en plus d’une importante délégation d’officiels marocains et de conseillers royaux.

Mohammed VI et Mohammed ben Zayed al-Nahyane ont signé la déclaration intitulée «Vers un partenariat novateur, renouvelé et enraciné», visant à développer divers domaines de coopération économique, commerciale et d'investissement. «C’est la première fois que le roi du Maroc signe lui-même, avec Mohammed ben Zayed al-Nahyane, une déclaration commune. Un geste fort qui représente un gage de volonté des deux parties de renforcer davantage leurs relations bilatérales», déclare M. Kerdoudi.

Sur le plan politique, il faut savoir que les EAU reconnaissent la marocanité du Sahara et réitèrent à chaque occasion leur position ferme en faveur de la souveraineté territoriale du Maroc sur ses provinces du sud.

Sur le plan politique, il faut savoir que les EAU reconnaissent la marocanité du Sahara et réitèrent à chaque occasion leur position ferme en faveur de la souveraineté territoriale du Maroc sur ses provinces du sud. De son côté, le Maroc a été l’un des premiers pays à reconnaître et à soutenir l’indépendance de cet État du Golfe et il a toujours été aux côtés des Émiratis sur des questions d’ordre sécuritaire et géopolitique.

Quoi qu’il en soit, la visite du monarque marocain revêtait cette fois-ci une dimension économique particulièrement marquée. La coopération économique et les investissements ont pris une importance cruciale dans les échanges entre les deux délégations, conduisant à la signature de mémorandums d'entente dans quasiment tous les domaines stratégiques du Maroc.

Moteurs du développement économique

Ces secteurs sont ceux dans lesquels le Royaume souhaite se positionner pour en faire de véritables moteurs du développement économique d'ici à 2030, année de l’organisation de la Coupe du monde de football par le Maroc, l’Espagne et le Portugal.

«Les EAU peuvent accompagner le développement économique du Maroc sur plusieurs plans. Outre le flux des investissements, les Émiratis disposent d’une grande expertise dans tous les domaines ayant fait l’objet d’accords. Ils pourront partager avec nous leur expertise sur les plans de l’ingénierie financière et du déploiement de ces projets grandioses», souligne Jawad Kerdoudi.

Parmi ces secteurs, on citera notamment le tourisme, l’éducation, le numérique, l’immobilier, le dessalement de l’eau de mer, les ports et aéroports, l’énergie, le gaz naturel, l’agriculture, la pêche maritime et le ferroviaire. Des accords en quantité qui concernent tous les secteurs névralgiques de l’économie marocaine et qui renforceront sans aucun doute les liens entre les deux pays.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.