Washington a abattu un missile tiré depuis le Yémen et visant un destroyer américain

Un avion décolle pour rejoindre la coalition dirigée par les États-Unis visant à mener des frappes aériennes contre des cibles militaires au Yémen, visant la milice Houthi soutenue par l'Iran qui cible le transport maritime international dans la mer Rouge, depuis un lieu non divulgué, sur cette photo publiée. le 12 janvier 2024. (Reuters)
Un avion décolle pour rejoindre la coalition dirigée par les États-Unis visant à mener des frappes aériennes contre des cibles militaires au Yémen, visant la milice Houthi soutenue par l'Iran qui cible le transport maritime international dans la mer Rouge, depuis un lieu non divulgué, sur cette photo publiée. le 12 janvier 2024. (Reuters)
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Publié le Lundi 15 janvier 2024

Washington a abattu un missile tiré depuis le Yémen et visant un destroyer américain

  • «Le missile a été abattu dans les environs de la côte d'Hodeida (dans l'ouest du Yémen, NDLR) par un avion de chasse américain», a ajouté le Centcom
  • L'attaque semble être la première à avoir ciblé un destroyer américain, dans un contexte d'attaques perpétrées par les Houthis contre des navires en mer Rouge qu'ils estiment liés à Israël

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé dimanche avoir abattu un missile de croisière ciblant un destroyer américain, tiré depuis une zone du Yémen contrôlée par les Houthis.

Dimanche vers 16H45 locales (13H45 GMT), "un missile de croisière antinavire tiré depuis les zones (contrôlées par les) militants Houthis soutenus par l'Iran en direction du USS Laboon", un destroyer américain opérant dans le sud de la mer Rouge, a communiqué le Commandement militaire américain au Moyen-Orient (Centcom).

"Le missile a été abattu dans les environs de la côte d'Hodeida (dans l'ouest du Yémen, NDLR) par un avion de chasse américain", a ajouté le Centcom, indiquant qu'il n'y a eu ni blessé ni dégât.

L'attaque semble être la première à avoir ciblé un destroyer américain, dans un contexte d'attaques perpétrées par les Houthis contre des navires en mer Rouge qu'ils estiment liés à Israël. Des attaques conduites en "solidarité" avec les Palestiniens de Gaza, où Israël et le Hamas sont en guerre depuis l'attaque meurtrière du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien le 7 octobre.

Washington a démenti des informations de médias Houthis faisant état de nouvelles "frappes américano-britanniques" menées dimanche contre la cité portuaire de Hodeida.

"Aucune frappe américaine ou de la coalition n'a eu lieu aujourd'hui", dimanche, a indiqué un responsable américain sous couvert d'anonymat.

Les forces américaines et britanniques ont frappé vendredi des cibles Houthis à travers le Yémen, renforçant les craintes de propagation régionale de la guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas.

Les Houthis ont tiré ensuite "au moins un missile" qui n'a cependant touché aucun navire, a indiqué l'armée américaine. Puis, samedi matin, une nouvelle frappe américaine a été effectuée contre un site radar au Yémen, a rapporté la même source.

Environ 12% du commerce mondial transite par la mer Rouge, mais depuis la mi-novembre, les attaques Houthis ont contraint de nombreuses compagnies maritimes à éviter la zone, et emprunter la route la plus longue autour de la pointe de l'Afrique, au prix d'un surcoût du transport et de délais plus longs d'acheminement.

La campagne des Houthis fait suite à l'attaque sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre, qui a fait environ 1 140 morts, majoritairement des civils, selon un décompte de l'AFP à partir du bilan israélien.

En représailles à l'attaque, Israël a juré d'anéantir le Hamas, au pouvoir à Gaza et y mène des opérations qui ont fait au moins 23 968 morts, principalement des femmes, adolescents et enfants, selon le dernier bilan du ministère de la Santé du Hamas, au pouvoir dans le territoire côtier.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.

 


Un accord de sécurité avec Israël doit précéder toute rencontre avec Netanyahu déclare Joseph Aoun

Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
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  • L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu
  • Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir.

M. Aoun a réitéré que "le moment n'était pas approprié pour une réunion" avec le dirigeant israélien, selon un comuniqué de la présidence.

"Il faut parvenir d'abord à un accord de sécurité" et obtenir "l'arrêt des agressions israéliennes" contre le Liban, a-t-il ajouté.

Il a cependant assuré que la décision d'engager des négociations avec Israël, rejetée par le Hezbollah, était "sans retour", répétant que le processus visait à obtenir "le retrait israélien des territoires libanaise occupés et le retour des prisonniers" libanais.

Une troisième session de "discussions préliminaires" en vue de ces négociations est attendue "ces prochains jours", a indiqué le communiqué de la présidence.

L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le mouvement Hezbollah pro-iranien.

Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné.

Les ambassadeurs d'Israël et du Liban aux Etats-Unis se sont rencontrés à deux reprises à Washington au cours des dernières semaines, pour la première fois depuis des décennies, en vue de l'ouverture de négociations directes entre les deux pays, en état de guerre depuis 1948.

Le chef du Hezbollah Naïm Qassem a répété lundi son opposition à des négociations directes avec Israël, estimant qu'elles seraient "une concession gratuite, sans résultat".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en lançant une attaque contre Israël, qui poursuit ses frappes sur le pays malgré la trêve.

Cette guerre dévastatrice a fait près de 2.700 morts et plus d'un million de déplacés.


Reprise des frappes iraniennes contre les Emirats

Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
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  • Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus
  • Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays"

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont annoncé avoir été visés lundi par une attaque de drones iraniens et avoir intercepté des missiles de croisière, dans les premières frappes de Téhéran en plus d'un mois, qui fragilisent la trêve dans la guerre au Moyen-Orient.

Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus, voie maritime stratégique au coeur des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran. Trois personnes ont été blessées dans cette attaque, selon les autorités locales.

Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays". "Trois ont été interceptés au-dessus des eaux territoriales, tandis qu'un est tombé en mer", a-t-il poursuivi dans un message sur ses réseaux sociaux.

"Ces attaques représentent une escalade dangereuse et une transgression inacceptable", a réagi le ministère émirati des Affaires étrangères, ajoutant que le pays "se réservait pleinement le droit légitime de répondre à ces attaques".

Les autorités émiraties ont diffusé plusieurs alertes sur téléphones portables, une première depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu irano-américain le 8 avril, qui avait stoppé les attaques iraniennes menées dans le Golfe, en représailles à l'attaque israélo-américaine du 28 février contre Téhéran.

Deux personnes ont par ailleurs été blessées dans l'attaque d'un immeuble résidentiel dans la ville côtière de Bukha, à Oman, sur le détroit d'Ormuz, a rapporté un média d'Etat, sans préciser l'origine ou la forme de l'attaque.

Alliés de Washington aux portes de l'Iran, les Emirats ont été ciblés par plus de 2.800 missiles et drones depuis le début du conflit, essuyant l'essentiel des salves iraniennes.

A Fujaïrah, qui abrite un important port, un oléoduc et d'autres installations permettant de contourner le détroit d'Ormuz, les équipes de secours s'employaient en début de soirée à maîtriser l'incendie, selon le bureau des médias de l'émirat.

Trois travailleurs indiens ont été hospitalisés pour des blessures modérées, a-t-il précisé.

Ces attaques surviennent au lendemain de l'annonce par Donald Trump du lancement d'une opération américaine visant à permettre une reprise de la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Elles interviennet aussi alors que les Emirats accueillent à Abou Dhabi une importante conférence consacrée à l'industrie nationale et à la résilience économique.

Signe de l'impact du conflit sur l'économie, les autorités ont indiqué que le trafic de passagers à l'aéroport de Dubaï, grand hub international, avait chuté des deux tiers en mars sur un an.

Un pétrolier émirati a par ailleurs été touché par des drones dans le détroit d'Ormuz tard dimanche, suscitant une vive condamnation du ministère des Affaires étrangères.