Attal promet un «sursaut» aux agriculteurs, la FNSEA appelle à poursuivre les blocages

A Bordeaux, des agriculteurs ont allumé des feux de paille et de palettes devant la préfecture et le conseil départemental (Photo, AFP).
A Bordeaux, des agriculteurs ont allumé des feux de paille et de palettes devant la préfecture et le conseil départemental (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 27 janvier 2024

Attal promet un «sursaut» aux agriculteurs, la FNSEA appelle à poursuivre les blocages

  • Gabriel Attal a promis vendredi un «sursaut agricole» pour faire face à la colère profonde des campagnes, des mesures d'urgence saluées mais jugées insuffisantes pour lever la mobilisation par la FNSEA après une semaine de blocages
  • «On ne vous lâchera pas. Je ne vous lâcherai pas», a-t-il lancé

RENNES: Gabriel Attal a promis vendredi un "sursaut agricole" pour faire face à la colère profonde des campagnes, des mesures d'urgence saluées mais jugées insuffisantes pour lever la mobilisation par la FNSEA après une semaine de blocages.

Abandon de la hausse de la taxe sur le gazole non routier (GNR), indemnités gonflées pour les éleveurs touchés par la maladie des bovins MHE, sanctions lourdes contre trois industriels de l'agro-alimentaire ne respectant pas les lois Egalim sur les prix: il a accédé à quelques-unes des demandes les plus pressantes des manifestants.

Evoquant un "mois de la simplification" d'ici au Salon de l'agriculture qui s'ouvre fin février, le chef du gouvernement a aussi cité notamment les "curages" des cours d'eau ou les délais de recours contre les projets de stockage d'eau et d'extension des bâtiments d'élevage.

"On ne vous lâchera pas. Je ne vous lâcherai pas", a-t-il lancé depuis une exploitation bovine de Montastruc-de-Salies (Haute-Garonne), jetant parfois un oeil sur son discours posé sur un ballot de paille. "On a décidé de mettre l'agriculture au-dessus de tout", a-t-il ajouté.

Le Premier ministre s'est ensuite immédiatement rendu sur le barrage de Carbonne, sur l'A64, où il s'est lancé dans des échanges animés et amicaux avec les agriculteurs qui campent là depuis une semaine.

Incendie au bureau des douanes à Nîmes, «graves dégradations»

Un incendie, provoqué par des agriculteurs en colère, a causé vendredi soir de "graves dégradations" au bureau des Douanes à Nîmes, avec de "gros dégâts sur le bâtiment" et huit véhicules brûlés, a-t-on appris auprès de la préfecture du Gard.

Déclenché à 19H15, le feu a été "maîtrisé à 21H10", ont précisé à l'AFP les pompiers qui ont "engagé dix véhicules et une trentaine de personnels", selon la préfecture.

Selon le service de communication de la préfecture, "huit véhicules légers ont été incendiés dans l'enceinte du bureau des Douanes par des individus entrés au volant d'engins agricoles", qui ont également causé de "gros dégâts sur le bâtiment et détruit le portail".

En début de soirée, le préfet du Gard avait "condamné avec la plus grande fermeté ces graves dégradations", précisant qu'"une enquête est en cours pour identifier les auteurs".

«Aller plus loin»

L'éleveur occitan Jérôme Bayle, initiateur du premier barrage devenu une figure de la contestation, a estimé avoit "gagné" sur trois points principaux: le GNR, l'irrigation et la MHE. "Si on s'est battus, c'est pour arrêter tout ça (...) ce soir je vous annonce que demain midi l'autoroute pourra circuler", a-t-il annoncé aux côtés du Premier ministre.

Mais l'Occitanie n'est pas la France, a rappelé quelques minutes plus tard le patron de la FNSEA, Arnaud Rousseau, douchant les espoirs d'une sortie rapide de la crise en appelant à "poursuivre cette mobilisation".

"Ce qui a été dit ce soir ne calme pas la colère, il faut aller plus loin", a-t-il dit sur TF1, alors que le syndicat majoritaire, associé aux Jeunes agriculteurs, a mobilisé "plus de 72.000 agriculteurs" dans "85 départements" pour exprimer un malaise profond.

Le Premier ministre a abordé de nombreuses revendications agricoles, sans toutefois mentionner les pesticides, pour lesquels la FNSEA a récemment demandé un "moratoire sur l'interdiction". Le syndicat attend des réponses sur d'autres dossiers, liés à l'Ukraine, à la "surtransposition" en France des normes environnementales européennes ou à la retraite des agriculteurs.

De son côté, Véronique Le Floc'h, la présidente de la Coordination rurale, deuxième syndicat agricole, a prévenu que les tracteurs de ses adhérents allaient "rester sur les routes", regrettant que le recul du gouvernement sur le GNR ne soit pas allé plus loin.

La Confédération paysanne, troisième syndicat, classé à gauche, a aussi déploré des mesures qu'elle a qualifiées de "très largement insuffisantes".

La leader de l'extrême droite Marine Le Pen a dénoncé sur X des mesures "à court terme" qui, selon elle, "ne répondent ni aux enjeux ni aux attentes" pour restaurer la souveraineté agricole de la France.

"Ceux qui nourrissent le pays doivent pouvoir vivre de leur travail. Les annonces d'Attal n'y changeront rien", a estimé pour sa part la député LFI Mathilde Panot.

L'agriculteur Jérôme Bayle annonce la levée du barrage de Carbonne pour samedi midi

L'éleveur occitan Jérôme Bayle, initiateur du premier barrage devenu une figure de la contestation, a annoncé au côté du Premier ministre Gabriel Attal que le barrage de Carbonne (Haute-Garonne) serait levé d'ici samedi midi.

"Si on s'est battus, c'est pour arrêter tout ça (...) ce soir je vous annonce que demain midi l'autoroute (A64) pourra circuler", a-t-il lancé sous les applaudissements des agriculteurs, après l'annonce des mesures de simplification et d'aides à la profession dévoilées par le chef du gouvernement.

Peu avant, Jérôme Bayle avait estimé avoir "gagné" sur trois points principaux: l'abandon de la hausse de la taxe sur le gazole non routier (GNR), l'irrigation et les aides pour les éleveurs face à la maladie hémorragique épizootique (MHE).

«Adaptation»

Une inquiétude partagée par l'organisation écologiste Greenpeace, qui a appelé à "agir sur les revenus" alors que "près de 20% des agriculteurs vivent sous le seuil de pauvreté" et dénoncé les mesures visant à "limiter les recours juridiques" contre les "méga-bassines" ou les "fermes-usine".

Le réseau Action climat a appelé à accompagner la transition agroécologique, qui "fait partie des solutions" pour "l'adaptation de notre agriculture aux effets du changement climatique".

Accès à Paris perturbé, autoroutes bloquées, incendie d'un bâtiment à Narbonne, les agriculteurs avaient fait monter la pression à l'approche de l'intervention de Gabriel Attal. Vendredi soir, un nouvel incendie "provoqué par l'intrusion d'individus sur des engins agricoles" était en cours au bureau des douanes de Nîmes, selon la préfet du Gard.

Au soir du huitième jour de la mobilisation, la situation semblait contrastée en France: si les points de blocage sur l'autoroute A10, en Indre-et-Loire et au péage de Saint-Arnoult, dans l'ouest de Paris, étaient en passe d'être levés, selon les sections départementales de la FNSEA, le barrage situé au sud de Bourges était maintenu et la mobilisation intacte à Agen, un des fiefs de la Coordination rurale.

A Bordeaux, Montpellier, Lyon ou Le Mans, des agriculteurs avaient commencé à "lever le camp" avant même la prise de parole du Premier ministre.

Rencontrés dans de multiples lieux de France par l'AFP, les agriculteurs avaient des demandes diverses, selon qu'ils soient éleveurs de volailles frappés par la grippe aviaire, viticulteurs dont les vins se vendent moins, cultivateurs bio aux légumes boudés par les Français, ou grands céréaliers.

Un peu partout dans le pays, les manifestants s'en étaient pris jeudi à des symboles de l'Etat et à de grandes surfaces, donnant l'image d'une colère qui se radicalise.

Le sort de Paris restait indécis vendredi soir. Le blocage de plusieurs grands axes menant à la capitale, à l'appel de la section d'Ile-de-France de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs, ayant pour objectif de tenir "jusqu'à minuit".


Conflit au Proche-Orient: Paris tente de rassurer et de protéger

Une photo prise le 1er mars 2026 à la base de la Royal Air Force (RAF) à Akrotiri, à Chypre, et publiée par le ministère britannique de la Défense (MOD) le 3 mars 2026, montre un avion Typhoon de la Royal Air Force (RAF) britannique décollant pour des opérations au Moyen-Orient. (AFP)
Une photo prise le 1er mars 2026 à la base de la Royal Air Force (RAF) à Akrotiri, à Chypre, et publiée par le ministère britannique de la Défense (MOD) le 3 mars 2026, montre un avion Typhoon de la Royal Air Force (RAF) britannique décollant pour des opérations au Moyen-Orient. (AFP)
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  • Derrière cette prise de parole, cartes à l’appui, se dessine une doctrine qui consiste à ne pas entrer dans la guerre et à tenter de ne pas laisser la guerre s’étendre
  • L’annonce la plus structurante concerne la constitution d’une coalition destinée à assurer la liberté de navigation dans le détroit d’Hormuz

PARIS: Quatre jours après l’embrasement régional consécutif aux frappes visant l’Iran, la France a choisi de clarifier sa stratégie.

Dans une brève allocution aux Français, le président Emmanuel Macron a défini les trois piliers de l’action française : protéger les ressortissants dans la région, soutenir les pays amis et alliés et défendre les intérêts nationaux.

« Cette guerre contre l’Iran n’est pas la nôtre », a indiqué le président, mais la France ne peut se permettre l’indifférence.

En effet, cette crise s’ajoute à la guerre en Ukraine, accentuant l’instabilité stratégique autour de l’Europe, alors que les partenaires méditerranéens et du Golfe sont directement exposés, tout comme les intérêts économiques, énergétiques et commerciaux français.

Derrière cette prise de parole, cartes à l’appui, se dessine une doctrine qui consiste à ne pas entrer dans la guerre et à tenter de ne pas laisser la guerre s’étendre.

L’annonce la plus structurante concerne la constitution d’une coalition destinée à assurer la liberté de navigation dans le détroit d’Hormuz.

Ce passage stratégique, par lequel transite près d’un tiers du pétrole mondial transporté par mer, s’est de facto vidé de ses navires commerciaux, les compagnies refusant de courir le risque d’attaques.

Du point de vue français, l’objectif semble clair : il s’agit de rassurer afin de rétablir les flux.

Paris dispose déjà de moyens navals dans la zone et participe à l’opération européenne EUNAVFOR Aspides, consacrée à la protection de la navigation.

L’escorte de navires, la dissuasion d’attaques, voire la neutralisation de menaces immédiates font partie des options opérationnelles, alors que deux frégates françaises pourraient renforcer le dispositif.

La France exclut toutefois toute intégration dans une opération américaine. Les précédents existent : lors de tensions antérieures dans le Golfe, Européens et Américains avaient conduit des opérations parallèles, coordonnées mais distinctes. Il en sera de même aujourd’hui, affirme Paris.

Cette autonomie stratégique n’est pas une posture, mais vise à préserver la crédibilité française auprès des pays du Golfe — Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Qatar — en agissant dans le cadre du droit international et des engagements de défense existants, sans s’associer à des opérations jugées contraires à ce cadre.

Au-delà d’Hormuz, Paris rappelle l’existence de trois « goulets d’étranglement » essentiels à la sécurité énergétique européenne : Hormuz, Bab el-Mandeb et Suez. Une flambée durable des cours du pétrole ou du gaz se répercuterait en effet en quelques jours à la pompe.

De ce point de vue, la sécurisation maritime n’est pas seulement un enjeu stratégique : elle est aussi sociale et économique.

La déclaration conjointe des pays du format E3 (France, Allemagne, Royaume-Uni), évoquant la possibilité d’actions « défensives, y compris à la source », a suscité des interrogations, mais Paris insiste : il n’existe aucun scénario d’action planifiée contre l’Iran.

En revanche, dans un contexte militaire, la défense active ne peut exclure par principe la neutralisation d’une menace immédiate visant des forces françaises ou celles d’un partenaire lié par un accord de défense.

Vue de Paris, la nuance est d’importance : il ne s’agit pas d’une initiative offensive, mais d’autoprotection.

Par ailleurs, si le Golfe concentre l’attention maritime, le Levant demeure le principal point de fragilité terrestre, d’où la mise en garde du président français contre toute extension de l’offensive israélienne dans le sud du Liban.

Les provocations du Hezbollah exposent l’ensemble de la population libanaise, souligne Paris, mais Israël ne saurait espérer « le moindre soutien » s’il s’engageait dans une nouvelle occupation.

La France se trouve ici dans une position singulière : présente au sud du Liban dans le cadre de la FINUL, elle dispose d’un levier diplomatique et militaire.

En même temps, elle soutient les annonces du Premier ministre libanais Nawaf Salam sur le déploiement de l’armée libanaise et la reprise du contrôle effectif du territoire, y compris dans les zones d’influence du Hezbollah.

La conférence internationale destinée à renforcer l’équipement des forces armées libanaises a été reportée, mais pour Paris l’engagement demeure. L’objectif est clair : permettre aux autorités légitimes d’exercer leur souveraineté, conformément à la résolution 1701 du Conseil de sécurité de 2006, qui prévoit le désarmement des milices et le déploiement exclusif de l’armée régulière au sud du pays.

Paris adopte ici une position d’équilibre, consistant à exiger des autorités libanaises qu’elles assument leurs responsabilités, tout en reconnaissant la complexité interne et les interférences régionales.

L’expérience historique pèse lourdement dans les calculs israéliens comme dans ceux de la communauté internationale, ce qui incite Paris à mettre en garde : une nouvelle invasion du Liban serait coûteuse et potentiellement déstabilisatrice pour l’ensemble de la région.

La France entend mobiliser tous ses canaux diplomatiques, y compris un échange direct avec le Premier ministre israélien, pour éviter ce scénario.

En réalité, c’est une architecture régionale que Paris cherche à préserver, en tâchant de rassurer Chypre en Méditerranée orientale, de soutenir la Jordanie et les partenaires du Golfe dans la protection de leur espace aérien, de maintenir ouverts les corridors maritimes, tout en préservant le Liban, maillon le plus faible de la région.


Guerre au Moyen-Orient: la gauche française appelle Macron à rester dans une logique défensive

Mathilde Panot (2e à droite), présidente du groupe LFI–NFP, s’exprime après le premier vote sur les motions de censure contre le budget 2026, adopté via le 49.3, à l’Assemblée nationale à Paris, le 2 février 2026. (AFP)
Mathilde Panot (2e à droite), présidente du groupe LFI–NFP, s’exprime après le premier vote sur les motions de censure contre le budget 2026, adopté via le 49.3, à l’Assemblée nationale à Paris, le 2 février 2026. (AFP)
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  • La gauche française appelle à la prudence, demandant au président Emmanuel Macron de rester dans une posture défensive et de ne pas soutenir une guerre jugée « illégale » menée par Donald Trump et Benjamin Netanyahou sans mandat international
  • Malgré le déploiement du porte-avions Charles de Gaulle et d’autres moyens militaires, plusieurs responsables de gauche (LFI, PS, PCF) réclament un cessez-le-feu immédiat, le respect du droit international et refusent toute escalade régionale

PARIS: La gauche française a appelé mercredi le président Emmanuel Macron à rester dans une logique défensive et à ne pas soutenir "une guerre illégale" après l'annonce du déploiement de moyens militaires pour protéger les intérêts de la France et de ses alliés frappés par la riposte iranienne aux attaques israélo-américaines.

"La France a raison d'honorer ses engagements mais nous ferons très attention à ce que la France ne mette pas un doigt dans une guerre illégale qui a été décidée uniquement par Trump et Netanyahou", a prévenu la cheffe des députés insoumis (LFI, gauche radicale) Mathilde Panot sur France inter.

"La France doit se situer du côté du cessez-le-feu immédiat, du droit international. Je suis très inquiète quand j'entends un ancien Premier ministre, Gabriel Attal, expliquer qu'il faudrait envoyer valser l'ONU qu'il compare à une ONG climatique", a-t-elle plaidé.

Lors de son allocution solennelle mardi soir, Emmanuel Macron a annoncé le déploiement du porte-avions Charles de Gaulle, d'avions Rafale, d'une frégate et de moyens de défense anti-aérienne au Moyen-Orient.

Le Premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure a reconnu sur X que "la protection de nos compatriotes, de nos alliés, le respect de nos engagements vis à vis de Chypre, l’intégrité territoriale du Liban ami, doivent être soutenus".

Mais cela ne doit pas "conduire à un soutien implicite à la guerre conduite sans mandat par Trump et Netanyahu", a-t-il ajouté en demandant "le retour du droit international" et "le refus d'une escalade régionale dont personne ne maîtrise l'ampleur".

Le secrétaire national du Parti communiste Fabien Roussel a lui jugé que l'envoi du porte-avions Charles de Gaulle "constitue un nouveau palier dans l'escalade militaire".


Moyen-Orient: Macron annonce des renforts militaires dont le Charles de Gaulle

Emmanuel Macron a annoncé mardi des renforts militaires au Moyen-Orient en guerre, dont le porte-avions Charles de Gaulle et son escorte de frégates qui vont "faire route" vers la Méditerranée. (AFP)
Emmanuel Macron a annoncé mardi des renforts militaires au Moyen-Orient en guerre, dont le porte-avions Charles de Gaulle et son escorte de frégates qui vont "faire route" vers la Méditerranée. (AFP)
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  • "J’ai donné l’ordre au porte-avions Charles de Gaulle, à ses moyens aériens et à son escorte de frégates de faire route vers la Méditerranée"
  • Le chef de l'Etat a dit que la France avait abattu des drones "en légitime défense", "dès les premières heures" du conflit qui oppose Israël et les Etats-Unis à l'Iran

PARIS: Emmanuel Macron a annoncé mardi des renforts militaires au Moyen-Orient en guerre, dont le porte-avions Charles de Gaulle et son escorte de frégates qui vont "faire route" vers la Méditerranée.

"J’ai donné l’ordre au porte-avions Charles de Gaulle, à ses moyens aériens et à son escorte de frégates de faire route vers la Méditerranée", a affirmé le président dans une allocution télévisée. Il a aussi annoncé l'envoi dans la région d'avions Rafale, de systèmes de défense anti-aérienne et de radar aéroporté, qui ont été déployés "ces dernières heures", ainsi que l'envoi à Chypre de la frégate Languedoc et de moyens anti-aériens.

Le chef de l'Etat a dit que la France avait abattu des drones "en légitime défense", "dès les premières heures" du conflit qui oppose Israël et les Etats-Unis à l'Iran, et que deux bases françaises avaient subi dans ce conflit des "frappes limitées, ayant causé des dégâts matériels".