Russell Peters, l’humoriste qui a le dernier mot

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Publié le Jeudi 29 février 2024

Russell Peters, l’humoriste qui a le dernier mot

  • Sur le podcast d’Arab News, The Mayman Show, l’humoriste canadien Russel Peters a conseille aux auditeurs de poursuivre leurs rêves malgré les échecs
  • Le vétéran du stand-up se souvient qu’il gagnait 50 dollars pour ses spectacles, qu’il s’est fait huer sur scène et qu’il a appris son métier sur le tas

RIYAD: L’humoriste canadien primé, Russell Peters, a révélé le secret de sa brillante carrière.

«Identifiez votre rêve et poursuivez-le activement», a lancé M. Peters lors d’une récente interview sur le podcast d’Arab News, The Mayman Show. «Il est bien plus gratifiant d’avoir poursuivi son rêve, même si l’on échoue, que d’y penser passivement.»

Peters a trouvé sa voie en 1989, lorsqu’il a commencé à se produire comme comédien dans des spectacles amateurs. Même s’il n’avait pas droit à plus de cinq minutes de micro, il est resté déterminé à poursuivre sa passion.

«Un seul rire me suffisait. C’était tout ce dont j’avais besoin: il fallait que j’essaye de comprendre, il fallait que j’essaye de trouver le moyen d’attirer plus de gens», a-t-il raconté à propos des leçons tirées de ses premières représentations. 

Évoquant le début de sa carrière, il est revenu sur le moment où il s’est fait huer sur scène à Toronto en 1993, alors qu’il assurait la première partie de The Pharcyde, un groupe de hip-hop américain. Avec le recul, il se moque de sa propre arrogance à l’époque et considère cette expérience comme une leçon bien méritée.

Peters a évoqué les heures de route qu’il faisait pour se produire, gagnant 50 dollars (1 dollar = 0,92 euro) et des ailes de poulet gratuites, un plein d’essence et un soda. «Si je restais, je serais exactement dans la même situation financière que si j’étais parti», se disait-il à l’époque. «Je ne perdais donc rien, je restais là et je parlais aux gens sans rien gagner. Je me souviens de toutes les performances difficiles. C’étaient les plus amusantes», a-t-il ajouté.

En 2024, Peters a été salué par Rolling Stone comme l’un des plus grands humoristes de tous les temps et détient le record de l’humoriste le mieux établi depuis 2007. Il a également été le premier humoriste à faire salle comble à l’Air Canada Center de Toronto en 2007, et s’est produit au Rogers Arena de Vancouver et à l’O2 Arena de Londres, entre autres.

Dans le cadre de sa tournée «Act Your Age», qu’il effectue depuis 2021, Peters est récemment monté sur scène à Riyad, où il s’est produit à l’université Princesse Noura bent Abdelrahman le 24 février.

C’est la troisième fois que Peters se produit dans le Royaume, et il admire la générosité du peuple saoudien. «Je me souviens qu’à l’hôtel, on m’a demandé comment j’avais dormi, et j’ai répondu que c’était honnêtement le meilleur lit, le plus confortable de ma vie. Quand je suis revenu dans ma chambre d’hôtel, ils avaient emballé toutes les choses sur lesquelles j’avais fait des compliments et me les avaient expédiées en Amérique.»

Peters s’est également souvenu de sa prestation au bâtiment Maraya à AlUla en 2016, réputé  être la plus grande salle de concert à miroirs du monde. «L’acoustique y est excellente, car le bâtiment a été construit pour cela. Ils ont mis des amortisseurs de son à l’intérieur. On ne peut pas en dire autant de mon dernier spectacle en Égypte», dit-il.

Lors de sa représentation d'un soir dans le pays, l’humoriste américain Adam Hunter a ouvert le spectacle de Peters. Hunter est connu pour sa chaîne Instagram populaire, MMA Roasted, dans laquelle il critique avec humour les combattants. Il voyage avec Peters depuis un certain temps.

Le dernier spectacle de Peters dans le cadre de sa tournée en cours est prévu le 3 mars à Bangalore, en Inde, un endroit qu’il considère comme sa véritable patrie. Au-delà de la scène, Peters se sent également à l’aise derrière les platines. Il a précisé qu’il avait commencé sa carrière de DJ par pur plaisir, en se concentrant principalement sur la musique ancienne. Sa chanson préférée est Black Trump de Smif-N-Wessun et Raekwon. 

Peters pratique actuellement le jujitsu, une forme d’art martial. Sa passion pour les disciplines de combat a débuté à l’âge de 16 ans par la boxe, qu’il a commencée en raison du harcèlement qu’il subissait à l’école. La boxe est devenue plus qu’un simple sport pour lui; c’était un mécanisme d’adaptation, surtout après qu’il a été renvoyé de l’école.

Plus tard, au fil de sa carrière d’humoriste, la comédie est devenue un moyen pour lui de faire face aux difficultés. «Je l’utilisais souvent en grandissant pour essayer de me sortir de situations. J’ai dû faire face à beaucoup de racisme en grandissant. J’ai donc trouvé un moyen de me sortir de situations en étant drôle», se souvient Peters. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.


L'Iran dit avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats

L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire. (AFP)
L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire. (AFP)
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  • "Ce matin, l'armée a frappé au moyen de missiles et de drones les systèmes de communication par satellite, les dépôts d'équipement et les hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït"
  • Aux Emirats, "les systèmes radar de l'armée américaine" ont été visés sur la base aérienne al-Minhad par des missiles et drones, a ajouté cette source

TEHERAN: L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire.

"Ce matin, l'armée a frappé au moyen de missiles et de drones les systèmes de communication par satellite, les dépôts d'équipement et les hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", indique un communiqué militaire relayé par la télévision d'Etat.

Aux Emirats, "les systèmes radar de l'armée américaine" ont été visés sur la base aérienne al-Minhad par des missiles et drones, a ajouté cette source.