Gaza: L’Arabie saoudite condamne le massacre de civils par l'armée israélienne

Des Palestiniens rassemblés autour d’un cadavre, le 29 février à l’hôpital d’Al-Shifa, à Gaza (Photo, AFP).
Des Palestiniens rassemblés autour d’un cadavre, le 29 février à l’hôpital d’Al-Shifa, à Gaza (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 01 mars 2024

Gaza: L’Arabie saoudite condamne le massacre de civils par l'armée israélienne

  • Selon des témoins, les troupes israéliennes ont tiré sur une foule de Palestiniens qui se précipitaient pour recevoir de la nourriture d'un convoi d'aide humanitaire dans la ville de Gaza, jeudi
  • Plus de 100 personnes ont été tuées dans le chaos, ce qui porte à plus de 30 000 le nombre de morts depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas

RIYAD: L'Arabie saoudite a fermement condamné et dénoncé le fait que des civils sans défense aient été pris pour cible dans le nord de la bande de Gaza, a déclaré jeudi le ministère saoudien des Affaires étrangères.

Selon des témoins, les troupes israéliennes ont tiré sur une foule de Palestiniens qui se précipitaient pour recevoir de la nourriture d'un convoi d'aide humanitaire dans la ville de Gaza jeudi.

Plus de 100 personnes ont été tuées dans le chaos, ce qui porte à plus de 30 000 le nombre de morts depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas, selon les autorités sanitaires.

Le ministère a affirmé le rejet catégorique de l’Arabie saoudite des violations du droit international humanitaire par toute partie et sous tout prétexte.

L’Arabie saoudite a renouvelé son appel à la communauté internationale pour qu'elle adopte une position ferme en obligeant Israël à respecter le droit humanitaire international, à ouvrir immédiatement des couloirs humanitaires sûrs, à autoriser l'évacuation des blessés et à permettre l'acheminement de l'aide d'urgence et du matériel médical sans restriction afin d'atténuer la catastrophe humanitaire et d'empêcher son aggravation.

Le Royaume a également réitéré son appel à un cessez-le-feu immédiat afin d'éviter de nouvelles victimes civiles innocentes.

«Catastrophe humanitaire»

Ce jeudi, les Émirats arabes unis ont également fermement condamné le fait que l'armée ait pris pour cible des milliers de Palestiniens dans la bande de Gaza qui attendaient l'arrivée de l'aide humanitaire. Ils ont appelé à une enquête indépendante et transparente sur l'incident, tout en demandant que les responsables rendent des comptes, a rapporté l'Agence de presse des Émirats arabes unis.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a exprimé sa «profonde inquiétude face à l'escalade de la catastrophe humanitaire» dans la bande de Gaza, qui menace de faire d'autres victimes civiles innocentes.

Il a pareillement souligné que la priorité immédiate était de mettre fin à l'escalade des opérations militaires et d'instaurer un cessez-le-feu immédiat.

Le ministère a réitéré la position des Émirats arabes unis, qui appelle à la protection des civils innocents et à la facilitation de l'acheminement immédiat, sûr, à long terme et sans entrave des secours et de l'aide humanitaire.

Il a également souligné l'importance d'éviter des répercussions au niveau régional, qui pourraient conduire à davantage de violence, de tension et d'instabilité.

Le ministère des EAU a exhorté la communauté internationale à soutenir tous les efforts déployés pour parvenir à une paix globale et juste fondée sur une solution à deux États incluant un État palestinien indépendant.

Le Koweït a lui aussi dénoncé les actions d'Israël, les qualifiant de «crime de guerre», a rapporté l'agence de presse koweïtienne.

Le ministère des Affaires étrangères du pays a réitéré l'appel du Koweït en faveur d'un cessez-le-feu immédiat et d'un accès sans obstacles à l'aide humanitaire dans la bande de Gaza, ainsi que son rejet sans équivoque du ciblage systématique de civils innocents par Israël.

Le porte-parole de l'ONU, Stephane Dujarric, a insisté sur le fait que ces événements «doivent faire l'objet d'une enquête».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.