Le Hezbollah prend un site israélien pour cible et ordonne aux colons d’évacuer les lieux

Des personnes inspectent les décombres d'une maison où Hassan Hussein, membre du Hezbollah, son épouse, Ruwaida Mustafa, et leur fils de 25 ans, Ali Hussein, ont été tués la veille lors d'un bombardement israélien, après leurs funérailles dans leur village de Houla, au sud du Liban, le 6 mars 2024. (AFP)
Des personnes inspectent les décombres d'une maison où Hassan Hussein, membre du Hezbollah, son épouse, Ruwaida Mustafa, et leur fils de 25 ans, Ali Hussein, ont été tués la veille lors d'un bombardement israélien, après leurs funérailles dans leur village de Houla, au sud du Liban, le 6 mars 2024. (AFP)
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Publié le Jeudi 07 mars 2024

Le Hezbollah prend un site israélien pour cible et ordonne aux colons d’évacuer les lieux

  • La situation au Liban-Sud s’aggrave alors que les États-Unis œuvrent en faveur d’un cessez-le-feu humanitaire dans la bande de Gaza
  • Najib Mikati, le Premier ministre libanais, a déclaré, lors d’un entretien télévisé, qu’une réponse à la proposition de l’envoyé américain, Amos Hochstein, serait envoyée dans les quarante-huit heures

BEYROUTH: Le Hezbollah a déclaré avoir lancé une attaque aérienne sur le site israélien de Metula, en représailles aux «attaques contre des villages et des maisons du Liban-Sud par l’ennemi israélien».

La chaîne israélienne Channel 12 a rapporté, mercredi, qu’un drone du Hezbollah s’était écrasé près d’une base militaire à Metula, ajoutant que personne n’avait été blessé.

La situation au Liban-Sud s’aggrave alors que les États-Unis œuvrent en faveur d’un cessez-le-feu humanitaire dans la bande de Gaza. Najib Mikati, le Premier ministre libanais, a déclaré, lors d’un entretien télévisé, qu’une réponse à la proposition de l’envoyé américain, Amos Hochstein, serait envoyée dans les quarante-huit heures.

Dans le même temps, dans un contexte de menaces d'élargissement de la guerre contre le Liban, les sites d’information israéliens ont publié une vidéo que l’organisation aurait envoyée aux habitants des colonies du nord d’Israël.

Plusieurs personnes auraient reçu des messages sur WhatsApp et Telegram provenant de numéros inconnus prétendant appartenir au Hezbollah. Les messages comportent une vidéo de propagande montrant des chutes de roquettes, des incendies et des menaces. Les chefs des autorités locales figureraient parmi les destinataires de ces messages.

On peut lire sur les messages: «Nos missiles sont orientés vers vous. Vous avez jusqu’à la fin de la semaine. Vous n’en sortirez pas vivants. Il est recommandé de fuir vers les villes du sud.»

La ville israélienne de Safed est mentionnée comme cible potentielle des frappes de missiles du Hezbollah, selon les médias.

Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a utilisé des roquettes Katioucha pour bombarder des bâtiments dans les colonies de Kiryat Shmona et de Kfar Blum. Kfar Blum se trouve à plus de cinq kilomètres de la frontière libanaise et ne fait pas partie de la zone d’évacuation des colonies israéliennes. La colonie d’Avivim en haute Galilée a été attaquée mercredi matin.

Près de 70 missiles ont visé la colonie de Kiryat Shmona. Le Hezbollah a déclaré qu’il s’agissait de représailles à une frappe aérienne israélienne sur une maison dans la ville frontalière libanaise de Houla, qui a entraîné la mort de Hassan Hussein, de son épouse, Ruwaida Mustafa, et de leur fils, Ali Hassan Hussein.

Un rapport publié par le Hezbollah, détaillant ses activités sur le front sud au cours des cent cinquante derniers jours, indique que 1 194 opérations militaires ont ciblé 107 colonies, 841 sites frontaliers, 74 autres sites et 134 points frontaliers. En outre, 38 drones et avions ont détruit 570 unités de colonies, tuant ou blessant 2 000 personnes.

Dans un communiqué sur l’évolution de la situation, le Conseil des évêques maronites fait part de son «refus catégorique d’impliquer le Liban dans la guerre israélo-palestinienne, à laquelle tous les pays arabes ne veulent pas être associés».

Les évêques appellent «les partis locaux concernés à aider nos populations qui souffrent dans le sud, quelles que soient leurs affiliations religieuses et politiques».

Ils ont mis en garde «contre les conséquences de lier le différend frontalier sud à des règlements qui affectent la souveraineté du Liban, ses ressources en pétrole et en eau, ainsi que ses droits géographiques».

Les évêques ont également souligné que «toute discussion libanaise à ce sujet devrait être menée par le président libanais et devrait être suspendue jusqu’à ce que l’élection ait lieu».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.

 


L’Arabie saoudite en tête du classement de sécurité publique du G20

Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
  • 97,7 % des habitants déclarent se sentir en sécurité en marchant seuls la nuit

RIYAD: L’Arabie saoudite occupe la première place parmi les pays du G20 dans l’Indice de sécurité 2025, selon les données de la base des indicateurs des Objectifs de développement durable des Nations unies, publiées lundi par l’Autorité générale des statistiques du Royaume.

Les résultats indiquent que 97,7 % de la population se sent en sécurité en marchant seule la nuit dans son quartier, selon l’Agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).

Ils montrent également que 94,9 % des femmes, 97 % des citoyens saoudiens et 97,2 % des personnes âgées de 60 à 64 ans se sentent en sécurité en marchant seules la nuit dans les zones résidentielles.

Ces résultats soulignent les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité dans l’ensemble du Royaume, a ajouté la SPA. Ils s’inscrivent dans les initiatives visant à renforcer la sécurité, la stabilité et la qualité de vie dans les secteurs économique, alimentaire, environnemental, sanitaire, social, politique, intellectuel, technologique et de cybersécurité, conformément à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

L’Autorité générale des statistiques mène ses travaux selon une méthodologie unifiée basée sur le Statistical Business Process Manual, conforme aux normes statistiques internationales.

Dans un autre rapport, l’autorité a indiqué que 75,3 % de la population saoudienne a participé à des événements ou activités culturelles en 2025, reflétant une participation croissante à la vie culturelle dans le Royaume.

Ces données ont été publiées dans le cadre de l’initiative Raqam Saudi, qui met en avant les réalisations nationales, renforce la fierté nationale et les valeurs de citoyenneté, et souligne le rôle des statistiques officielles dans le suivi des progrès vers les objectifs de Vision 2030 et du développement durable. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com