Le Yémen critique le rapport de l'ONU sur la corruption de la Banque centrale

Un employé compte des billets à la Banque centrale du Yémen, à Aden. (Photo, AP)
Un employé compte des billets à la Banque centrale du Yémen, à Aden. (Photo, AP)
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Publié le Mardi 02 février 2021

Le Yémen critique le rapport de l'ONU sur la corruption de la Banque centrale

  • Saeed affirme que le dépôt saoudien de 2 milliards de dollars à la Banque de Aden a «considérablement atténué la crise humanitaire» dans le pays
  • «Le principe du gouvernement est la transparence absolue», a-t-il ajouté. «Nous émettons des réserves quant aux résultats du rapport»

AL-MUKALLA: Le premier ministre du Yémen Maeen Abdel Malik Saeed a fustigé lundi un rapport de l’ONU qui accuse la Banque centrale du pays de corruption.

Saeed affirme que la méthodologie employée est erronée, et que le dépôt saoudien de 2 milliards de dollars à la Banque de Aden a «considérablement atténué la crise humanitaire» dans le pays.

Dans le document présenté la semaine dernière au Conseil de sécurité de l'ONU, le Groupe d'experts sur le Yémen révèle que la Banque centrale a aidé un nombre de commerçants yéménites à réaliser 423 millions de dollars de bénéfices. Le procédé a manipulé le marché des changes, et a fait passer «le dépôt saoudien par un système sophistiqué de blanchiment d'argent».

Dans une conférence de presse à Aden, Saeed a déclaré aux journalistes que son gouvernement reste circonspect quant aux accusations contenues dans le rapport. Il coopère, dit-il, avec les vérificateurs internationaux qui doivent examiner les opérations de la Banque, particulièrement au sujet du dépôt saoudien.

«Le principe du gouvernement est la transparence absolue», a-t-il ajouté. «Nous émettons des réserves quant aux résultats du rapport».

Le premier ministre a critiqué le rapport des Nations Unies que la gestion du dépôt par le gouvernement, ainsi que les mesures pour contrer les effets de la dépréciation du riyal yéménite sur les prix des produits de base sont inefficaces. «Les conclusions du rapport se basent sur une méthodologie erronée. Il qualifie (notre) politique de subvention des produits de base de stratégie destructrice, mais comment? sommes-nous censés laisser notre peuple mourir de faim?»

EN BREF

Saeed rappelle que la sécurité alimentaire était menacée en 2018, ce qui a incité l'Arabie saoudite à déposer la somme. «Le dépôt saoudien a considérablement atténué la crise humanitaire», ajoute-t-il.

Le Parlement du Yémen enquête au sujet des allégations de l'ONU, a rapporté dimanche l'agence de presse officielle Saba.

Sultan Al-Barkani, président du Parlement, a dépêché une commission d’enquête, composée d’experts financiers et de fonctionnaires, à la Banque. Elle doit vérifier les opérations, interroger les employés, et informer la présidence du Parlement de ses conclusions.

La Chambre s'est engagée à traduire en justice tout fonctionnaire corrompu, ajoute Saba.

Le conglomérat familial yéménite Hayel Saeed Anam Group, qui a reçu une portion considérable du dépôt saoudien, est nommé dans le rapport de l'ONU.

«L'analyse du Groupe montre que le groupe Hayel Saeed Anam a réalisé un bénéfice d'environ 194,2 millions de dollars entre la mi-2018 et août 2020, avec pour seule base une lettre de crédit. Ce chiffre ne tient pas en compte les bénéfices tirés de l'importation et de la vente de produits de base», a-t-il déclaré.

Le conglomérat a nié les accusations de l'ONU dimanche,  et s'est engagé à recruter des vérificateurs professionnels pour réfuter les allégations.

«HSA a pris connaissance d'un rapport publié par le Groupe d'experts», indique un communiqué confirmé par Arab News. «Il contient des allégations non fondées au sujet d'actes répréhensibles concernant le dépôt de l’Arabie saoudite. Nous rejetons fermement toutes ces théories. HSA compte à présent débuter une vérification indépendante à ce sujet».

«HSA souligne que la société a reçu la plus grande portion du dépôt saoudien uniquement en raison de son statut comme plus grand importateur et fabricant de produits alimentaires au Yémen».

Des journalistes, des militants et des politiciens yéménites ont réclamé au gouvernement une enquête indépendante sur les accusations d corruption émises par l’ONU. Ils insistent que le public doit être informé des activités de la Banque.

«Nous exigeons une enquête auprès des responsables (corrompus) à la Banque centrale. Ceux qui sont impliqués doivent être poursuivis en justice», a tweeté Fatehi Ben Lazreq, rédacteur en chef du journal Aden Al-Ghad. «Les gens meurent de faim et ces (fonctionnaires) volent».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Liban enquête sur une rencontre entre un influent banquier et Netanyahu

La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
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  • Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington
  • Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire.

Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington, provoquant un tollé au Liban.

Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet.

M. Sehnaoui, décrit par sa compagne comme un "chrétien sioniste", prône la normalisation des relations israélo-libanaises, alors que les deux pays, techniquement toujours en état de guerre, mènent depuis avril des négociations sous égide américaine pour une issue à leur conflit.

Son établissement, la Société Générale de Banque au Liban (SGBL) fait partie des plus grandes banques libanaises, accusées d'avoir joué un rôle dans l'effondrement économique du pays à partir de 2019. M. Sehnaoui possède également des parts dans des médias.

Un responsable judiciaire qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le procureur général avait demandé aux forces de sécurité d'ouvrir une enquête sur la photo d'Axios "pour établir son authenticité".

"Les mesures légales appropriées seront prises si c'est le cas", a-t-il ajouté.

De leur côté, plusieurs avocats libanais ont saisi la justice, réclamant des poursuites contre M. Sehnaoui pour ses contacts avec Israël et son Premier ministre, a-t-il indiqué.

Une autre photo publiée par M. Netanyahu sur X montre M. Sehnaoui derrière lui.

En avril, M. Sehnaoui était apparu dans une vidéo dans laquelle Mme Ortagus annonçait qu’il avait fait un don au musée de l’Holocauste aux Etats-Unis et le présentait comme un "chrétien sioniste".

Le banquier est dans le viseur des enquêteurs français depuis avril.

Ils suspectent la SGBL et sa filiale française Banque Richelieu France, dont M. Sehnaoui est président non exécutif, d'avoir participé, avec d'autres établissements, à des transferts d'actifs vers l'Europe pendant et après le début de la crise financière de 2019.

 


Egypte: incendie sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette 

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  • Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée"
  • Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident"

LE CAIRE: Un incendie s'est déclaré mercredi à bord de deux navires de traitement et de stockage de gaz naturel dans le port de Damiette, dans le nord de l'Egypte, a annoncé le ministère égyptien du Pétrole, sans préciser les causes du feu.

Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée", ajoutant qu'il n'y avait eu aucune "perte humaine".

Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident".

L'ancien président de l'Autorité du port de Damiette, le général Ayman Saleh, a indiqué à l'AFP qu'"un navire de regazéification était amarré aux côtés d'un méthanier dans le port", expliquant que l'opération de regazéification "s'effectue sous une très forte pression", de sorte que toute fuite peut provoquer un incendie.

Il n'a pas précisé à qui appartenaient les deux bâtiments.

 


L'armée israélienne accuse le Hezbollah d'une «violation flagrante» de l'accord de cessez-le-feu

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
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  • "Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité
  • "Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

"Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité", indique le communiqué militaire.

"Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah", poursuit-il.

Un accord-cadre a été conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, en vue de mettre fin à la guerre entre les deux pays.

Son application prévoit notamment la mise en place de "zones pilotes" dans le sud du Liban, où le désarmement du Hezbollah doit constituer un test avant un retrait progressif des forces israéliennes d'autres secteurs.

Le mouvement chiite, soutenu par l'Iran, rejette cet accord et refuse de déposer les armes, mais n'a toutefois pas revendiqué d'attaque depuis le 20 juin.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin.

L'armée israélienne a indiqué que des troupes continueraient d'y être déployées pour une période indéterminée, "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Dimanche, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.