Birmanie: funérailles d'une jeune manifestante victime de la répression

Les manifestants tiennent des pancartes et affichent des images de la dirigeante civile évincée Aung San Suu Kyi (en haut à droite) et du président Win Myint (en haut à gauche) alors qu'ils participent à une manifestation contre le coup d'État militaire, devant l'ambassade de Chine à Yangon le 21 février 2021. (Sai Aung Main / AFP)
Les manifestants tiennent des pancartes et affichent des images de la dirigeante civile évincée Aung San Suu Kyi (en haut à droite) et du président Win Myint (en haut à gauche) alors qu'ils participent à une manifestation contre le coup d'État militaire, devant l'ambassade de Chine à Yangon le 21 février 2021. (Sai Aung Main / AFP)
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Publié le Dimanche 21 février 2021

Birmanie: funérailles d'une jeune manifestante victime de la répression

  • Près de trois semaines après le putsch du 1er février, la mobilisation pro-démocratie ne faiblit pas des grandes villes aux villages reculés du pays
  • Les tirs à balles réelles ont également été confirmés par des médecins travaillant sur le terrain, sous couvert d'anonymat par crainte de représailles

RANGOUN : La Birmanie se prépare dimanche aux funérailles de la première victime de la répression militaire, une épicière de 20 ans devenue une icône de la résistance anti-junte, au lendemain des violences les plus meurtrières depuis le coup d'Etat avec deux manifestants tués par les forces de l'ordre.

Près de trois semaines après le putsch du 1er février, la mobilisation pro-démocratie ne faiblit pas des grandes villes aux villages reculés du pays.

Face à cela, malgré le concert de protestations internationales, l'armée ne cesse d'accentuer la pression, avec de plus en plus d'incidents rapportés ces derniers jours.

Samedi, les tensions se sont rapidement intensifiées à Mandalay (centre) entre la police et des protestataires anti-junte dont des ouvriers en grève d'un chantier naval. 

Craignant des arrestations d'employés du chantier, certains manifestants ont lancé des projectiles sur les forces de l'ordre qui ont tiré.

"Deux personnes sont mortes, dont un mineur qui a reçu une balle dans la tête et une trentaine ont été blessées, a indiqué Hlaing Min Oo, chef d'une équipe de secouristes volontaires. 

Selon lui, "la moitié des victimes ont été visées par des tirs à balles réelles", les autres ont été blessées par des munitions en caoutchouc et des tirs de lance-pierres. 

Les tirs à balles réelles ont également été confirmés par des médecins travaillant sur le terrain, sous couvert d'anonymat par crainte de représailles. 

"Ils ont frappé et tiré sur mon mari et sur d'autres", a affirmé à l'AFP une habitante en pleurs. "Il ne faisait que regarder, mais les soldats l'ont emmené". 

Plus d'une dizaine de personnes ont été interpellées, d'après des médias locaux.

Sollicitée, la police n'a pu être joint pour commenter ces informations. 

"Stop terrorisme"

Le pays s'est réveillé sous le choc. "Où est la justice?", "Stop terrorisme", "Combien de vies doivent être prises avant que le monde réagisse?", pouvait-on lire sur les réseaux sociaux.

Les funérailles de la jeune épicière Mya Thwate Thwate Khaing, blessée par balles le 9 février et décédée vendredi, sont prévues ce dimanche.

Des hommages ont débuté la veille à Rangoun, la capitale économique, des manifestants déposant des roses blanches et rouges devant son portrait avec de petits messages: "Tu es notre martyre", "Nous ne t'oublierons pas".

La junte a fait état de son côté du décès en début de semaine d'un policier.

Cette escalade de la violence a provoqué de nouvelles condamnations internationales.

"L'usage de la force meurtrière, de l'intimidation et du harcèlement contre des manifestants pacifiques est inacceptable", a tweeté dans la nuit de samedi à dimanche le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres.

Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a appelé "l'armée et les forces de l'ordre à mettre immédiatement fin aux violences contre les civils", indiquant que l'Union européenne allait "prendre les décisions appropriées". 

Les ministres des Affaires étrangères de l'UE doivent se réunir lundi pour discuter d'éventuelles sanctions.

Sanctionner les conglomérats? 

Des mesures coercitives visant uniquement certains généraux - comme c'est le cas de celles annoncées par les Etats-Unis, le Canada et le Royaume-Uni - ne suffiront pas, ont averti plusieurs ONG, exhortant à cibler aussi les puissants conglomérats contrôlés par les militaires.

Pékin et Moscou, alliés traditionnels de l'armée birmane aux Nations Unies, considèrent, eux, la crise comme "une affaire intérieure" au pays.

La junte fait fi des condamnations. Les vagues d'arrestations de responsables politiques, d'activistes ou de grévistes se poursuivent. Près de 570 personnes ont été interpellées depuis le 1er février, et seules une quarantaine relâchées, d'après une ONG d’assistance aux prisonniers politiques.

Les connexions internet ont été coupées pour la septième nuit consécutive, avant d'être restaurées dans la matinée.

La peur des représailles est très forte en Birmanie où les derniers soulèvements populaires de 1988 et 2007 ont été réprimés dans le sang par l'armée.

Malgré cela, parallèlement aux manifestations de rues, les appels à la désobéissance civile se poursuivent avec des médecins, enseignants, contrôleurs aériens ou cheminots toujours en grève.

Les protestataires réclament l'abolition de la Constitution très favorable aux militaires, le retour du gouvernement civil et la libération des détenus, dont Aung San Suu Kyi, 75 ans.

L'ex-dirigeante, tenue au secret depuis son arrestation, est inculpée pour des motifs non politiques, accusée d'avoir importé "illégalement" des talkie-walkies et d'avoir violé une loi sur la gestion des catastrophes naturelles. Une audience est prévue le 1er mars.

Les militaires ont justifié leur coup d'Etat en invoquant des fraudes aux législatives de novembre, remportées massivement par le parti de la prix Nobel de la paix. Ils ont promis de nouvelles élections.


Foot: Hervé Renard nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire

Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
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  • Hervé Renard est nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire, un poste qu'il avait déjà occupé entre 2014 et 2015 avec une victoire à la CAN
  • Le Français succède à Emerse Faé, qui quitte ses fonctions malgré le sacre continental de 2024 et le meilleur parcours mondial de l'histoire du pays en 2026

PARIS: Le Français Hervé Renard a été nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire pour succéder à Emerse Faé, a annoncé mardi la fédération ivoirienne de football (FIF) sur ses réseaux sociaux.

Âgé de 57 ans, Renard, qui a brièvement dirigé la Tunisie lors du Mondial-2026 en étant arrivé en pleine compétition, avait déjà occupé ce poste entre 2014 et 2015, avec à la clé une Coupe d'Afrique des nations en 2015.

Renard, dont l'arrivée avait été annoncée dès mardi par le journal le Parisien, prend la suite de Faé, non reconduit par la FIF malgré une Coupe d'Afrique des nations remportée en 2024 et une qualification en 16e de finale lors du Mondial 2026, une première dans l'histoire du pays.

Renard, qui a dirigé au cours de sa carrière de nombreuses sélections, avait pris la tête de la Tunisie à la suite du lourd revers contre la Suède (5-1) lors du premier match des Aigles de Carthage au Mondial, une déroute qui avait coûté sa place à Sabri Lamouchi.

Il a officié à deux reprises, avec deux défaites à la clé, contre le Japon (4-0) et les Pays-Bas (3-1).

Libre de tout contrat après ce court intérim, Hervé Renard retrouve onze ans plus tard le banc de la Côte d'Ivoire où il jouit d'une très grande popularité, gagnée grâce au sacre de la CAN-2015 avec la génération de Yaya Touré, après près de 25 ans de disette.

Déjà vainqueur de la CAN trois ans plus tôt avec la Zambie, le technicien s'est bâti une réputation solide sur le continent africain où il a multiplié les expériences à la tête d'équipes nationales (Ghana, Angola, Maroc...).

Il a toutefois connu ces dernières années des expériences plus mitigées notamment à la tête de la sélection saoudienne, dont il a été limogé en avril malgré une qualification au Mondial-2026, ou sur le banc de l'équipe de France féminine, avec laquelle il a atteint les quarts des JO-2024 à Paris.

M. Renard est attendu à Abidjan dans les prochains jours afin de prendre officiellement ses fonctions, a précisé la fédération ivoirienne.


Trump dit que soit le détroit d'Ormuz "ouvrira très bientôt", soit l'Iran sera frappé "très fort"

Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
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  • Donald Trump affirme qu'un accord avec l'Iran sur la réouverture du détroit d'Ormuz est proche, tout en menaçant Téhéran de représailles en cas d'échec
  • Un accord temporaire de 60 jours serait à l'étude pour encadrer la navigation dans le détroit, alors que les incidents sécuritaires se poursuivent

Rancho Palos Verdes, États-Unis:  Donald Trump a déclaré mardi que le détroit d'Ormuz ouvrirait "très bientôt, ou alors (les Iraniens) seront frappés très fort", dans un entretien accordé à la chaîne Fox News.

"Nous avons de très bonnes discussions", a encore dit le président américain, en déplacement en Californie (ouest), assurant que l'Iran voulait passer un accord.

"J'ai le temps", a aussi déclaré le dirigeant républicain à propos de ce conflit qui dure depuis plus de cinq mois.

Selon le site Axios, qui cite des "sources régionales", un accord temporaire de 60 jours est en discussion pour organiser le passage dans le détroit entre l'Iran et le sultanat d'Oman.

Cet accord préliminaire, qui pourrait être annoncé dès mercredi, prévoit selon Axios que tout transport maritime entrant via le détroit emprunterait une voie nord dans les eaux iraniennes, et tout navire sortant suivrait une trajectoire méridionale dans les eaux contrôlées par Oman, le tout sans péage ou droit de passage.

Pendant cette période de soixante jours, et dans l'attente d'un accord définitif, la voie médiane du détroit serait déminée, toujours selon Axios, qui prévient que ce compromis n'est pas encore scellé.

"Il y a une chance que nous parvenions aujourd'hui ou demain à un accord visant à rouvrir le détroit et à aller vers une normalisation", a déclaré mardi le ministre des Finances américain Scott Bessent dans un entretien à la chaîne CNBC.

Les tensions dans le détroit, devenu un enjeu de premier plan dans la guerre au Moyen-Orient, restent vives. Mardi, l'agence maritime britannique UKMTO a indiqué qu'un navire y avait été touché par un "projectile inconnu".


Un "projectile inconnu" frappe un cargo dans le détroit d'Ormuz, selon l'UKMTO

Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
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  • Un cargo a été touché par un « projectile inconnu » dans le détroit d’Ormuz, selon l'agence maritime britannique UKMTO
  • Aucun blessé ni dégât n'a été signalé à ce stade

DUBAI: Un "projectile inconnu" a frappé un cargo dans le détroit d'Ormuz, a alerté l'agence maritime britannique UKMTO dans la nuit de lundi à mardi, sans faire mention d'éventuels blessés ou dégâts.

Un cargo, dont le nom n'a pas été précisé, a signalé à l'UKMTO avoir été "touché par un projectile inconnu", selon le communiqué de l'organisation. Les faits sont survenus à quelque 20 milles nautiques (37 kilomètres) au nord-est de la ville omanaise d'Al Khasab, de même source.