Un rival d'Erdogan risque la prison pour «insulte à des fonctionnaires»

Ekrem Imamoglu, le maire d'Istanbul. (Photo, AFP)
Ekrem Imamoglu, le maire d'Istanbul. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Samedi 29 mai 2021

Un rival d'Erdogan risque la prison pour «insulte à des fonctionnaires»

  • Affirmant que ses propos contre l'autorité électorale étaient simplement une « critique virulente », M. Imamoglu a rejeté l'accusation d'insulte
  • Le maire d'Istanbul avait infligé une humiliante défaite au chef de l'Etat en mettant fin à 25 ans de règne des islamo-conservateurs à la tête de la plus grande ville de Turquie

ISTANBUL : Un tribunal turc a accepté un acte d'inculpation réclamant plus de quatre ans de prison contre le maire d'Istanbul, un rival du président Recep Tayyip Erdogan, pour des propos jugés insultants envers de hauts fonctionnaires, ont rapporté vendredi les médias.

Une peine de prison de 4 ans et un mois a été requise par le procureur contre le maire, Ekrem Imamoglu, pour avoir qualifié « d'idiote » la décision des membres du Haut conseil électoral d'invalider le résultat des élections municipales du 31 mars 2019 qu'il avait remportées.

Alors qu'il avait une avance de 13 000 voix seulement face au candidat du parti au pouvoir soutenu par M. Erdogan lors du scrutin invalidé, M. Imamoglu a devancé son adversaire de près de 800 000 voix lors de nouvelles élections qui s'étaient tenues en juin de la même année. 

Affirmant que ses propos contre l'autorité électorale étaient simplement une « critique virulente », M. Imamoglu a rejeté l'accusation d'insulte. 

Issu du principal parti d'opposition, le CHP (social-démocrate), M. Imamoglu est considéré comme l'un des opposants les plus en vue du président Erdogan.

Il est régulièrement visé par des enquêtes administratives ou judiciaires, la dernière datant du début mai pour avoir eu une attitude « irrespectueuse » en se tenant les mains dans le dos pendant la visite du mausolée d'un sultan.

Souvent décrit par les observateurs comme un potentiel rival de M. Erdogan à la présidentielle de 2023, M. Imamoglu a ainsi infligé une humiliante défaite au chef de l'Etat en mettant fin à 25 ans de règne des islamo-conservateurs à la tête de la plus grande ville de Turquie.

 


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Short Url
  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.

 

 


Israël a ordonné à son armée de frapper la banlieue sud de Beyrouth

Des voitures endommagées et les décombres d'un bâtiment détruit sont visibles sur le site d'une frappe israélienne dans la ville de Tyr, au sud du Liban, le 31 mai 2026. (AFP)
Des voitures endommagées et les décombres d'un bâtiment détruit sont visibles sur le site d'une frappe israélienne dans la ville de Tyr, au sud du Liban, le 31 mai 2026. (AFP)
Short Url
  • L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah soutenu par l'Iran
  • Tel-Aviv avait auparavant étendu ses opérations dans le sud du Liban

JERUSALEM: L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah soutenu par l'Iran, après avoir étendu ses opérations dans le sud du Liban.

"A la lumière des violations répétées du cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste Hezbollah et des attaques contre nos villes et nos citoyens, le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, et le ministre de la Défense, Israël Katz, ont ordonné à Tsahal (l'armée, NDLR) de frapper des cibles terroristes" dans la banlieue sud de Beyrouth, indique un communiqué officiel.


L'armée du Koweït dit faire face à une attaque de missiles et drones

L'armée du Koweït a annoncé lundi faire face à une "attaque hostile" de missiles et drones, la deuxième en moins d'une semaine visant cette monarchie du Golfe. (AN)
L'armée du Koweït a annoncé lundi faire face à une "attaque hostile" de missiles et drones, la deuxième en moins d'une semaine visant cette monarchie du Golfe. (AN)
Short Url
  • Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé lundi avoir ciblé une base utilisée par l'armée américaine pour des frappes contre son territoire
  • "Tout bruit d'explosion résulte des systèmes de défense anti-aérienne interceptant ces attaques hostiles", a précisé l'armée sur X, sans en préciser l'origine

KOWEIT: L'armée du Koweït a annoncé lundi faire face à une "attaque hostile" de missiles et drones, la deuxième en moins d'une semaine visant cette monarchie du Golfe.

"Tout bruit d'explosion résulte des systèmes de défense anti-aérienne interceptant ces attaques hostiles", a précisé l'armée sur X, sans en préciser l'origine.

Jeudi, le Koweït avait fait état d'une attaque similaire qu'il avait ensuite attribuée à l'Iran, où les Gardiens de la Révolution avaient indiqué avoir visé une base américaine en représailles à de nouvelles frappes des Etats-Unis sur son territoire.