Pour célébrer l’anniversaire du déclenchement des manifestations anti-régime, le 17 octobre 2019, de nombreux Libanais qui avaient pourtant quitté les rues depuis lors ont tenu à être là
Ils ont marché de la place des Martyrs au port et hurlé leur colère, demandant encore une fois la chute du régime, la fin de la corruption et un État laïque et social
Malgré des crises socio-économiques et politiques intenses, la pandémie de coronavirus et l’explosion du port de Beyrouth, le Liban demeure sans gouvernement opérationnel depuis le 10 août
Disposant de peu de marge de manœuvre de toute façon, manifestations ou pas, le Liban se dirige rapidement vers un scénario « Libanzuela », où un gouvernement provisoire et une élite politique se protègent de la pire des crises
Présidant la messe dominicale au siège patriarcal de Bkerké, le patriarche maronite, le cardinal Béchara Boutros Rahi, a exhorté les dirigeants libanais à cesser d’intervenir dans la composition du gouvernement
« Nul n'est innocent du sang qui coule au Liban » a-t-il martelé, mettant l’accent sur l’aspect collectif de la responsabilité de l’effondrement et de la nécessité de rendre des comptes
« Tous veut dire tous », ont scandé les protestataires pendant des semaines, réclamant le départ de l'ensemble de la classe politique, avant que leurs rassemblements ne s’essoufflent
« Depuis un an, on est dans la rue pour porter des revendications sociales et économiques, et rien n'a changé »
Les protestations anti-gouvernementales avaient débuté à l'automne 2019, à Beyrouth en raison d'un projet gouvernemental visant à taxer les appels via l'application Whatsapp
Trois chefs du gouvernement ont démissionné depuis le début du mouvement il y a un an mais les principales personnalités politiques occupent toujours le pouvoir
Kaouther Ben Hania a décroché deux nouveaux prix pour son dernier film L’Homme qui a vendu sa peau au Festival du film méditerranéen de Bastia (Arte Mare)
«L’art contemporain m’intéresse et c’est surtout l’idée d’une rencontre entre cette discipline et un réfugié qui me passionnait»
« La formation d’un gouvernement de mission capable de mettre en œuvre les réformes nécessaires continue à prendre du retard, malgré les engagements réaffirmés par l’ensemble des forces politiques libanaises », a estimé le ministère des AE
Paris est « prête à accompagner le Liban sur la voie des réformes, seule à même de permettre la mobilisation de la communauté internationale »