La Côte d'Ivoire avait annoncé en septembre dernier la «découverte majeure» de pétrole et de gaz naturel au large de ses côtes à l'est du pays
Le potentiel de ce gisement baptisé «Baleine» est élevé: 1,5 à 2 milliards de barils de pétrole brut et 1.800 à 2.400 milliards de pieds cube de gaz associé
En vertu de ce contrat, signé lundi, une coentreprise sera créée, Aramco Gas Pipelines Company, détenue à 51% par Aramco et 49% par le consortium mené par BlackRock
L'opération devrait rapporter 15,5 milliards de dollars (environ 13,73 milliards d'euros) à Aramco qui payera en retour à la coentreprise des droits d'utilisation sur le volume de brut transitant par le réseau
A Londres, le baril de Brent pour livraison en janvier n'a enregistré qu'un gain de 0,99% pour finir à 73,44 dollars, après avoir pris jusqu'à 5,91% en séance
«C'est simplement le risque de destruction de la demande (d'or noir lié au nouveau variant) qui a le plus d'impact sur le marché», a expliqué Robert Yawger
Les deux références du brut ont perdu vendredi plus de 10% en l'espace d'une seule séance, une première depuis les débuts de la pandémie, en avril 2020
«Le pétrole brut reprend du poil de la bête lundi après le choc» provoqué par l'annonce de la détection d'un nouveau variant de Covid-19 en Afrique du Sud
La rumeur courrait depuis plusieurs semaines, et a été confirmée mardi: les Etats-Unis vont relâcher dans les mois qui viennent 50 millions de barils de brut, puisés dans leurs réserves stratégiques, pour faire pression sur les prix à la pompe
Paradoxalement, les cours du brut sont repartis en forte hausse mardi, après l'annonce de cette initiative coordonnée qui va augmenter l'offre de pétrole
Les Etats-Unis ne touchent qu'avec parcimonie à leurs réserves, actuellement 609 millions de barils enterrées en Louisiane et au Texas
Mettant leur rivalité de côté, les USA ont fait savoir que la Chine se joignait à cette initiative, tout comme l'Inde, le Japon, la Corée du Sud ou encore le Royaume-Uni
En vertu de ses propres lois, le pays ne peut libérer des réserves qu'en cas de contraintes d'approvisionnement ou de catastrophes naturelles, mais pas pour baisser les prix
Le Japon a puisé dans ses réserves dans le passé pour faire face aux retombées de la guerre du Golfe au début des années 90 et au séisme et tsunami meurtriers de 2011