Un groupe de citoyens libanais en colère aurait arrêté vendredi soir un membre du Hezbollah et parlementaire Hussein Hajj Hassan alors qu'il assistait à une célébration chiite dans la vallée de la Bekaa
Hassan a déclaré plus tard qu'il célébrait l’évènement chiite de l'Achoura et qu'il avait prononcé un discours à cette occasion, niant avoir fait face à toute forme de détention
Après des tirs de roquettes frontaliers entre Israël et le Hezbollah, le patriarche maronite, Béchara Boutros Raï, a vivement critiqué le Hezbollah
Alors que le Hezbollah n'a pas fait de commentaires sur ses propos, ses partisans l'ont accusé sur les réseaux sociaux de capituler et de soutenir le sionisme
« Le Hezbollah va-t-il permettre de mener une enquête qui aboutira à sa propre condamnation ? J’en doute. »
Dans Point de Vue, Christiane Baissary revient sur l’explosion du port de Beyrouth dont les responsables n’ont toujours pas été inquiétés, au grand dam des familles de victimes.
«Nous souhaitons dire à l'ennemi (...) que toute frappe de l'aviation israélienne sur le Liban sera inévitablement suivie d'une réponse, mais d'une manière appropriée et proportionnée car nous souhaitons (...) protéger le pays», a déclaré Hassan Nasrallah
Selon lui, les frappes aériennes d'Israël constituent un «développement très dangereux». «Nous ne voulons pas nous diriger vers une guerre mais nous sommes préparés pour», a-t-il ajouté
Il faut placer les événements dans le cadre de ce qui se passe dans la région, notamment la confrontation entre Israël et l’Iran
L’embrasement du Sud-Liban entre dans ce contexte, l’Iran usant de tous les moyens pour faire pression sur tous les acteurs régionaux et internationaux
La tension est montée après les tirs d'une dizaine de roquettes, revendiqués par le Hezbollah, dans la région disputée du plateau du Golan occupé par Israël depuis 1967, au lendemain de frappes aériennes israéliennes sur le sud du Liban
Les deux ennemis ont déclaré ne pas souhaiter d'escalade, après que la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a mis en garde contre « une situation très dangereuse » et appelé à un cessez-le-feu « immédiat »