De nombreux Nigérians travaillent dans le secteur informel de l'économie et ont uniquement recours à l'argent liquide pour leurs transactions quotidiennes
Depuis plus d'un mois, d'immenses files d'attente se forment devant les banques, incapables de distribuer de nouveaux billets en quantité suffisante, plongeant la population (dont la moitié vit dans une extrême pauvreté) dans une immense détresse
Candidat du Congrès des progressistes (APC), l'ancien gouverneur de Lagos, la capitale économique, succèdera au président Muhammadu Buhari, 80 ans, qui doit se retirer en mai
Il a devancé l'ancien vice-président Atiku Abubakar (29%) du principal parti d'opposition (PDP), et Peter Obi, 61 ans, qui a remporté 25% des voix
Plus de 87 millions d'électeurs étaient appelés samedi à choisir parmi 18 candidats l'homme qui aura la lourde tâche pendant quatre ans de redresser le Nigeria
Les résultats seront officiellement annoncés Etat par Etat à partir de 18H00 locales (17H00 GMT)
«C'est tellement dur de s'en sortir au Nigeria, tout est si compliqué, c'est difficile de survivre», résume, découragé, Rotimi Bankole, 54 ans, dans la cour d'une école primaire où chahutent des centaines d'élèves
Le redressement économique du géant anglophone, pays de 215 millions d'habitants dont 63% de pauvres, sera l'un des grands enjeux du scrutin, avec l'insécurité (rébelion djihadiste, criminalité, revendications séparatistes)
Le candidat Peter Obi est monté sur scène souriant et le poing levé, avant de haranguer la jeunesse de Lagos, lui promettant «un nouveau Nigeria»
«Nous allons travailler très dur pour sortir les gens de la pauvreté, pour que nos jeunes aient des emplois», a-t-il lancé à ses supporters qui chantaient à tue-tête «Obi, nous te suivons»