Six fois où les opinions de George Kordahi ont fait scandale

​​​​​​​Kordahi, 71 ans, a accédé à la célébrité depuis qu'il a animé la version panarabe de «Qui veut gagner des millions ? » pendant plusieurs années. (Photo, AFP)
​​​​​​​Kordahi, 71 ans, a accédé à la célébrité depuis qu'il a animé la version panarabe de «Qui veut gagner des millions ? » pendant plusieurs années. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Mercredi 15 septembre 2021

Six fois où les opinions de George Kordahi ont fait scandale

  • Les opinions controversées de Kordahi sur Bashar al-Assad et Hassan Nasrallah ont provoqué des réactions négatives
  • Après sa nomination, une image de Kordahi saluant chaleureusement le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a été largement diffusée sur les réseaux sociaux

LONDRES : L'ancien présentateur de télévision George Kordahi est de nouveau sous le feu des projecteurs, pas à la télévision, mais à cause de sa nomination au poste de ministre libanais de l'Information qui a suscité la controverse, tant pour ses opinions douteuses envers le président syrien Bashar al-Assad qu’à son avis sur le harcèlement au travail.

Bien connu et très populaire parmi une grande partie de la population libanaise, Kordahi, 71 ans, est devenu célèbre lorsqu'il a animé la version panarabe de «Qui veut gagner des millions ?» pendant plusieurs années.

Ses opinions politiques controversées n'avaient peut-être pas d'importance à l'époque, mais elles ont certainement de l'importance maintenant qu'il est membre du gouvernement libanais nouvellement formé.

Malgré son démenti de plusieurs de ses déclarations après sa nomination en tant que ministre de l'Information, voici un aperçu des cas où Kordahi a provoqué une controverse à la télévision en direct.

1. Faire l'éloge du président syrien Bashar al-Assad

Le décrivant comme la personnalité de l'année 2018, Kordahi a toujours fait l'éloge d'Assad, soulignant que sa ténacité et sa persévérance ont sauvé non seulement la Syrie mais aussi le Liban et les pays du Golfe.

Dans de nombreux cas, Kordahi ne s'est pas excusé pour ses opinions sur le président syrien qui a mené une guerre contre son propre peuple depuis 2011, en menant des attaques chimiques contre des civils et en déplaçant de force des milliers d'innocents.

2. Soutenir le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah

Kordahi a également exprimé son admiration pour le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah à la télévision en direct, qualifiant son action pour soutenir la résistance palestinienne d'«héroïque». Kordahi a poursuivi en disant que, malgré leurs religions différentes, Nasrallah représente sa «chair et son sang».

3. Fermer les yeux sur le harcèlement au travail

L'opinion de Kordahi sur le harcèlement à l'égard des femmes sur le lieu de travail a été révélée lors d'un débat télévisé de divertissement bien connu au Liban animé par Carla Haddad dans lequel divers sujets d'actualité ont été abordés, notamment un sujet où l'animatrice a demandé à ses invités masculins ce qu'ils feraient s'ils étaient femmes.

4. Vouloir museler les médias au Liban

Lors de son premier jour en tant que ministre de l'Information, Kordahi a imposé une censure informelle aux médias libanais, leur demandant de ne pas accueillir d'analystes critiques du nouveau gouvernement.

Kordahi a confirmé sa décision lors de son premier discours officiel en tant que ministre de l'Information au palais présidentiel de Baabda. S'exprimant d'une manière condescendante mais moqueuse, Kordahi a demandé aux médias de «se calmer un peu».

5. Oublier le fait que c’est le président Aoun qui a dit «Le Liban va en enfer»

Dans son premier discours informel, Kordahi a signalé que les gens devraient arrêter d'entraîner le Liban vers l'enfer et que s'ils le veulent, ils peuvent y aller par eux-mêmes.

En septembre 2020, le président libanais Michel Aoun a soutenu lors d'une conférence de presse que «le Liban va en enfer, bien sûr» lorsqu'on lui a demandé où se dirigeait le pays compte tenu des nombreuses crises auxquelles il était confronté.

6. Rencontrer le guide suprême iranien, l'ayatollah Khamenei

jhg

Après sa nomination, une image de Kordahi saluant chaleureusement le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a été largement diffusée sur les réseaux sociaux. La photo date de 2015, lorsque Kordahi se serait rendu en Iran pour discuter de divers problèmes avec Khamenei, en particulier la situation en Syrie et le printemps arabe. Kordahi a déclaré après sa visite que la poignée de main de Khamenei lui rappelait sa poignée de main avec Ruhollah Khomeini en 1979.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien rencontre le président de la FIFA pour renforcer la coopération sportive

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane lors de sa rencontre avec le président de la FIFA Gianni Infantino à Djeddah, samedi. (Photo SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane lors de sa rencontre avec le président de la FIFA Gianni Infantino à Djeddah, samedi. (Photo SPA)
Short Url
  • Les discussions portent sur le développement du football et les partenariats internationaux
  • Le Royaume renforce ses liens avec la FIFA dans le cadre d’investissements sportifs majeurs

RIYAD : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a rencontré le président de la FIFA Gianni Infantino à Djeddah samedi, des discussions axées sur le renforcement de la coopération et l’élargissement des opportunités dans le développement du football.

La réunion a permis de passer en revue la collaboration en cours entre le Royaume et la FIFA, ainsi que les perspectives de croissance du sport, tant au niveau de la base que du football professionnel, a rapporté l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Ces dernières années, l’Arabie saoudite a intensifié son engagement avec la FIFA dans le cadre d’une stratégie plus large visant à se positionner comme un pôle sportif mondial, avec d’importants investissements dans les infrastructures, la formation des talents et l’organisation de grands événements internationaux dans le cadre de la Vision 2030.

Le Royaume a accueilli une série de tournois régionaux et internationaux et a travaillé étroitement avec la FIFA sur des initiatives visant à élargir la pratique du football et sa croissance commerciale au Moyen-Orient. Riyad est également perçue comme cherchant à jouer un rôle accru dans le football mondial, notamment avec des ambitions potentielles d’accueil de grandes compétitions.

La réunion s’est tenue en présence du ministre des Sports Abdulaziz ben Turki Al-Faisal et du président de la Fédération saoudienne de football, Yasser Al-Misehal. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: nouvelles frappes israéliennes sur Beyrouth après la destruction d'un pont

Une photographie montre un immeuble effondré sur le site d’une frappe aérienne israélienne nocturne dans le quartier de Haret Hreik, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 3 avril 2026. L’armée israélienne a déclaré, le 3 avril, avoir frappé plus de 3 500 cibles à travers le Liban au cours du mois écoulé depuis le début des combats avec le Hezbollah soutenu par l’Iran. (AFP)
Une photographie montre un immeuble effondré sur le site d’une frappe aérienne israélienne nocturne dans le quartier de Haret Hreik, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 3 avril 2026. L’armée israélienne a déclaré, le 3 avril, avoir frappé plus de 3 500 cibles à travers le Liban au cours du mois écoulé depuis le début des combats avec le Hezbollah soutenu par l’Iran. (AFP)
Short Url
  • L’armée israélienne a bombardé la banlieue sud de Beyrouth et détruit des ponts stratégiques au Liban, visant à affaiblir le Hezbollah et isoler le sud du pays
  • Le conflit s’intensifie : des Casques bleus ont été blessés, le bilan humain s’alourdit et les frappes provoquent destructions massives et déplacements de population

BEYROUTH: L'armée israélienne a de nouveau bombardé la banlieue sud de Beyrouth samedi à l'aube, affirmant frapper des infrastructures du Hezbollah après avoir détruit un pont sur le fleuve Litani dans l'est du Liban.

Trois Casques bleus ont par ailleurs été blessés vendredi dans une explosion à l'intérieur d'une installation de l'ONU près d'El Adeisse (sud), la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) précisant que ces soldats, dont deux ont été grièvement blessés, sont de nationalité indonésienne.

Quelques jours plus tôt, trois autres Casques bleus indonésiens avaient perdu la vie, également dans le sud du pays, où Israël et le Hezbollah s'affrontent depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

Le Liban a été entraîné dans le conflit le 2 mars lorsque le Hezbollah, soutenu par Téhéran, a tiré des roquettes sur Israël pour venger l'attaque américano-israélienne qui a tué le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei.

Israël pilonne depuis le pays, disant viser le mouvement islamiste, et a entamé une invasion terrestre dans le sud. Ces opérations ont tué 1.368 personnes, dont 125 enfants, selon le dernier bilan officiel, et fait plus d'un million de déplacés.

Tôt samedi, l'armée israélienne a annoncé sur les réseaux sociaux avoir "commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah à Beyrouth", une journaliste de l'AFP ayant fait état d'au moins deux bombardements dans la banlieue sud de la ville, avec de puissantes explosions et des panaches de fumée.

- Ponts ciblés -

Dans ce conflit, l'armée israélienne vise aussi les ponts enjambant le fleuve Litani, afin de couper une partie du sud du Liban du reste du pays, selon des experts militaires.

Dernière attaque de ce type en date, "des avions de guerre israéliens ont visé vendredi le pont qui relie Sohmor à Machghara, entraînant sa destruction", a indiqué l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

L'armée israélienne avait auparavant averti que "pour empêcher le transfert de renforts et d'équipements militaires" du mouvement pro-iranien, elle allait cibler deux ponts. Le second a aussi été touché, d'après les médias libanais.

Israël a déjà détruit cinq ponts sur le Litani, situé à 30 km au nord de la frontière, région où il veut instaurer ce qu'il présente comme une "zone de sécurité".

Egalement à Sohmor, deux personnes ont été tuées et 15 autres blessées dans une frappe israélienne survenue "alors que des fidèles quittaient la mosquée de la ville" après la prière du vendredi, selon le ministère libanais de la Santé.

Concernant les trois Casques bleus indonésiens blessés, l'origine de l'explosion dont ils ont été victimes est inconnue.

L'armée israélienne a accusé le Hezbollah d'avoir tiré une roquette.

Quant à leurs trois compatriotes tués quelques jours plus tôt, l'un a été victime dimanche d'un tir d'un char israélien, et deux autres d'une explosion le lendemain qui pourrait être due à une mine, selon une source sécuritaire de l'ONU.

Israël a nié toute responsabilité dans les faits de lundi, assurant qu'aucune de ses troupes n'était présente dans la zone.

- "Pas notre guerre" -

Vendredi après-midi, des frappes avaient déjà visé la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, l'armée israélienne disant cibler "des infrastructures terroristes".

Non loin des ces zones, des Libanais chrétiens ont assisté à l'office du Vendredi saint. Dans l'église Saint-Maron de Chiyah, un quartier de la banlieue sud, Hala Farah, 62 ans, raconte n'avoir jamais manqué aucune fête religieuse.

"Depuis que j'ai 15 ans, il y a la guerre" au Liban, "on est toujours là", dit-elle à l'AFP avant de rentrer dans une église comble.

Patricia Haddad, 32 ans, confie être "habituée, malheureusement". "Nous sommes contre la guerre: ce n'est pas notre guerre, c'est une guerre contre le Hezbollah, pas contre les chrétiens ni le pays", dit la jeune femme.

Alors que l'ONU et les autorités libanaises ont mis en garde contre une nouvelle occupation du sud du Liban, plusieurs frappes ont visé vendredi la région de Tyr, selon l'agence Ani.

Les troupes israéliennes ont également "détruit", ajoute l'agence, les dernières habitations restantes dans plusieurs villages frontaliers, déjà largement rasés lors de la précédente guerre en 2024.

En parallèle, le Hezbollah a annoncé une série d'attaques contre des cibles israéliennes sur le sol libanais et de l'autre côté de la frontière.

L'Iran et ses groupes affiliés "pourraient avoir l'intention de cibler des universités" au Liban, a averti l'ambassade américaine à Beyrouth, quelques jours après des menaces des Gardiens de la Révolution iraniens contre les établissements américains au Moyen-Orient.


La Première ministre italienne Meloni rencontre le prince héritier lors de sa visite en Arabie saoudite

La Première ministre italienne Giorgia Meloni a rencontré le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane à Djeddah vendredi. (SPA)
La Première ministre italienne Giorgia Meloni a rencontré le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane à Djeddah vendredi. (SPA)
La Première ministre italienne Giorgia Meloni à son arrivée à Djeddah vendredi. (SPA)
La Première ministre italienne Giorgia Meloni à son arrivée à Djeddah vendredi. (SPA)
Short Url
  • Elle a été reçue à l’aéroport international King Abdulaziz par de hauts responsables saoudiens

DJEDDAH : La Première ministre italienne Giorgia Meloni a rencontré le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane à son arrivée à Djeddah vendredi.

Au cours de la rencontre, ils ont passé en revue les relations bilatérales et les opportunités de développement futur, rapporte l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Ils ont également discuté des derniers développements régionaux, des répercussions de l’escalade militaire en cours sur la liberté de navigation internationale et la sécurité énergétique, de son impact sur l’économie mondiale, ainsi que de la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité dans la région, précise le communiqué.

À son arrivée plus tôt dans la journée à l’aéroport international King Abdulaziz, elle a été accueillie par de hauts responsables saoudiens, dont le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saoud ben Mishaal ben Abdulaziz, ainsi que par les autorités locales et l’ambassadeur d’Italie auprès du Royaume, indique la SPA.

Selon des sources gouvernementales italiennes, ce voyage, initialement non annoncé, comprendra également des réunions au Qatar et aux Émirats arabes unis.

Les sources ajoutent que la visite réaffirmera le soutien de l’Italie aux trois pays face aux attaques iraniennes sur leurs territoires.

Il s’agit du premier déplacement dans la région d’un dirigeant de l’UE depuis le lancement du conflit par les États-Unis et Israël fin février. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com