Syrie: une citadelle autrefois occupée par l'EI attire à nouveau les visiteurs

Des hommes posent pour une photo "selfie" dans les ruines de la citadelle de Jaabar (Qalaat Jaabar) dans le réservoir syrien du lac Assad dans la province de Raqqa le 3 juin. Delil SOULEIMAN / AFP
Des hommes posent pour une photo "selfie" dans les ruines de la citadelle de Jaabar (Qalaat Jaabar) dans le réservoir syrien du lac Assad dans la province de Raqqa le 3 juin. Delil SOULEIMAN / AFP
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Publié le Jeudi 09 juin 2022

Syrie: une citadelle autrefois occupée par l'EI attire à nouveau les visiteurs

  • Depuis le début de l'été, le château attire un nombre croissant de visiteurs, la sécurité ayant été renforcée ces dernières années.
  • L'EI avait creusé des tranchées aux abords du château qu'il utilisait «pour former des enfants soldats»

CITADELLE DE JAABAR, Syrie: Autrefois occupée par le groupe djihadiste Etat islamique, la citadelle de Jaabar, imposant ouvrage islamique du XIe siècle dans le nord de la Syrie, retrouve lentement son statut de destination touristique pour les visiteurs de ce pays déchiré par la guerre.

Sous un soleil de plomb, des familles posent pour des photos devant ce château, l'un des monuments historiques les plus importants du pays, qui se trouve au sommet d'une petite colline située sur une presqu'île du lac artificiel Assad, à 50 km de Raqa.

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Cette photo prise le 3 juin 2022 montre une vue aérienne de la citadelle de Jaabar (Qalaat Jaabar) dans le réservoir syrien du lac Assad dans la province de Raqqa. (Delil SOULEIMAN / AFP)

Bien qu'il habite à moins d'une heure de la citadelle, Abdallah al-Jaber a emmené ses enfants pour une première visite en ce mois de juin.

"Leur rêve était de voir la citadelle de Jabaar", raconte cet homme de 41 ans, ajoutant qu'il leur montrait souvent des photos du monument en espérant qu'ils pourraient s'y rendre ensemble un jour.

La citadelle --qui date des périodes seldjoukide et mamelouk-- compte 35 ponts et une mosquée ainsi qu'un musée.

Depuis le début de l'été, le château attire un nombre croissant de visiteurs, la sécurité ayant été renforcée ces dernières années.

Après une montée en puissance fulgurante de l'EI en Irak et en Syrie en 2014 et la conquête de vastes territoires, le groupe djihadiste a vu son "califat" autoproclamé être renversé sous le coup d'offensives successives dans ces deux pays.

En 2017, les combattants kurdes soutenus par les Etats-Unis ont repris la forteresse de l'organisation ultraradicale qui utilisait son emplacement stratégique pour lancer des attaques et pour surveiller la plus grande prison qu'elle contrôlait à l'époque en Syrie.

Destination populaire

L'EI avait creusé des tranchées aux abords du château qu'il utilisait "pour former des enfants soldats", raconte Mohammad, un habitant de Raqa de 45 ans, qui a demandé à utiliser un pseudonyme pour des raisons de sécurité.

"Les résidents avaient été interdits de visite à l'époque puisque cette région était une zone militaire", poursuit-il. "Mais la situation s'est améliorée aujourd'hui."

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Les gens posent pour une photo de groupe devant les ruines de la citadelle de Jaabar. Delil SOULEIMAN / AFP

Les promenades en bateau et les pique-niques sur les rives sablonneuses du lac Assad -- formé par le barrage de Tabqa sur l'Euphrate-- ont fait de la citadelle une destination populaire pour les familles syriennes.

Près des murs imposants de la citadelle, des jeunes hommes se rassemblent pour fumer le narguilé à l'ombre sur des airs de musique arabe.

Radwan Kahawati dit être venu de la ville côtière de Lattaquié (nord-ouest), à cinq heures de voiture, pour visiter la citadelle avec sa famille.

"Nous sommes venus ici pour le tourisme et pour un dépaysement", dit-il à l'AFP.

"Ma fille m'a dit: +Emmène-nous à Jaabar+", parce qu'elle en a entendu parler à l'école, ajoute-t-il.


Nouvel embrasement au Liban: quatre soldats israéliens tués, « tout le Liban doit brûler» estime Ben Gvir 

Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats. (AFP)
Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats. (AFP)
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  • "Les frappes aériennes israéliennes intensives menées à partir de minuit et jusqu'à ce matin ont empêché l'évacuation des martyrs et des blessés, et ont fait 18 morts et 33 blessés, selon un bilan provisoire", a indiqué le ministère libanais de la Santé
  • Elles ont touché au moins 10 localités, à proximité de la ville de Nabatiyé dans le sud du Liban, dont celle de Harouf, où huit personnes sont mortes, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI)

BEYROUTH: Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

Il s'agit des bombardements les plus massifs et du bilan le plus lourd depuis l'annonce lundi d'un protocole irano-américain, qui prévoit une cessation des hostilités, y compris au Liban, où s'affrontent Israël et le mouvement islamiste Hezbollah, allié de Téhéran.

"Les frappes aériennes israéliennes intensives menées à partir de minuit et jusqu'à ce matin ont empêché l'évacuation des martyrs et des blessés, et ont fait 18 morts et 33 blessés, selon un bilan provisoire", a indiqué le ministère libanais de la Santé dans un communiqué.

Elles ont touché au moins 10 localités, à proximité de la ville de Nabatiyé dans le sud du Liban, dont celle de Harouf, où huit personnes sont mortes, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI).

D'autres frappes israéliennes ont visé la région de Baalbek dans l'est du pays, relativement épargnée depuis le début du conflit le 2 mars.

De nombreux habitants ont fui le sud après ces raids, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI). Des voitures bondées, avec matelas et effets personnels, ont envahi les routes, quittant la région de Tyr, a constaté un correspondant de l'AFP.

"Tout le Liban doit brûler" 

L'armée israélienne a affirmé de son côté avoir frappé des infrastructures du Hezbollah en riposte à la mort de ces soldats, dont le char a été touché peu après minuit dans la zone de Kfar Tebnit, près de Nabatiyé.

Les correspondants militaires des médias israéliens évoquent l'impact d'"un missile ou d'un drone".

"Le lieutenant-colonel Dor Gedalia Ben Simhon est tombé au combat" dans le sud du Liban avec "trois autres soldats" dont les noms seront publiés ultérieurement, a précisé l'armée. Elle dénonce les "violations répétées du cessez-le-feu par le Hezbollah", qui "continue de préparer et mener des attaques terroristes contre des soldats israéliens".

"Tout le Liban doit brûler", a réagi de son côté le ministre de la Sécurité nationale israélien Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite et allié politique clef du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

"Ça suffit le ping-pong. Au Proche-Orient, on ne gagne pas avec des réactions mesurées et de la retenue", a-t-il ajouté. "Il faut être fou, éradiquer. Et vaincre le terrorisme".

"Il faut faire parler le feu (...) Ouvrir les portes de l'enfer", a déclaré sur X son collègue et rival d'extrême droite Bezalel Smotrich, ministre des Finances, sans mentionner explicitement le Liban mais en faisant allusion à la mort des soldats.

Dans une déclaration publiée au petit matin, le groupe pro-iranien a annoncé que ses combattants avaient ciblé les forces israéliennes près des collines d'Ali Taher, qui surplombent la ville de Nabatiyé, par des tirs "de roquettes et d'obus de mortier".

Il avait affirmé dans la nuit avoir détruit trois chars israéliens lors d'affrontements entre ses combattants et une unité de l'armée israélienne dans le sud du Liban.


Netanyahu : l'armée israélienne restera dans le sud du Liban « aussi longtemps que nécessaire»

Une photo prise depuis la région de Marjayoun, au sud du Liban, montre de la fumée s'élevant à la suite d'une frappe aérienne israélienne sur le village de Nabatieh al-Fawqa, le 19 juin 2026. (AFP)
Une photo prise depuis la région de Marjayoun, au sud du Liban, montre de la fumée s'élevant à la suite d'une frappe aérienne israélienne sur le village de Nabatieh al-Fawqa, le 19 juin 2026. (AFP)
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  • L'armée israélienne "restera dans la zone de sécurité dans le sud du Liban aussi longtemps que nécessaire pour pour protéger les localités du nord" d'Israël, déclare M. Netanyahu dans un communiqué
  • Le ministre de la Défense Israël Katz a de son côté prévenu d'une riposte israélienne "avec une force considérable" à toute attaque du Hezbollah, allié de l'Iran

JERUSALEM: Israël restera au Liban "aussi longtemps que nécessaire" a affirmé vendredi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ajoutant que son pays ferait "payer un prix très lourd" au mouvement islamiste Hezbollah, après l'annonce de la mort de quatre soldats en opération.

L'armée israélienne "restera dans la zone de sécurité dans le sud du Liban aussi longtemps que nécessaire pour pour protéger les localités du nord" d'Israël, déclare M. Netanyahu dans un communiqué. "Israël n'acceptera aucune attaque contre nos soldats ou notre territoire", ajoute-t-il.

Le ministre de la Défense Israël Katz a de son côté prévenu d'une riposte israélienne "avec une force considérable" à toute attaque du Hezbollah, allié de l'Iran.

 

 

 


Israël continuera à opérer dans le sud du Liban 

 L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
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  • Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban
  • Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais.

L'armée a publié une carte de ce qu'elle déclare être son "espace de sécurité", s'étendant sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire libanais.

Elle indique que des troupes continueront d'y être déployées "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Un responsable militaire israélien a précisé que l'armée pourrait également agir pour "neutraliser" les risques identifiés au-delà de la zone de sécurité, et appelé les civils libanais à ne pas y pénétrer.

Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban et le Hezbollah pro-iranien n'a plus revendiqué d'attaques contre Israël.

Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais.

L'armée israélienne a pour sa part annoncé la mort de l'un de ses soldats dans la nuit de mercredi à jeudi, lors d'un incident survenu dans le sud du Liban. Sept soldats ont également été blessés.

Le groupe armé Hezbollah soutenu par l'Iran a entraîné le Liban dans la guerre début mars en attaquant Israël pour venger l'assassinat du guide suprême de la République islamique au début de la campagne américano-israélienne.

Israël a riposté par de vastes frappes à travers le Liban et par le lancement d'une invasion terrestre dans le sud, région frontalière d'Israël et de longue date sous l'influence du Hezbollah.

Le Liban et Israël mènent depuis avril des pourparlers directs à Washington afin de tenter de mettre fin aux hostilités et de dissocier leur conflit de la guerre régionale.

"D'autres étapes sont en cours de discussion" dans le cadre de ces pourparlers, a déclaré jeudi la même source militaire, ajoutant que "les représentants se rencontreront à nouveau la semaine prochaine".