Les parties yéménites sous pression pour une prolongation de six mois de la trêve

L'envoyé spécial des Nations unies pour le Yémen, Hans Grundberg, arrive à l'aéroport international de Sanaa (Photo, Reuters).
L'envoyé spécial des Nations unies pour le Yémen, Hans Grundberg, arrive à l'aéroport international de Sanaa (Photo, Reuters).
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Publié le Jeudi 29 septembre 2022

Les parties yéménites sous pression pour une prolongation de six mois de la trêve

  • L'envoyé spécial devrait rencontrer les dirigeants houthis pour les persuader de prolonger la trêve
  • «Nous sommes à la croisée des chemins où le risque d'un retour à la guerre est réel»

AL-MUKALLA: L’envoyé spécial de l'ONU pour le Yémen, Hans Grundberg, est arrivé mercredi à Sanaa, contrôlée par les Houthis, pour des pourparlers, alors qu'il pousse la milice yéménite et le gouvernement internationalement reconnu à prolonger de six mois la trêve négociée par l'ONU et à mettre en œuvre des éléments de cette trêve.

Grundberg devrait rencontrer des dirigeants houthis pour les persuader de prolonger la trêve et d'accepter, entre autres, sa dernière proposition d'ouverture de routes à Taiz.

La visite de l'envoyé intervient alors que le gouvernement yéménite et les Houthis ont reçu de sa part une nouvelle version de la proposition comprenant, en sus de la trêve de six mois, l'ouverture de routes secondaires dans la ville assiégée de Taiz ainsi que l'ajout de nouvelles destinations pour les vols commerciaux depuis l’aéroport de Sanaa, notamment Doha, Mascate et Mumbai.

Cette proposition prévoit de demander aux Houthis d'utiliser les revenus des navires pétroliers passant par le port de Hodeidah pour payer les fonctionnaires de l’État présents sur leurs territoires, sur la base des salaires de 2014, le gouvernement yéménite couvrant toute différence de paiement.

Une source gouvernementale yéménite a affirmé à Arab News que le gouvernement avait reçu une copie de la proposition et avait exprimé des réserves quant à l'ouverture de petites routes à Taiz plutôt qu'au moins une route principale menant à la ville et hors de la ville, et avait demandé que les Houthis paient intégralement les employés du gouvernement dans les zones sous leur contrôle.

«Des routes secondaires à Taiz, telles que Osefrah, Al-Sateen, Al-Zulai et Al-Rahedah, seront ouvertes au cours de la première phase. L'ouverture de la route principale de Softeel est importante pour le gouvernement», a précisé le responsable yéménite qui a préféré garder l'anonymat, ajoutant que le gouvernement cherchait à obtenir l'assurance que les Houthis respecteront les termes de la trêve.

La trêve négociée par l'ONU, qui est entrée en vigueur le 2 avril et a été prolongée à deux reprises, expire le 2 octobre.

Bien qu'elle ait considérablement réduit les hostilités dans tout le pays et autorisé des vols commerciaux de Sanaa à Amman et au Caire, ainsi que l'autorisation pour les navires pétroliers d'entrer dans le port de Hodeidah, la trêve n'a même pas abouti à une levée partielle du siège des Houthis sur Taiz, la troisième plus grande ville du Yémen, ou la cessation des attaques contre les zones résidentielles de la ville.

L'envoyé de l'ONU, après avoir effectué un voyage à Riyad et Mascate, a mis en garde mardi sur le fait que la trêve risquait sérieusement d’être rompue et que de nouveaux combats pouvaient éclater, exhortant les parties yéménites à parvenir à la paix.

«Nous sommes à la croisée des chemins où le risque d'un retour à la guerre est réel, et j'exhorte donc les parties à choisir la solution qui donne la priorité aux besoins du peuple yéménite», a déclaré Grundberg.

Les Houthis ont rejeté mardi la nouvelle proposition, ainsi que d'autres appels à la prolongation de la trêve, et ont insisté pour que le gouvernement yéménite paie les fonctionnaires dans leurs régions et mette fin à ce qu'ils ont appelé le «blocus» sur l'aéroport de Sanaa et le port de Hodeidah.

«Toute discussion sur la paix au Yémen manque de crédibilité et de sérieux tant que ces problèmes humanitaires primordiaux ne sont pas résolus, ce qui est une demande de tous les Yéménites», a tweeté Mohammed Abdul Sallam, négociateur en chef houthi.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.