Tunisie: deux manifestations contre la mauvaise gestion des déchets à Sfax

Des déchets gisent dans une rue de Sfax, la deuxième ville de Tunisie, le 17 novembre 2022. (AFP)
Des déchets gisent dans une rue de Sfax, la deuxième ville de Tunisie, le 17 novembre 2022. (AFP)
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Publié le Jeudi 17 novembre 2022

Tunisie: deux manifestations contre la mauvaise gestion des déchets à Sfax

  • Les manifestants, dont des collégiens et des professionnels de santé vêtus de blouses blanches, ont réclamé le départ du préfet de la région Fakher Fakhfakh
  • Mercredi, il avait appelé les habitants à ne pas donner d'écho à l'incendie, promettant d'arrêter les coupables

SFAX: Plus de 2.000 manifestants ont protesté jeudi à Sfax, la deuxième ville de Tunisie, contre la dégradation de la situation environnementale en raison d'une nouvelle crise autour de la gestion des déchets.

"O Sfax, ville oubliée (par les autorités), les déchets dévorent tous tes chemins", ont scandé plus d'un millier de protestataires rassemblés devant la préfecture de Sfax (centre-est), à l'appel de la puissante centrale syndicale UGTT, a constaté un correspondant de l'AFP.

Les manifestants, dont des collégiens et des professionnels de santé vêtus de blouses blanches, ont réclamé le départ du préfet de la région Fakher Fakhfakh, après des propos minimisant l'impact d'un incendie dans une décharge près du port.

Mercredi, il avait appelé les habitants à ne pas donner d'écho à l'incendie, promettant d'arrêter les coupables. "Il s'agit d'un peu de fumée que nous devons supporter et remercions Dieu parce que cela aurait pu être pire. Aidez-nous par votre silence", avait-il dit.

Face aux nombreuses images montrant sur les réseaux sociaux la zone du port recouverte d'une épaisse fumée, le gouverneur demandait même de "fermer Facebook à Sfax", dénonçant la diffusion de "fausses informations portant atteinte à l'économie du pays".

Une deuxième manifestation a été organisée dans l'après-midi devant le siège de la municipalité en centre-ville, à l'appel de l'Union tunisienne de l'industrie, du commerce et de l'artisanat (Utica).

Les manifestants, à peu près aussi nombreux que ceux du matin, ont réclamé dans leurs slogans "des solutions concrètes et urgentes" pour dépasser la crise des déchets dans une ville "asphyxiée par les ordures", selon le correspondant de l'AFP.

Deuxième agglomération du pays avec un million d'habitants et important pôle économique de Tunisie, Sfax enregistre depuis 2021 des mouvements de protestation contre les déchets envahissant les rues et les trottoirs, et menaçant la santé des habitants.

Il y a un an, en novembre 2021, une grève générale avait paralysé la ville et des violences s'étaient produites lors de manifestations contre la réouverture d'une décharge, considérée comme saturée. Un homme de 35 ans était mort, asphyxié, selon sa famille, par des gaz lacrymogènes lancés par les forces de l'ordre.

Malgré des promesses du président Kais Saied pour régler le problème "dans les plus brefs délais", la situation ne s'est pas améliorée, poussant certains habitants à se débarrasser des ordures en les brûlant sur la rue.

Mercredi, M. Saied a reçu la ministre de l'Environnement Leila Chikhaoui et lui a ordonné de "prendre des mesures immédiates pour mettre fin" à cette crise.

En Tunisie, les déchets ménagers sont majoritairement enterrés, soit dans des centres officiels soit dans des décharges sauvages. Et les autorités ont toutes les peines du monde à trouver de nouveaux sites pour enterrer les 2,6 millions de tonnes produits annuellement.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.

 


Un accord de sécurité avec Israël doit précéder toute rencontre avec Netanyahu déclare Joseph Aoun

Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
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  • L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu
  • Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir.

M. Aoun a réitéré que "le moment n'était pas approprié pour une réunion" avec le dirigeant israélien, selon un comuniqué de la présidence.

"Il faut parvenir d'abord à un accord de sécurité" et obtenir "l'arrêt des agressions israéliennes" contre le Liban, a-t-il ajouté.

Il a cependant assuré que la décision d'engager des négociations avec Israël, rejetée par le Hezbollah, était "sans retour", répétant que le processus visait à obtenir "le retrait israélien des territoires libanaise occupés et le retour des prisonniers" libanais.

Une troisième session de "discussions préliminaires" en vue de ces négociations est attendue "ces prochains jours", a indiqué le communiqué de la présidence.

L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le mouvement Hezbollah pro-iranien.

Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné.

Les ambassadeurs d'Israël et du Liban aux Etats-Unis se sont rencontrés à deux reprises à Washington au cours des dernières semaines, pour la première fois depuis des décennies, en vue de l'ouverture de négociations directes entre les deux pays, en état de guerre depuis 1948.

Le chef du Hezbollah Naïm Qassem a répété lundi son opposition à des négociations directes avec Israël, estimant qu'elles seraient "une concession gratuite, sans résultat".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en lançant une attaque contre Israël, qui poursuit ses frappes sur le pays malgré la trêve.

Cette guerre dévastatrice a fait près de 2.700 morts et plus d'un million de déplacés.