Le gouvernement yéménite reprend les vols en provenance du Soudan

Des milliers de Yéménites, dont des étudiants, sont bloqués au Soudan depuis le 15 avril, date à laquelle des violences ont éclaté entre l'armée soudanaise et les forces paramilitaires de soutien rapide (Photo, SPA/Archives).
Des milliers de Yéménites, dont des étudiants, sont bloqués au Soudan depuis le 15 avril, date à laquelle des violences ont éclaté entre l'armée soudanaise et les forces paramilitaires de soutien rapide (Photo, SPA/Archives).
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Publié le Dimanche 28 mai 2023

Le gouvernement yéménite reprend les vols en provenance du Soudan

  • Une organisation de défense des droits de l'homme condamne les mesures de répression prises à l'encontre de la communauté bahaïe
  • Des milliers de Yéménites, dont des étudiants, sont bloqués au Soudan depuis le 15 avril, date à laquelle des violences ont éclaté entre l'armée soudanaise et les forces paramilitaires de soutien rapide

AL-MUKALLÂ: Un avion de Yemenia Airways transportant 192 évacués yéménites a atterri à l'aéroport de Sanaa samedi, alors que le gouvernement yéménite a repris les vols d'urgence pour évacuer plus de 1 200 Yéménites, bloqués au Soudan déchiré par la guerre.

L'ambassade du Yémen au Soudan a indiqué que l'avion transportant 192 personnes, dont 14 nouveau-nés, avait quitté Port-Soudan à 8 h 38 à destination de Sanaa, ville tenue par les Houthis. Un autre avion transportant à peu près le même nombre de personnes devait se rendre à Aden, ville contrôlée par le gouvernement, plus tard dans la journée de samedi.

Des milliers de Yéménites, dont des étudiants, sont bloqués au Soudan depuis le 15 avril, date à laquelle des violences ont éclaté entre l'armée soudanaise et les forces paramilitaires de soutien rapide.

Les premiers Yéménites bloqués ont été évacués par la marine saoudienne et transférés à Djeddah, où ils ont été hébergés gratuitement pendant deux nuits avant d'être ramenés au Yémen par bus.

Le ministère des Affaires étrangères du Yémen a déclaré que sept avions yéménites transporteraient 1 250 Yéménites bloqués du Soudan au Yémen entre vendredi et lundi, ajoutant que 750 Yéménites avaient déjà été transportés par avion du Soudan, tandis que 800 avaient été transportés de Port-Soudan à l'Arabie saoudite sur des navires saoudiens. Le gouvernement yéménite a indiqué qu'il prendrait en charge tous les frais de vol et qu'il aiderait les citoyens à prolonger la date de leur passeport, à obtenir un acte de naissance pour leurs enfants et à faire accréditer leurs certificats d'études universitaires et secondaires.

Des Yéménites heureux ont publié des photos sur les médias sociaux alors qu'ils sortaient de l'aéroport de Port-Soudan.

«Après un mois et un jour d'épuisement à Port-Soudan, nous sommes finalement évacués du Soudan vers l'aéroport de Sanaa», a écrit Fawzy Jamoom sur sa page Facebook alors qu'il montait à bord de l'avion pour Sanaa, samedi.

Par ailleurs, des représentants du gouvernement yéménite et des défenseurs des droits de l'homme ont critiqué l'attaque menée par les Houthis contre un rassemblement de bahaïs, une minorité religieuse yéménite, à Sanaa vendredi, et ont exhorté les milices à les libérer immédiatement et à mettre fin à la persécution des minorités religieuses et des opposants.

Le ministre de l'Information du Yémen, Mouammar al-Eryani, a déclaré dans un tweet que les Houthis avaient attaqué le rassemblement annuel d'une secte bahaï à Sanaa, arrêtant 17 personnes, dont cinq femmes, et perquisitionnant les maisons des bahaïs.

«Ce crime odieux prouve que la milice Houthie, sous la direction de l'Iran, poursuit son escalade, son ciblage et son terrorisme systématique contre les minorités religieuses, en particulier la communauté bahaïe, et la persécution de ses membres sur la base de leur foi», a souligné le ministre. 

Depuis la fin de 2014, les Houthis ont arbitrairement enlevé des bahaïs, les ont torturés, ont saccagé leurs maisons, se sont emparés de leurs bureaux et de leurs biens, et ont incité les gens contre eux.

Une vidéo qui a circulé sur Internet montre des Houthis armés et masqués prenant d'assaut un rassemblement. On y entend des cris de femmes.

L'organisation SAM pour les droits de l'homme et les libertés, basée à Genève, a également condamné l'attaque «barbare et brutale» des Houthis contre un groupe de bahaïs, ainsi que les autres violations des droits de l'homme commises par cette milice à Sanaa et dans d'autres régions du Yémen qu'elles contrôlent. 

«Les violations quotidiennes des Houthis, dont la plus récente est l'assaut contre la réunion de la communauté bahaïs, ne sont qu'un microcosme de la détérioration de la situation des droits de l'homme dans les régions qu'ils contrôlent», a soutenu l’organisation SAM.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le Liban enquête sur une rencontre entre un influent banquier et Netanyahu

La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
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  • Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington
  • Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire.

Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington, provoquant un tollé au Liban.

Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet.

M. Sehnaoui, décrit par sa compagne comme un "chrétien sioniste", prône la normalisation des relations israélo-libanaises, alors que les deux pays, techniquement toujours en état de guerre, mènent depuis avril des négociations sous égide américaine pour une issue à leur conflit.

Son établissement, la Société Générale de Banque au Liban (SGBL) fait partie des plus grandes banques libanaises, accusées d'avoir joué un rôle dans l'effondrement économique du pays à partir de 2019. M. Sehnaoui possède également des parts dans des médias.

Un responsable judiciaire qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le procureur général avait demandé aux forces de sécurité d'ouvrir une enquête sur la photo d'Axios "pour établir son authenticité".

"Les mesures légales appropriées seront prises si c'est le cas", a-t-il ajouté.

De leur côté, plusieurs avocats libanais ont saisi la justice, réclamant des poursuites contre M. Sehnaoui pour ses contacts avec Israël et son Premier ministre, a-t-il indiqué.

Une autre photo publiée par M. Netanyahu sur X montre M. Sehnaoui derrière lui.

En avril, M. Sehnaoui était apparu dans une vidéo dans laquelle Mme Ortagus annonçait qu’il avait fait un don au musée de l’Holocauste aux Etats-Unis et le présentait comme un "chrétien sioniste".

Le banquier est dans le viseur des enquêteurs français depuis avril.

Ils suspectent la SGBL et sa filiale française Banque Richelieu France, dont M. Sehnaoui est président non exécutif, d'avoir participé, avec d'autres établissements, à des transferts d'actifs vers l'Europe pendant et après le début de la crise financière de 2019.

 


Egypte: incendie sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette 

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  • Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée"
  • Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident"

LE CAIRE: Un incendie s'est déclaré mercredi à bord de deux navires de traitement et de stockage de gaz naturel dans le port de Damiette, dans le nord de l'Egypte, a annoncé le ministère égyptien du Pétrole, sans préciser les causes du feu.

Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée", ajoutant qu'il n'y avait eu aucune "perte humaine".

Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident".

L'ancien président de l'Autorité du port de Damiette, le général Ayman Saleh, a indiqué à l'AFP qu'"un navire de regazéification était amarré aux côtés d'un méthanier dans le port", expliquant que l'opération de regazéification "s'effectue sous une très forte pression", de sorte que toute fuite peut provoquer un incendie.

Il n'a pas précisé à qui appartenaient les deux bâtiments.

 


L'armée israélienne accuse le Hezbollah d'une «violation flagrante» de l'accord de cessez-le-feu

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
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  • "Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité
  • "Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

"Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité", indique le communiqué militaire.

"Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah", poursuit-il.

Un accord-cadre a été conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, en vue de mettre fin à la guerre entre les deux pays.

Son application prévoit notamment la mise en place de "zones pilotes" dans le sud du Liban, où le désarmement du Hezbollah doit constituer un test avant un retrait progressif des forces israéliennes d'autres secteurs.

Le mouvement chiite, soutenu par l'Iran, rejette cet accord et refuse de déposer les armes, mais n'a toutefois pas revendiqué d'attaque depuis le 20 juin.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin.

L'armée israélienne a indiqué que des troupes continueraient d'y être déployées pour une période indéterminée, "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Dimanche, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.