Palestiniens: Un responsable du Fatah évoque le «déclin» de son parti

Mahmoud al-Aloul, gouverneur de Naplouse et vice-président du Comité central du Fatah a déploré le déclin de son parti en Cisjordanie (Photo, AFP).
Mahmoud al-Aloul, gouverneur de Naplouse et vice-président du Comité central du Fatah a déploré le déclin de son parti en Cisjordanie (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 08 juin 2023

Palestiniens: Un responsable du Fatah évoque le «déclin» de son parti

  • «Je peux vous dire qu'il y a une forme de déclin de la présence du Fatah au sein des masses», a déclaré Mahmoud al-Aloul
  • Ces propos représentent un aveu rare de la part d'un haut responsable du Fatah, le mouvement de Yasser Arafat

RAMALLAH: Un haut responsable du parti du président de l'Autorité palestinienne a reconnu mercredi le déclin de la popularité de son mouvement en Cisjordanie occupée, en raison de son échec à tenir ses promesses.

"Je peux vous dire qu'il y a une forme de déclin de la présence du Fatah au sein des masses", a déclaré Mahmoud al-Aloul, vice-président du Fatah, formation dont le chef est le président palestinien Mahmoud Abbas, lors d'un entretien accordé à des journalistes à Ramallah, siège de l'Autorité palestinienne.

"Le Fatah a tenté la méthode pacifique et fait plein de promesses mais n'a pas été en mesure de les tenir, ce qui a conduit à cette baisse de sa popularité", a-t-il expliqué, en faisant référence à l'échec du processus de paix israélo-palestinien d'Oslo entamé en 1993.

Ces propos représentent un aveu rare de la part d'un haut responsable du Fatah, le mouvement de Yasser Arafat (dirigeant historique des Palestiniens décédé en 2004), qui domine la vie politique palestinienne en Cisjordanie depuis près de 30 ans.

Ancien conseiller d'Arafat et figure de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), M. Aloul, 72 ans, est souvent cité comme un possible successeur à M. Abbas, âgé de 87 ans.

Mais en réponse à une question sur l'après-Abbas, il a semblé rejeter l'idée, en affirmant : "Nous cherchons un candidat de la jeune génération."

Pouvoir limité en  Cisjordanie

M. Abbas avait annulé les élections présidentielle et législatives prévues en 2021, justifiant cette décision par le refus des autorités israéliennes d'autoriser que le scrutin se déroule à Jérusalem-Est, secteur de la Ville sainte occupé et annexé par Israël. Les sondages prédisaient alors une victoire du parti islamiste Hamas.

M. Abbas est à la tête de l'Autorité palestinienne depuis 2005. Son mandat devait s'achever en 2009 mais il s'est maintenu en poste depuis lors.

Selon un récent sondage du Centre palestinien de recherche politique, le Fatah n'obtiendrait que 35% des voix en cas d'élections législatives en Cisjordanie (y compris à Jérusalem-Est) et dans la bande de Gaza.

L'Autorité palestinienne, qui n'a plus de contrôle sur la bande de Gaza (aux mains du Hamas depuis 2007), exerce un pouvoir limité sur moins de 40% de la Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.