Maroc: 5 ans de prison pour un internaute accusé d'offense à la monarchie

Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, prend part à une réunion virtuelle avec ses homologues américain et israélien, dans son bureau de la capitale Rabat, le 22 décembre 2021 (Photo, AFP).
Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, prend part à une réunion virtuelle avec ses homologues américain et israélien, dans son bureau de la capitale Rabat, le 22 décembre 2021 (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 03 août 2023

Maroc: 5 ans de prison pour un internaute accusé d'offense à la monarchie

  • Saïd Boukioud, 48 ans, «a écopé lundi de cinq ans de prison en raison de publications sur Facebook où il dénonce la normalisation avec Israël»
  • Ce dernier a «supprimé les publications (incriminées) et fermé son compte (Facebook) lorsqu'il a appris qu'il était poursuivi au Maroc», a précisé son avocat

CASABLANCA: La justice marocaine a condamné un internaute à cinq ans de prison ferme pour offense à la monarchie après avoir critiqué sur Facebook la normalisation diplomatique avec Israël, a indiqué mercredi à l'AFP son avocat.

Saïd Boukioud, 48 ans, "a écopé lundi de cinq ans de prison en raison de publications sur Facebook où il dénonce la normalisation avec Israël d'une manière qui pourrait être interprété comme une critique visant le roi", a expliqué son avocat El Hassan Essouni qui a interjeté appel.

Aux termes de la Constitution, la politique extérieure du Maroc est une prérogative du monarque, en l'occurrence Mohammed VI.

Le Maroc et Israël ont normalisé leurs relations diplomatiques le 10 décembre 2020 dans le cadre d'un accord tripartite avec Washington.

La décision du tribunal de première instance de Casablanca "est lourde et incompréhensible", a commenté l'avocat, soulignant que si son client avait manifesté son rejet de la normalisation, il n'avait nullement l'intention d'offenser le souverain.

Les faits remontent à la fin de l'année 2020 alors que M. Boukioud résidait et travaillait au Qatar.

Ce dernier a "supprimé les publications (incriminées) et fermé son compte (Facebook) lorsqu'il a appris qu'il était poursuivi au Maroc", a précisé son avocat.

Pas l'unanimité au Maroc

Saïd Boukioud a été condamné en vertu de l'article 267-5 du Code pénal qui punit de six mois à deux ans de prison ferme "quiconque porte atteinte au régime monarchique".

Mais la peine est susceptible d'être portée à cinq ans d'emprisonnement si l'infraction est commise en public - "y compris par voie électronique".

Les défenseurs des droits humains dénoncent ce texte de loi qui entrave la liberté d'expression et dont la formulation "ne spécifie pas concrètement les faits qui pourraient constituer une atteinte" à la monarchie.

Depuis leur normalisation diplomatique, les deux alliés s'activent à accélérer leur coopération, essentiellement militaire, sécuritaire, commerciale et touristique.

Mais ce rapprochement tous azimuts ne fait pas l'unanimité au Maroc, surtout depuis l'accession au pouvoir en Israël de courants ultra-nationalistes.

Si la mobilisation militante a faibli, la cause palestinienne continue de susciter une immense sympathie au sein de la population marocaine.

Lors du discours marquant l’anniversaire de son accession au trône, samedi, Mohammed VI a réitéré "la position inébranlable du Maroc en faveur de la cause palestinienne juste et des droits légitimes du peuple palestinien".


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.