Le président Al-Sissi rencontre la cheffe de la diplomatie française

Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi (à droite), rencontre la ministre française des Affaires étrangères, Catherine Colonna, au Caire, le jeudi 14 septembre 2023 (Photo, AP).
Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi (à droite), rencontre la ministre française des Affaires étrangères, Catherine Colonna, au Caire, le jeudi 14 septembre 2023 (Photo, AP).
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Publié le Vendredi 15 septembre 2023

Le président Al-Sissi rencontre la cheffe de la diplomatie française

  • Catherine Colonna, ministre française de l'Europe et des Affaires étrangères, fait l'éloge de la politique étrangère du Caire
  • Colonna a appelé la Russie à mettre fin à son offensive en Ukraine, tandis que Choukri a déclaré que l'Égypte espérait un règlement politique de la crise

LE CAIRE: Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, a reçu jeudi au Caire la ministre française de l'Europe et des Affaires étrangères, Catherine Colonna, soulignant «l'importance que l'Égypte attache au renforcement de la coopération avec la France».

La ministre française a décrit l'Égypte comme un «partenaire fiable et un pays important» pour la France dans un message publié sur X (anciennement Twitter), alors qu'elle entamait sa visite dans l'État nord-africain mercredi soir.

Al-Sissi a ajouté que «l'Égypte continuera à déployer des efforts considérables pour trouver des solutions politiques et pacifiques aux crises existantes et contribuera ainsi à rétablir la sécurité et la stabilité régionales».

La rencontre entre le président égyptien et la ministre française des Affaires étrangères a porté sur des questions régionales d'intérêt commun, notamment la question palestinienne et les moyens de relancer le processus de paix, a déclaré Ahmed Fahmi, porte-parole de la présidence.

Les deux parties ont discuté des crises dans plusieurs pays de la région, notamment au Soudan et en Libye, ainsi que de la situation dans la région du Sahel, a-t-il ajouté.

EN BREF

Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, et la ministre française de l'Europe et des Affaires étrangères, Catherine Colonna, ont discuté des crises dans plusieurs pays de la région, notamment au Soudan et en Libye, et de la situation dans la région du Sahel.

Fahmi a indiqué que les deux parties ont confirmé leur volonté mutuelle de continuer à renforcer les cadres de coopération bilatérale dans divers domaines et de soutenir les efforts conjoints de développement et de prospérité tout en luttant contre le terrorisme et l'immigration clandestine.

Cela s'ajoute au «renforcement de la coopération dans les secteurs de l'énergie, des transports et de l'environnement, ainsi qu’à la coordination des efforts afin de faire face aux répercussions négatives de la situation politique internationale, en particulier les aspects liés à la hausse mondiale des prix des denrées alimentaires, de l'énergie et de la finance», a-t-il signalé.

Fahmi a également indiqué que Colonna «a exprimé son appréciation pour l'approche équilibrée et rationnelle de la politique étrangère égyptienne dans la résolution des crises et l'établissement de la stabilité et de la paix dans la région».

Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri, et Colonna se sont également entretenus jeudi au Caire.

Lors d'une conférence de presse conjointe avec Choukri, Colonna a déclaré que la période récente avait été marquée par de grands développements dans le renforcement des relations entre Paris et Le Caire, et que le dialogue rapprochait l'Égypte et la France.

Elle a également appelé la Russie à mettre fin à son offensive en Ukraine, tandis que Choukri a déclaré que l'Égypte espérait un règlement politique de la crise, appelant à une fin rapide des opérations militaires et au rétablissement de l'accord sur les céréales de la mer Noire.

Le ministre égyptien a remercié la France pour les cargaisons de blé qu'elle a fournies à l'Égypte. Il a aussi indiqué que lors de sa propre rencontre avec Colonna, ils ont aussi abordé la question palestinienne et la situation en Libye, en Syrie, en Irak et dans la région du Sahel, ainsi que des résultats des réunions du G20. Il a soutenu qu'il existe un consensus égypto-français sur la nécessité d'un cessez-le-feu au Soudan.

Colonna a salué la position de l'Égypte, qui a soutenu la France et lui a fourni du gaz l'année dernière. Paris est prête à appuyer le Caire dans ses discussions avec les institutions internationales et à travailler avec lui pour résoudre la crise économique, a-t-elle ajouté. Elle a indiqué que la France pourrait aborder le sujet de la dette et qu'elle était prête à augmenter les investissements dans le pays.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Israël: les élections législatives se tiendront le 27 octobre

Le Parlement israélien a annoncé la tenue des élections législatives pour le 27 octobre, un scrutin largement considéré comme un référendum sur le leadership du Premier ministre Benjamin Netanyahu. (AFP)
Le Parlement israélien a annoncé la tenue des élections législatives pour le 27 octobre, un scrutin largement considéré comme un référendum sur le leadership du Premier ministre Benjamin Netanyahu. (AFP)
  • Ce scrutin sera le premier organisé depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza et a ouvert d'autres fronts pour Israël dans la région
  • Benjamin Netanyahu, le Premier ministre ayant exercé le plus longtemps dans l'histoire d'Israël, a annoncé son intention de briguer un nouveau mandat

JERUSALEM: Le Parlement israélien a annoncé la tenue des élections législatives pour le 27 octobre, un scrutin largement considéré comme un référendum sur le leadership du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

La Knesset, nom du Parlement israélien, doit achever son mandat le 17 juillet, permettant à la coalition au pouvoir d'aller jusqu'au bout de ses quatre ans, pour la première fois depuis plusieurs décennies.

Dans un communiqué, la conseillère juridique de Parlement, Sagit Afik, a indiqué que la législature actuelle était appelée à aller jusqu'au terme de son mandat, et que par conséquent "les élections étaient (...) fixées par la loi au 27 octobre, sans qu'il soit envisagé d'écourter le mandat de la Knesset".

Ce scrutin sera le premier organisé depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza et a ouvert d'autres fronts pour Israël dans la région.

Benjamin Netanyahu, le Premier ministre ayant exercé le plus longtemps dans l'histoire d'Israël, a annoncé son intention de briguer un nouveau mandat.

Empêtré dans un procès pour corruption, le dirigeant de 76 ans a affirmé vouloir gagner cette élection, qui pourrait constituer le scrutin le plus déterminant de sa carrière politique.

Ces derniers jours, son gouvernement, l'un des plus à droite de l'histoire d'Israël, s'est employé à faire adopter une série de projets de loi afin de consolider sa majorité et d'aborder les élections en position de force.

Les derniers sondages montrent toutefois qu'une majorité d'Israéliens souhaitent le départ de M. Netanyahu. L'ancien chef d'état-major Gadi Eisenkot apparaît désormais comme son principal rival.

La colère suscitée par les défaillances sécuritaires ayant entouré les attaques du 7-Octobre reste vive et continue de peser sur la popularité de Benjamin Netanyahu.

Popularité en baisse 

L'opinion publique lui reproche aussi de ne pas avoir tenu ses promesses de "victoire totale" sur le Hamas et le Hezbollah libanais pro-iranien et d'avoir été écarté des négociations entre l'Iran et les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, le protocole d'accord conclu ayant été jugé par beaucoup défavorable aux intérêts israéliens.

Un récent sondage de l'Université hébraïque de Jérusalem a révélé que plus de 92% des Israéliens estiment que l'Iran a remporté la guerre au Moyen-Orient, tandis que le soutien à M. Netanyahu comme Premier ministre a chuté de 40,5% début mars à 29,4% en juin.

Le mois dernier, le dirigeant israélien a déclaré qu'il souhaitait "établir un large gouvernement national".

En cherchant à tendre la main au-delà de son camp, il semble vouloir recentrer son discours électoral sur l'unité nationale plutôt que sur l'appartenance idéologique.

Le débat public est aussi profondément marqué par la question du service militaire obligatoire pour les hommes juifs ultra-orthodoxes.

Les principaux alliés de M. Netanyahu issus des partis ultra-orthodoxes ont à plusieurs reprises menacé de faire tomber le gouvernement si les étudiants en yechiva (centre d'études des textes rabbiniques) n'étaient pas exemptés de l'obligation de servir dans l'armée.

A l'inverse, l'armée israélienne et une grande partie de l'opinion publique estiment qu'un enrôlement plus large est nécessaire, après des années de guerres alors que les réservistes enchaînent les périodes sous les drapeaux.

Parmi les autres sujets susceptibles de peser sur la campagne figurent les réformes judiciaires controversées lancées par M. Netanyahu avant le déclenchement de la guerre à Gaza, son procès pour corruption en cours ainsi que les incertitudes concernant la gouvernance de la bande de Gaza, près d'un an après l'entrée en vigueur d'une trêve précaire.


L'Iran revendique de nouvelles frappes contre Oman, le Koweït et Bahreïn 

Les Gardiens iraniens de la Révolution ont revendiqué lundi de nouvelles attaques contre des installations américaines situées à Oman et Bahreïn, selon un communiqué publié sur le site de l'organisation. (AFP)
Les Gardiens iraniens de la Révolution ont revendiqué lundi de nouvelles attaques contre des installations américaines situées à Oman et Bahreïn, selon un communiqué publié sur le site de l'organisation. (AFP)
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  • "Outre le ciblage des installations et infrastructures de l'armée américaine à Juffair à Bahreïn, où des incendies font rage, la marine des Gardiens a ciblé et détruit" des radars dont l'un de détection des navires à Oman
  • L'armée jordanienne a annoncé lundi avoir abattu quatre missiles iraniens au-dessus du pays, que Téhéran a dit viser en représailles à des frappes américaines

TEHERAN: Les Gardiens iraniens de la Révolution ont revendiqué lundi de nouvelles attaques contre des installations américaines situées à Oman et Bahreïn, selon un communiqué publié sur le site de l'organisation.

"Outre le ciblage des installations et infrastructures de l'armée américaine à Juffair à Bahreïn, où des incendies font rage, la marine des Gardiens a ciblé et détruit" des radars dont l'un de détection des navires à Oman, a indiqué le texte publié sur Sepah News.

Les Gardiens disent aussi avoir frappé deux bases aériennes au Koweït 


Attentats à Damas: les autorités arrêtent des membres d'une cellule «affiliée à l'EI»

Les autorités syriennes ont annoncé jeudi soir l'arrestation des membres d'une cellule "affiliée à l'organisation Etat islamique" (EI) après deux attentats à la bombe survenus mardi à Damas pendant la visite du président français Emmanuel Macron. (AFP)
Les autorités syriennes ont annoncé jeudi soir l'arrestation des membres d'une cellule "affiliée à l'organisation Etat islamique" (EI) après deux attentats à la bombe survenus mardi à Damas pendant la visite du président français Emmanuel Macron. (AFP)
  • Les auteurs présumés ont été arrêtés simultanément dans "différents lieux à Damas et ses environs", avait auparavant précisé un communiqué du ministère, citant spécifiquement quatre quartiers
  • Deux d'entre eux abritent des membres de la communauté alaouite, dont est issu le clan de l'ex-président Bachar al-Assad

DAMAS: Les autorités syriennes ont annoncé jeudi soir l'arrestation des membres d'une cellule "affiliée à l'organisation Etat islamique" (EI) après deux attentats à la bombe survenus mardi à Damas pendant la visite du président français Emmanuel Macron.

"La cellule responsable des attaques terroristes qui ont ciblé Damas il y a deux jours est désormais entre nos mains", a déclaré sur X le ministre de l'Intérieur Anas Khattab.

"Une fois l'enquête terminée, nous révélerons au public l'identité des membres de la cellule, leur rôle ainsi que leurs affiliations", a ajouté le ministre de l'Intérieur.

Ahmad al-Dalati, chef de la sécurité intérieure pour la région de Damas, a plus tard déclaré à la télévision d'Etat syrienne que les premières investigations avaient montré que "la cellule était affiliée au groupe EI (Etat islamique)".

Les auteurs présumés ont été arrêtés simultanément dans "différents lieux à Damas et ses environs", avait auparavant précisé un communiqué du ministère, citant spécifiquement quatre quartiers. Deux d'entre eux abritent des membres de la communauté alaouite, dont est issu le clan de l'ex-président Bachar al-Assad.

Une personne est morte et 36 autres ont été blessées dans l'explosion quasi simultanée de deux bombes artisanales mardi matin, déposées à proximité de l'hôtel Four Seasons où M. Macron venait de passer la nuit.

L'une des bombes "artisanales" était placée dans une benne à ordures et l'autre dans un véhicule près de l'hôtel, dans le centre de la capitale, ont précisé les autorités.

Des journalistes de l'AFP ont vu des traces de sang sur le trottoir près du luxueux hôtel et les fenêtres du ministère du Tourisme, qui lui fait face, brisées.

A ce moment-là, le chef d'Etat était déjà parti pour s'entretenir avec son homologue Ahmad al-Chareh.

"A vos côtés" 

Lors d'une conférence de presse conjointe organisée après l'explosion, Emmanuel Macron a affirmé que ces attentats ne devaient pas "déstabiliser" la Syrie, qui sort d'une guerre civile de près de 14 ans (2011-2024).

Ahmad al-Chareh a pour sa part salué "le courage" du président français qui a maintenu sa visite.

Les deux pays se sont entendus pour reprendre les relations au niveau des ambassadeurs "le plus tôt possible" selon M. Chareh.

Il s'agissait de la première visite d'un dirigeant d'une puissance occidentale depuis l'arrivée au pouvoir d'une coalition islamiste après plus de 13 années de guerre civile.

Emmanuel Macron avait déjà été le premier dirigeant occidental à accueillir Ahmad al-Chareh, en mai 2025, s'affichant à l'Elysée avec cet ancien jihadiste.

Soutenue par Washington, la Syrie a rejoint l'an dernier la coalition internationale contre l'Etat islamique.

Le groupe jihadiste s'était emparé en 2014 de vastes territoires en Syrie avant d'être défait en 2019 par les forces kurdes syriennes, aidées par la coalition antijihadiste. Il conserve cependant des cellules dormantes et a appelé à défier le pouvoir.

Damas a connu plusieurs incidents au cours des derniers mois. Le 2 juillet, un attentat à la bombe perpétré dans un café du centre de la capitale a fait 10 morts et un vingtaine de blessés.