Gaza: «beaucoup plus vont bientôt mourir» à cause du siège imposé par Israël, estime l'ONU

L'infirmier palestinien Mahmud al-Astal (à gauche) s'occupe d'une petite fille blessée à la tête alors qu'elle est assise sur une table d'examen à l'hôpital Nasser après le bombardement israélien de Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza, le 27 octobre 2023. (Photo, AFP)
L'infirmier palestinien Mahmud al-Astal (à gauche) s'occupe d'une petite fille blessée à la tête alors qu'elle est assise sur une table d'examen à l'hôpital Nasser après le bombardement israélien de Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza, le 27 octobre 2023. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Vendredi 27 octobre 2023

Gaza: «beaucoup plus vont bientôt mourir» à cause du siège imposé par Israël, estime l'ONU

  • "Les services de base s'effondrent, les réserves de médicaments, de nourriture et d'eau s'épuisent, les égouts commencent à déborder dans les rues de Gaza", a décrit le responsable humanitaire
  • "Au moment où nous parlons, des gens à Gaza meurent, ils ne meurent pas seulement à cause des bombes et des frappes, beaucoup plus vont bientôt mourir des conséquences du siège imposé" au petit territoire

JERUSALEM: "Beaucoup plus (de gens) vont bientôt mourir" à cause du siège total imposé à la bande de Gaza par Israël, a prévenu vendredi le patron de l'Agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), lançant un appel à l'acheminement "significatif et continu" d'aide humanitaire.

"Au moment où nous parlons, des gens à Gaza meurent, ils ne meurent pas seulement à cause des bombes et des frappes, beaucoup plus vont bientôt mourir des conséquences du siège imposé" au petit territoire depuis le 7 octobre, a déclaré Philippe Lazzarini lors d'un point de presse à Jérusalem.

"Les services de base s'effondrent, les réserves de médicaments, de nourriture et d'eau s'épuisent, les égouts commencent à déborder dans les rues de Gaza", a décrit le responsable humanitaire.

Les convois d'aide entrés dans le territoire palestinien depuis le 21 octobre, sont largement insuffisants pour répondre aux besoins de la population, a dit le responsable.

"Le système actuel est voué à l'échec. Ce dont nous avons besoin c'est d'une aide significative et continue, nous avons besoin d'un cessez-le feu humanitaire pour que cette aide puisse atteindre ceux qui en ont besoin", a-t-il réclamé.

"Les boulangeries, les stations de traitement de l'eau, les appareils d'assistance respiratoire: il faut du carburant pour faire fonctionner tout ceci", a poursuivi M. Lazzarini.

"En ce qui concerne l'UNRWA, on a du carburant pour aujourd'hui", vendredi, a-t-il ajouté.

L'agence, qui a "limité radicalement" sa consommation, a besoin de 160.000 litres par jour pour son activité, a-t-il ajouté.

«Jamais remis en cause»

Israël s'oppose à l'entrée de carburant parmi l'aide humanitaire envoyée dans le territoire, et mis en garde contre sa captation par le Hamas, au pouvoir depuis 2007 dans la bande de Gaza.

"Je vais être clair: nous avons des mécanismes de suivi robustes. L'UNRWA ne laisse pas et ne laissera pas l'aide humanitaire être détournée", a-t-il insisté.

Le ministère de la Santé du Hamas a annoncé jeudi que plus de 7.000 Palestiniens, dont quelque 2.900 enfants, avaient été tués depuis le début de la campagne de bombardements, déclenchée par Israël après l'attaque inédite du Hamas sur son sol, le 7 octobre.

Interrogés sur les chiffres fournis par le ministère de la Santé du Hamas, Philippe Lazzarini a répondu que lors des guerres précédentes à Gaza, ces bilans fournis par les autorités locales, "ont été considérés comme crédibles et personne ne les a jamais vraiment remis en cause".

En faisant une corrélation entre le bilan total de 7.000 morts rapporté aux 2,4 millions d'habitants du territoire global et celui des 57 tués parmi les employés de l'agence de l'ONU, "nous retrouvons plus ou moins le même pourcentage".

"La mort d'au moins 57 collègues a été confirmée", "des mères, des pères, des gens magnifiques, qui dédiaient leur vie à leur communauté", et qui, "s'ils n'avaient pas été à Gaza auraient pu être vos voisins", a-t-il encore dit.

La guerre a été déclenchée par les attaques du Hamas sur le sol israélien, inédites par leur violence et leur ampleur. Elles ont tué plus de 1.400 personnes en Israël, en grande majorité des civils.


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.