Tunisie: Faible taux de participation pour l'élection d'une 2e chambre au Parlement

Le chef du mouvement islamiste tunisien Ennahdha, Rached Ghannouchi, salue ses partisans à son arrivée au poste de police de Tunis, le 21 février 2023, en réponse à la convocation d'un juge d'instruction. (Photo Fethi Belaid AFP)
Le chef du mouvement islamiste tunisien Ennahdha, Rached Ghannouchi, salue ses partisans à son arrivée au poste de police de Tunis, le 21 février 2023, en réponse à la convocation d'un juge d'instruction. (Photo Fethi Belaid AFP)
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Publié le Lundi 25 décembre 2023

Tunisie: Faible taux de participation pour l'élection d'une 2e chambre au Parlement

  • Seuls 11,66% des 9 millions d'électeurs (sur une population de 12 millions d'habitants) se sont rendus aux urnes, selon l'instance chargée d'organiser ce scrutin
  • La majorité des bureaux de vote au centre de Tunis ouverts de 08H00 à 18H00 locales ont enregistré une faible affluence, a constaté l'AFP

TUNIS: La Tunisie a organisé dimanche des élections locales largement boudées par les électeurs et dont l'objectif est de mettre en place une deuxième chambre au Parlement, dernière pierre de l'édifice "autoritaire" du président Kais Saied, selon l'opposition.

Seuls 11,66% des 9 millions d'électeurs (sur une population de 12 millions d'habitants) se sont rendus aux urnes, selon l'instance chargée d'organiser ce scrutin, l'Isie.

Spécialiste de la Constitution, élu démocratiquement en octobre 2019, le président Saied s'est emparé de tous les pouvoirs depuis le 25 juillet 2021.

La Constitution qu'il a faite modifier par référendum à l'été 2022, institue un Parlement de deux chambres: l'Assemblée des représentants du peuple (ARP) et un Conseil national des régions et des districts.

L'ARP, aux pouvoirs très limités, a pris ses fonctions au printemps 2023 après des législatives boycottées par l'opposition et massivement boudées par les électeurs (11% de participation).

L'investiture de la deuxième chambre est prévue en juin 2024, au terme d'un processus complexe de scrutins locaux et tirages au sort.

Ce Conseil se prononcera sur le budget de l'Etat et des projets de développement régional.

Dimanche, les Tunisiens ont été invités à élire plus de 2.000 conseillers locaux sur environ 7.000 candidats, selon l'autorité électorale Isie.

Aux 2.155 conseillers élus (dont certains après un deuxième tour début 2024), s'ajouteront 279 porteurs de handicap, tirés au sort sur un millier de candidats. Des conseillers régionaux seront ensuite tirés au sort parmi les conseillers locaux puis voteront en leur sein pour désigner des conseillers de districts.

En haut de la pyramide, les 77 membres de la deuxième chambre au Parlement seront choisis par des votes des conseillers régionaux et de districts.

La majorité des bureaux de vote au centre de Tunis ouverts de 08H00 à 18H00 locales ont enregistré une faible affluence, a constaté l'AFP.

"Je n'ai jamais vu une affluence aussi faible lors des élections organisées en Tunisie depuis 2011", année marquant le début du Printemps arabe, a confié à l'AFP sous couvert d'anonymat le président d'un bureau de vote à Tunis.

"Je comprends les gens qui boudent ces élections", a dit à l'AFP Salah Habib, un sexagénaire qui vient de "voter pour marquer ma présence".

"Je n'ai rien compris de ce scrutin et je ne veux rien comprendre", a lancé de son côté Nadia Majer, une étudiante de 23 sortant d'une salle de sport.

L'Isie annoncera les résultats préliminaires du premier tour le 27 décembre. Le second tour est prévu en février.

L'opposition a appelé à boycotter un vote "illégal" et "imposé", selon elle, par le président Saied pour parachever son processus "autoritaire".

Depuis février, les autorités ont incarcéré plus d'une vingtaine d'opposants, dont le chef d'Ennahdha, Rached Ghannouchi et le cofondateur du Front de salut national --principale coalition d'opposants-- Jawhar Ben Mbarek, ainsi que d'anciens ministres et hommes d'affaires.

Plus de 260 personnalités tunisiennes ont signé une pétition nationale pour s'opposer à un scrutin "inutile", estimant que le pouvoir "continue de mettre en oeuvre son projet politique imposé aux Tunisiens".

Ces élections visent, selon les signataires, à "affaiblir le pouvoir local, à le disperser, et à en faire un autre instrument docile entre les mains du pouvoir exécutif".


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
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  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
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  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

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  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.