Des Palestiniennes auraient été violées et exécutées par les troupes israéliennes, selon des experts de l’ONU

Des femmes palestiniennes regardent, depuis un balcon, les funérailles de Nihil Ziad Breighith, 17 ans, qui a succombé à ses blessures lors d’un raid israélien, à Beit Ommar, au nord d’Hébron, en Cisjordanie, le 15 février 2024. (Photo, AFP)
Des femmes palestiniennes regardent, depuis un balcon, les funérailles de Nihil Ziad Breighith, 17 ans, qui a succombé à ses blessures lors d’un raid israélien, à Beit Ommar, au nord d’Hébron, en Cisjordanie, le 15 février 2024. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 19 février 2024

Des Palestiniennes auraient été violées et exécutées par les troupes israéliennes, selon des experts de l’ONU

  • «Nous sommes choqués par les informations faisant état du ciblage délibéré et des exécutions extrajudiciaires de femmes et d’enfants palestiniens», ont déclaré les experts de l’ONU
  • Des photos de détenues dans des «circonstances dégradantes» prises par des soldats israéliens auraient été mises en ligne

NEW YORK: Lundi, des experts de l’ONU ont exprimé leur inquiétude face aux «allégations crédibles de violations flagrantes des droits de l’homme» à l’encontre des femmes et des filles palestiniennes dans la bande de Gaza et en Cisjordanie.

Elles sont exécutées arbitrairement, détenues arbitrairement, violées ou menacées de violences sexuelles, précisent les experts, ajoutant que ces actes présumés peuvent constituer «des violations graves des droits de l’homme et du droit humanitaire international, et équivalent à des crimes graves relevant du droit pénal international qui pourraient être poursuivis en vertu du Statut de Rome».

Ils ont demandé que les auteurs de ces actes soient tenus pour responsables et que les familles des victimes bénéficient «d’une pleine réparation et d’une justice complètes».

Les experts ont mentionné des cas où des femmes et des filles palestiniennes auraient été exécutées arbitrairement à Gaza, souvent avec des membres de leur famille, notamment leurs enfants.

«Nous sommes choqués par les informations faisant état du ciblage délibéré et d’exécutions extrajudiciaires de femmes et d’enfants palestiniens dans des lieux où ils s’étaient réfugiés ou alors qu’ils fuyaient», ont-ils déclaré. «Certains d’entre eux tenaient apparemment des morceaux de tissu blanc lorsqu’ils ont été tués par l’armée israélienne ou des forces affiliées.»

Parmi les experts indépendants figurent le groupe de travail sur la discrimination à l’égard des femmes et des filles, la rapporteuse spéciale sur la violence à l’égard des femmes et des filles, Reem Alsalem, et la rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l’homme dans les Territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese.

Ils se sont déclarés préoccupés par la détention arbitraire de «centaines de femmes et de filles palestiniennes, y compris des défenseurs des droits de l’homme, des journalistes et des travailleurs humanitaires, à Gaza et en Cisjordanie depuis le 7 octobre».

Elles auraient été soumises à des «traitements inhumains et dégradants, privées de serviettes hygiéniques, de nourriture et de médicaments, et rouées de coups», affirment les experts, ajoutant qu’à une occasion au moins, des détenues ont été placées dans une cage et laissées sans nourriture sous la pluie et dans le froid.

Les experts de l’ONU ont également exprimé leur désarroi face aux informations faisant état de multiples formes d’agressions sexuelles à l’encontre de détenues palestiniennes, qui seraient déshabillées et fouillées par des officiers israéliens de sexe masculin.

«Au moins deux détenues palestiniennes auraient été violées et d’autres auraient été menacées de viol et de violence sexuelle», indiquent les experts, ajoutant que des photos de détenues dans des «circonstances dégradantes» auraient été prises par des soldats israéliens et mises en ligne. 

Ils ont aussi fait part de leur inquiétude quant à la disparition d’«un nombre indéterminé de femmes et d’enfants palestiniens, notamment des filles» après avoir été en contact avec l’armée israélienne dans la bande de Gaza.

«Selon des informations troublantes, au moins un bébé de sexe féminin a été transféré de force en Israël par l’armée israélienne, et des enfants ont été séparés de leurs parents, dont la localisation reste inconnue», déplorent les experts.

«Nous rappelons au gouvernement d’Israël qu’il est tenu de respecter le droit à la vie, à la sécurité, à la santé et à la dignité des femmes et des filles palestiniennes et de veiller à ce que personne ne soit soumis à la violence, à la torture, aux mauvais traitements ou aux traitements dégradants, y compris la violence sexuelle.» 

Les experts ont exigé qu’une enquête indépendante, impartiale, rapide, approfondie et efficace soit menée sur ces allégations et qu’Israël coopère.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.