Attaque contre le consulat iranien à Damas: l’envoyé des États-Unis prévient l’Iran de ne pas s’en prendre aux Américains

Short Url
Publié le Mercredi 03 avril 2024

Attaque contre le consulat iranien à Damas: l’envoyé des États-Unis prévient l’Iran de ne pas s’en prendre aux Américains

  • L’Iran se réserve le droit de «riposter de manière résolue à de tels actes répréhensibles», déclare la représentante permanente adjointe de Téhéran auprès des Nations unies
  • Lundi, une frappe aérienne israélienne a détruit le consulat iranien dans la capitale syrienne, Damas, tuant douze personnes, dont deux généraux iraniens

NEW YORK: Israël doit porter l’entière responsabilité des conséquences de son attaque contre le consulat iranien à Damas et l’Iran se réserve le droit de «riposter de manière résolue à de tels actes répréhensibles», déclare la représentante permanente adjointe de Téhéran auprès des Nations unies aux membres du Conseil de sécurité lors d’une réunion mardi. 

«L’Iran a fait preuve d’une très grande retenue, mais notre indulgence a des limites», soutient Zahra Erchadi. 

Lundi, une frappe aérienne israélienne a détruit le consulat iranien dans la capitale syrienne, Damas, tuant douze personnes, dont deux généraux iraniens et un membre du groupe militant libanais Hezbollah. Au moins six citoyens syriens auraient également été tués lors de cette frappe. 

Mme Erchadi appelle le Conseil de sécurité à condamner cette attaque qui, selon elle, «va au-delà de la simple criminalité et constitue une atteinte violente au principe commun de l’inviolabilité des représentants et des locaux diplomatiques et consulaires». 

L’envoyée a accusé Israël d’intensifier et de perpétuer le conflit à Gaza tout en évitant de rendre des comptes alors qu’il «tue des civils et utilise la famine comme arme de guerre». 

Elle poursuit : «La principale préoccupation d’Israël est d’utiliser la force pour renforcer, à tout prix, sa politique d’apartheid, son nettoyage ethnique, ses actes génocidaires et ses objectifs militaires à Gaza.» 

«L’absence de responsabilité et l’inaction du Conseil de sécurité encouragent ce régime à poursuivre ses violations sans contrôle.» 

Zahra Erchadi a également accusé les États-Unis d’être responsables «de tous les crimes commis par le régime israélien». 

L’ambassadeur des États-Unis, Robert Wood, a réitéré que Washington avait informé l’Iran qu’il «n’était pas impliqué» dans l’attaque contre le consulat et qu’il n’en avait pas eu connaissance à l’avance. 

«Nous ne pouvons confirmer aucune information sur cet événement», précise-t-il. Et d’ajouter: «À mesure que nous recueillons des détails, il semble évident que l’Iran et ses mandataires et partenaires doivent éviter toute escalade des tensions dans la région.» 

M. Wood affirme que, depuis les attaques du 7 octobre contre Israël, les États-Unis ont mis en garde l’Iran à plusieurs reprises, l’incitant à ne pas tirer profit de la situation en intensifiant sa «guerre par procuration de longue date contre Israël et d’autres acteurs», mais l’Iran a fait fi de cet avertissement. 

«Des terroristes et d’autres groupes armés, dont certains soutenus par le régime syrien et l’Iran, ont utilisé le territoire syrien pour planifier et lancer des attaques contre les installations et le personnel d’Israël et des États-Unis», ajoute-t-il. 

Il avertit que les autorités américaines «n’hésiteront pas à défendre leur personnel et réitéreront leurs avertissements antérieurs à l’Iran et à ses mandataires de ne pas profiter de cette situation pour reprendre leurs attaques contre le personnel américain». 

Robert Wood a également exprimé sa tristesse et son inquiétude profonde face à la récente frappe aérienne israélienne qui a touché un convoi d’aide de World Central Kitchen. 

«Cet incident nous rappelle une fois de plus qu’Israël doit déployer des efforts beaucoup plus importants pour protéger le personnel et les installations humanitaires à Gaza. Il est inacceptable que, près de six mois après le début de ce conflit, les mécanismes militaires israéliens de désescalade ne fonctionnent pas de manière appropriée.» 

Le représentant permanent de la Russie auprès de l’ONU, Vassili Nebenzia, qui avait convoqué la réunion d’urgence du Conseil de sécurité, a déclaré avoir fermement condamné l’attaque israélienne contre le consulat iranien à Damas, soulignant qu’elle faisait suite à une escalade des attaques israéliennes sur le territoire syrien et dans d’autres pays voisins. 

«Nous sommes convaincus que de telles actions agressives de la part d’Israël visent à alimenter davantage le conflit. Ces actes sont inacceptables et doivent impérativement cesser.» 

«Nous exhortons Jérusalem-Ouest à mettre fin aux actes de violence provocateurs en Syrie et dans d’autres pays voisins, sachant qu’ils pourraient entraîner des répercussions très dangereuses sur l’ensemble de la région. Cette région est déjà déstabilisée par six mois de violence à Gaza.» 

M. Nebenzia met en garde les membres du Conseil: «Si vous ne condamnez pas les attaques contre des locaux diplomatiques, la mission diplomatique de n’importe quel État pourrait être la cible d’un raid aérien à l’avenir.» 

Le représentant permanent de la Slovénie auprès de l’ONU dénonce «les attaques contre des locaux diplomatiques» qui sont, selon lui, «inacceptables et injustifiables». 

Samuel Zbogar affirme que son pays est profondément inquiet quant aux conséquences de la guerre à Gaza dans la région, sachant qu’elle a déjà «eu une incidence importante sur la situation le long de la Ligne bleue et en mer Rouge», appelant par ailleurs toutes les parties à faire preuve de retenue. 

«Une nouvelle escalade au Moyen-Orient ne serait dans l’intérêt de personne», poursuit-il. «Les crises sont liées, même si elles sont géographiquement éloignées, et elles pourraient évoluer à tout moment.» 

«Les peuples de la région ont suffisamment souffert, notamment en Palestine, en Israël, au Yémen, en Syrie, au Liban, en Iran et ailleurs. Nous devons placer leurs intérêts au premier plan. Il est donc crucial que ce Conseil lance un appel clair à la retenue de la part de tous, en commençant par le respect de la résolution 2728, exigeant un cessez-le-feu.» 

Le vice-ambassadeur de Chine, Geng Shuang, a fermement condamné l’attaque «sournoise» contre le consulat iranien, rappelant l’inviolabilité des institutions diplomatiques. 

Depuis le début du conflit à Gaza en octobre, déclare Geng Shuang, il y a eu des attaques contre des maisons, des écoles, des hôpitaux, des installations humanitaires, des agences des Nations unies «et, aujourd’hui, des attaques contre des locaux diplomatiques. La ligne rouge du droit international et les normes fondamentales des relations internationales ont été violées à maintes reprises, tout comme les principes moraux. Une telle tragédie doit cesser immédiatement.» 

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Oman et Téhéran négocient la régulation du détroit d'Ormuz sans déblocage en vue

Short Url
  • Le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al-Busaidi, a dit sur X espérer "annoncer bientôt" un nouveau couloir de navigation, ainsi "que des modalités pratiques afin de rétablir une navigation sûre"
  • Des négociations se poursuivront pour établir un couloir "permanent" et définir "la future gestion du détroit", ainsi qu'un mécanisme de "fourniture des services de navigation et de sécurité nécessaires", ajoute le texte

TEHERAN: Oman et Téhéran discutent d'un "couloir temporaire" de navigation dans le détroit d'Ormuz et de son déminage mais les autorités iraniennes ont prévenu mercredi que le passage stratégique ne serait pas ouvert avant que les Etats-Unis ne mettent fin à la guerre.

Les deux pays riverains du détroit cherchent à réguler la navigation dans cette voie maritime, toujours verrouillée par Téhéran, qui est au cœur de la guerre au Moyen-Orient.

Alors que le conflit dure depuis près de six mois, Washington a intensifié la pression économique avec un nouveau train de sanctions "secondaires" annoncé cette semaine, touchant non pas directement l'Iran mais ses partenaires commerciaux, sur l'or, la technologie, les actifs numériques, l'aviation et le transport maritime.

A Mascate, les ministres iranien et omanais des Affaires étrangères ont discuté mardi d'un accord-cadre établissant un "couloir temporaire" et prévoyant une opération de déminage, selon un communiqué conjoint.

Le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al-Busaidi, a dit sur X espérer "annoncer bientôt" un nouveau couloir de navigation, ainsi "que des modalités pratiques afin de rétablir une navigation sûre".

Des négociations se poursuivront pour établir un couloir "permanent" et définir "la future gestion du détroit", ainsi qu'un mécanisme de "fourniture des services de navigation et de sécurité nécessaires", ajoute le texte.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a souligné mardi sur X que lors de négociations avec les partenaires omanais et pakistanais, "l'accent a été mis sur des solutions régionales". "Le cadre proposé pour un nouveau corridor, le déminage conjoint et la gestion future du détroit d'Ormuz en sont une parfaite illustration".

Mais le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a prévenu Washington tôt mercredi sur X: "Avant toute action visant à rouvrir le détroit d'Ormuz, les Etats-Unis doivent mettre pleinement en œuvre l'ensemble des engagements qu'ils ont violés".

"Le détroit d'Ormuz ne sera rouvert qu'en échange de la fin de la guerre sur tous les fronts, de la levée du blocus et d'un règlement de la situation au Yémen."

Il a ajouté que la réponse de l'Iran aux sanctions américaines serait de "viser leurs intérêts économiques".

"Mines retirées", selon Trump 

Sur son réseau social, Donald Trump avait, lui, affirmé que, selon la marine américaine, "toutes les mines avaient été retirées et/ou détruites dans les eaux internationales du détroit d'Ormuz".

"L'Iran a été informé que tout navire ou bateau posant de nouvelles mines (serait) (...) détruit", a-t-il ajouté.

Plus tôt, il avait assuré que le détroit était sous contrôle américain - ce que Téhéran a démenti - et menacé Oman de bombardements si le sultanat se mettait "en travers" de la route des Etats-Unis sur Ormuz.

Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a dit lundi la volonté de Washington de "couper toutes les ressources économiques" de l'Iran

En Iran, déjà éprouvé par des décennies de sanctions internationales, de nombreux automobilistes et motards se sont pressés mardi dans les stations-service de Téhéran.

Malgré les informations toujours contradictoires, les opérateurs ont poussé le pétrole en baisse de plus de 2% mercredi dans un regain d'optimisme, le Brent s'installant sous les 90 dollars.

La guerre a été déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines sur l'Iran, qui a riposté en frappant des pays alliés de Washington dans la région et en verrouillant le détroit d'Ormuz.

Au cœur du conflit, le stratégique détroit, par lequel transitait auparavant un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est verrouillé par Téhéran quasiment sans interruption depuis six mois, ce qui a entraîné une envolée des prix du pétrole et une pression accrue sur Donald Trump aux Etats-Unis, à l'approche des élections de mi-mandat de novembre.

Washington mène en retour un blocus des ports iraniens.

Téhéran a exclu tout retour à la situation d'avant-guerre dans le détroit.


Un député israélien tente de détruire un mémorial palestinien en Cisjordanie

Le député israélien d'extrême droite Zvi Soukot a tenté mardi de détruire un mémorial à la mémoire de "martyrs" palestiniens dans un village en Cisjordanie occupée, affirmant qu'il s'agissait de "terroristes", un acte condamné par l'armée et la classe politique. (AFP)
Le député israélien d'extrême droite Zvi Soukot a tenté mardi de détruire un mémorial à la mémoire de "martyrs" palestiniens dans un village en Cisjordanie occupée, affirmant qu'il s'agissait de "terroristes", un acte condamné par l'armée et la classe politique. (AFP)
Short Url
  • L'armée israélienne qui accompagnait le député lors de cette visite dans des villages palestiniens du nord de la Cisjordanie a dénoncé "la manière trompeuse et manipulatrice" dont elle a été utilisée par M. Soukot
  • "Des soldats de Tsahal affectés à des missions opérationnelles dans le secteur ont été détournés de ces missions pour cette tâche et exposés à des risques inutiles, alors que Tsahal opère dans un contexte de forte pression"

RAMALLAH: Le député israélien d'extrême droite Zvi Soukot a tenté mardi de détruire un mémorial à la mémoire de "martyrs" palestiniens dans un village en Cisjordanie occupée, affirmant qu'il s'agissait de "terroristes", un acte condamné par l'armée et la classe politique.

"Il y a quelques jours, j'ai demandé à l'armée d'agir pour retirer les monuments commémorant des terroristes responsables d'attaques contre des Israéliens dans les villages de Madama et de Burin. Malheureusement, ils sont restés en place. Je m'y suis donc rendu moi-même et j'ai pris des mesures pour les retirer", a affirmé M. Soukot dans une vidéo le montrant avec un marteau tentant de détruire le mémorial.

L'armée israélienne qui accompagnait le député lors de cette visite dans des villages palestiniens du nord de la Cisjordanie a dénoncé "la manière trompeuse et manipulatrice" dont elle a été utilisée par M. Soukot.

"Des soldats de Tsahal affectés à des missions opérationnelles dans le secteur ont été détournés de ces missions pour cette tâche et exposés à des risques inutiles, alors que Tsahal opère dans un contexte de forte pression", a dit l'armée dans un communiqué.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé que l'armée est "l'autorité souveraine en Judée-Samarie (nom israélien de la Cisjordanie)".

"Se faire justice soi-même, en particulier lorsqu'il s’agit de personnalités publiques, est une pratique répréhensible qui empêche Tsahal de se concentrer sur ses missions de lutte contre le terrorisme et l'incitation à la violence", a dit M. Netanyahu selon un communiqué de son bureau.

Le principal rival de M. Netanyahu pour les prochaines élections, Gadi Eizenkot, a réagi sur X en accusant le Premier ministre "qui permet à des anarchistes comme Zvi Soukot et ses semblables de faire tout ce qui leur plaît, mettant en danger la sécurité des localités israéliennes et portant atteinte à la position d'Israël dans le monde".

Rami Nassar, chef du conseil du village de Madama, a déclaré à l'AFP que "le monument porte les noms des martyrs du village tombés lors de la bataille de Karameh (en 1968, NDLR), des première et deuxième Intifada (soulèvement palestinien), ainsi que jusqu'à aujourd'hui", qualifiant l'acte du député israélien de "terrorisme".

M. Nassar a affirmé que le nom d'"un agriculteur du village tué alors qu'il travaillait sa terre, sans qu'aucun affrontement n'ait eu lieu" était notamment inscrit sur le mémorial.

Dans sa vidéo, M. Soukot a affirmé que parmi les noms mentionnés sur le mémorial figurait celui de Yamen Faredj, membre du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), recherché pour sa participation à des attentats en Israël pendant la seconde Intifada et qui avait été tué en 2004 à Naplouse par l'armée israélienne.

Les violences ont explosé dans le territoire palestinien, occupé depuis 1967, depuis l'attaque du mouvement islamiste Hamas en Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre à Gaza.


Les Etats-Unis retirent la Syrie de leur liste des pays accusés de soutenir le terrorisme

Les États-Unis retirent la Syrie de la liste des États soutenant le terrorisme Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a déclaré dans un communiqué que cette mesure « contribuera à favoriser de nouveaux investissements en Syrie afin de promouvoir la stabilité politique et économique ». (AFP)
Les États-Unis retirent la Syrie de la liste des États soutenant le terrorisme Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a déclaré dans un communiqué que cette mesure « contribuera à favoriser de nouveaux investissements en Syrie afin de promouvoir la stabilité politique et économique ». (AFP)
Short Url
  • Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a affirmé que cette décision américaine offrait aux Syriens "une voie vers la prospérité".
  • Cette mesure "élimine les derniers obstacles majeurs à l'investissement du secteur privé en Syrie et favorise la reprise économique du pays ainsi que sa réintégration dans l'économie mondiale", a-t-il indiqué dans un communiqué

WAHSINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé lundi avoir retiré la Syrie de leur liste des pays accusés de soutenir le terrorisme, sur laquelle le pays figurait depuis 47 ans, une nouvelle étape de la levée progressive des sanctions américaines.

Le gouvernement Trump avait indiqué début juillet son intention de supprimer la Syrie de cette liste, qui limitait jusqu'ici les investissements dans ce pays, un peu moins de deux ans après la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024.

Les Etats-Unis ont également sorti Hayat Tahrir al-Sham (HTS), anciennement Front al-Nosra, ancien groupe islamiste qu'a dirigé le président syrien Ahmad al-Chareh, de leur liste des principaux groupements et individus "terroristes" (Specially Designated Global Terrorist).

Un temps branche d'Al-Qaïda en Syrie, le Front al-Nosra avait annoncé rompre ses liens avec l'organisation en 2016 et s'était rebaptisé HTS.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a affirmé que cette décision américaine offrait aux Syriens "une voie vers la prospérité".

Cette mesure "élimine les derniers obstacles majeurs à l'investissement du secteur privé en Syrie et favorise la reprise économique du pays ainsi que sa réintégration dans l'économie mondiale", a-t-il indiqué dans un communiqué.

Tom Barrack, l'envoyé spécial américain en Syrie, a lui salué sur X, "une nouvelle étape décisive dans le remarquable parcours de la Syrie, de l'isolement au partenariat, et d'un pourvoyeur de terrorisme à un partenaire engagé dans la lutte mondiale contre lui".

"Moderne et durable"

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani a qualifié la décision américaine d'"étape historique", affirmant qu'elle reflétait "l'engagement du nouvel Etat syrien en faveur de la paix et de la sécurité internationale".

Le ministre syrien des Finances, Mohammed Barnieh, y voit un "succès majeur et historique de la diplomatie syrienne", dans un commentaire cité par l'agence de presse officielle Sana.

Cette mesure ouvre également selon lui une "voie majeure et attendue de longue date pour renforcer l'intégration de la Syrie dans le système économique et financier mondial, attirer les investissements et les technologies modernes, et soutenir les perspectives de développement".

De son côté, le gouverneur de la Banque centrale syrienne s'est félicité que le retrait du pays de cette liste lui permette "de retrouver sa place naturelle au sein du système économique mondial" et de "bâtir un système financier moderne et fiable".

Après sa prise de pouvoir, en décembre 2024, Ahmad al-Chareh avait annoncé la dissolution de tous les groupes armés ayant renversé Bachar al-Assad, dont HTS, sa propre formation.

Lundi toujours, le Trésor américain a ôté HTS de sa liste des personnes et entités sous sanctions (SDN List), selon un communiqué.

"Le Trésor se conforme à la promesse du président Trump de donner au peuple syrien une ouverture sur de grandes choses", a déclaré le ministre des Finances, Scott Bessent, cité dans le communiqué.

"Les décisions prises aujourd'hui vont favoriser des investissements supplémentaires en Syrie pour promouvoir la stabilité politique et économique" du pays, a-t-il poursuivi.

Depuis 2025, de nombreux pays occidentaux ont progressivement annulé les sanctions imposées à la Syrie, notamment le Canada ou le Royaume-Uni. L'Union européenne les avait levées dès mai 2025.

Lors de sa visite à Damas fin juillet, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, avait appelé les Etats à lever "immédiatement" les dernières sanctions visant encore la Syrie, afin de soutenir la reconstruction et la relance de l'économie locale.