Après six mois de guerre à Gaza, le chef humanitaire de l'ONU dénonce une «trahison de l'humanité»

La guerre d'Israël contre le Hamas à Gaza s'est transformée en une «trahison de l'humanité», a déclaré samedi le responsable des affaires humanitaires des Nations unies (AP/File)
La guerre d'Israël contre le Hamas à Gaza s'est transformée en une «trahison de l'humanité», a déclaré samedi le responsable des affaires humanitaires des Nations unies (AP/File)
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Publié le Dimanche 07 avril 2024

Après six mois de guerre à Gaza, le chef humanitaire de l'ONU dénonce une «trahison de l'humanité»

  • « Pour les habitants de Gaza, les six derniers mois de guerre n'ont apporté que mort, dévastation et désormais la perspective imminente d'une famine honteuse, crée par l'homme», a écrit le patron de l’Ocha, Martin Griffiths, dans un communiqué
  • Ces derniers mois, il avait multiplié sans relâche les appels à laisser entrer l'aide humanitaire à Gaza, dénonçant les entraves des autorités israéliennes

NATIONS UNIES, États-Unis : Le patron du bureau des Affaires humanitaires de l'ONU (Ocha) Martin Griffiths a demandé samedi que «des comptes soient rendus pour cette trahison de l'humanité» représentée, selon lui, par la guerre depuis six mois entre Israël et le Hamas à Gaza.

Ce haut responsable des Nations unies, sur le départ, dénonce aussi le fait que, malgré «l'indignation mondiale», «si peu a été fait pour y mettre fin, laissant la place à une si grande impunité».

«Pour les habitants de Gaza, les six derniers mois de guerre n'ont apporté que mort, dévastation et désormais la perspective imminente d'une famine honteuse, crée par l'homme», écrit-il dans un communiqué écrit de New York, à la veille des six mois de guerre exactement.

Déclenchée le 7 octobre par une attaque sanglante sans précédent du Hamas en Israël, l'offensive militaire israélienne ne connaît aucun répit, faisant jusque-là plus de 33.000 morts selon le ministère de la Santé du mouvement islamiste palestinien et provoquant un désastre humanitaire avec la majorité des 2,4 millions d'habitants menacés de famine d'après l'ONU.

Sur place, rappelle le Britannique samedi, «personne n'est en sécurité, il n'y a nul part où aller pour se protéger».

Mais, dit-il, «ces six mois de guerre ne doivent pas seulement être un moment de souvenir et de deuil, cela doit aussi provoquer une réaction collective afin que des comptes soient rendus pour cette trahison de l'humanité.»

Martin Griffiths a, il y a deux semaines fin mars, annoncé sa démission «pour raison de santé» de son poste de Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d'urgence des Nations Unies. Il doit rester à son poste jusqu'en juin.

Ces derniers mois, il avait multiplié sans relâche les appels à laisser entrer l'aide humanitaire à Gaza, dénonçant les entraves des autorités israéliennes.


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
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  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
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  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

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  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.