«Préparez-vous à pleurer», lance le Hezbollah à Israël à la suite de l'assassinat d’un haut commandant du parti

Le 12 juin 2024, Hachem Safieddine, haut responsable du Hezbollah, s'est adressé aux personnes endeuillées lors des funérailles de Taleb Sami Abdallah, également connu sous le nom d'Abou Taleb, dans la banlieue sud de Beyrouth (AFP).
Le 12 juin 2024, Hachem Safieddine, haut responsable du Hezbollah, s'est adressé aux personnes endeuillées lors des funérailles de Taleb Sami Abdallah, également connu sous le nom d'Abou Taleb, dans la banlieue sud de Beyrouth (AFP).
Des pompiers israéliens éteignent les flammes dans un champ après que des roquettes tirées depuis le Sud-Liban ont atterri dans la région de Banias, sur le plateau du Golan annexé par Israël. Pendant ce temps, les troupes israéliennes et les combattants du Hezbollah s’affrontent violemment à la frontière. (Dossier/AFP)
Des pompiers israéliens éteignent les flammes dans un champ après que des roquettes tirées depuis le Sud-Liban ont atterri dans la région de Banias, sur le plateau du Golan annexé par Israël. Pendant ce temps, les troupes israéliennes et les combattants du Hezbollah s’affrontent violemment à la frontière. (Dossier/AFP)
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Publié le Jeudi 13 juin 2024

«Préparez-vous à pleurer», lance le Hezbollah à Israël à la suite de l'assassinat d’un haut commandant du parti

  • Le Hezbollah identifie le commandant assassiné comme étant Taleb Sami Abdallah, également connu sous le nom «Abou Taleb», né en 1969
  • En représailles, le Hezbollah a riposté en ciblant des sites militaires en profondeur du territoire israélien, en lançant des salves de roquettes qui ont atteint Tibériade pour la première fois

BEYROUTH: Le Hezbollah a lancé une salve de roquettes sur Israël mercredi, promettant d'intensifier ses attaques en représailles à une frappe israélienne qui a tué un haut commandant du Hezbollah sur le terrain.

Alors que le conflit à la frontière sud s'intensifiait de manière alarmante, un dirigeant du Hezbollah a averti l'armée israélienne qu'elle devrait «se préparer à pleurer et à se lamenter».

Cette escalade dramatique fait suite à une frappe israélienne tard mardi dans le village de Jouaiyya, dans le sud du Liban, qui a tué Taleb Sami Abdallah, 55 ans, un haut commandant de terrain et le plus haut responsable du Hezbollah à avoir été tué en huit mois de combats.

Trois autres combattants du Hezbollah ont également été tués lors de cette frappe qui, selon Israël, a visé un centre de commandement et de contrôle.

En représailles, le Hezbollah a riposté en ciblant des sites militaires en profondeur du territoire israélien, en lançant des salves de roquettes qui ont atteint Tibériade pour la première fois

La radio de l'armée israélienne a rapporté que «170 obus et roquettes ont été tirés du Liban vers le nord d'Israël, à midi».

Le Hezbollah a rendu hommage à Abdallah en tant que «moudjahid et leader». Ses funérailles ont eu lieu dans la banlieue sud de Beyrouth, son cercueil recouvert du drapeau du Hezbollah.

hezbollah
Le Hezbollah identifie le commandant assassiné comme étant Taleb Sami Abdallah, également connu sous le nom «Abou Taleb» (Bureau de presse militaire du Hezbollah/AFP)

Au cours de son discours, Sayyed Hachem Safieddine, chef du conseil exécutif du Hezbollah, a déclaré: «En réponse au martyre de Taleb Sami Abdallah, nous allons intensifier nos opérations en termes de sévérité, de quantité et de qualité. L'ennemi doit se préparer à nous affronter sur le champ de bataille. Si l'armée israélienne crie et gémit déjà sous l’impact de nos frappes dans le nord de la Palestine, elle devrait se préparer à pleurer et à se lamenter encore davantage».

Le Hamas et le Djihad islamique ont également rendu hommage à Abdallah, tout comme les brigades de Sayyed al-Chouhada, une faction irakienne affiliée à la résistance islamique en Irak, en affirmant que le commandant du Hezbollah tué était «un camarade de Qassem Soleimani, le commandant de la Force Al-Qods au sein du Corps des gardiens de la révolution iranienne».

Mercredi matin, le Hezbollah a ciblé le site de Rwaysat al-Qarn dans les fermes de Chebaa avec des roquettes, et également le site de Ramtha dans les collines de Kfarchouba. Plus tard dans la journée, il a visé des soldats israéliens sur le site de Malkiyah avec des tirs d'artillerie.

La radio de l'armée israélienne a déclaré: «C'est la première fois que les sirènes d'alarme retentissent à Tibériade depuis octobre», tandis que les médias israéliens ont diffusé une vidéo montrant des roquettes tombant sur une base militaire à Tibériade pour la première fois.

Les sirènes ont retenti après qu'une autre salve de roquettes a atterri près de la base aérienne israélienne de Meron, en Haute Galilée.

Cette escalade rapide a conduit le Premier ministre sortant, Najib Mikati, à appeler à des négociations diplomatiques élargies avec l'Union européenne (UE), sous l’égide de l'ambassadrice de l'UE au Liban, Sandra De Waele.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com 


Le Liban enquête sur une rencontre entre un influent banquier et Netanyahu

La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
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  • Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington
  • Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire.

Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington, provoquant un tollé au Liban.

Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet.

M. Sehnaoui, décrit par sa compagne comme un "chrétien sioniste", prône la normalisation des relations israélo-libanaises, alors que les deux pays, techniquement toujours en état de guerre, mènent depuis avril des négociations sous égide américaine pour une issue à leur conflit.

Son établissement, la Société Générale de Banque au Liban (SGBL) fait partie des plus grandes banques libanaises, accusées d'avoir joué un rôle dans l'effondrement économique du pays à partir de 2019. M. Sehnaoui possède également des parts dans des médias.

Un responsable judiciaire qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le procureur général avait demandé aux forces de sécurité d'ouvrir une enquête sur la photo d'Axios "pour établir son authenticité".

"Les mesures légales appropriées seront prises si c'est le cas", a-t-il ajouté.

De leur côté, plusieurs avocats libanais ont saisi la justice, réclamant des poursuites contre M. Sehnaoui pour ses contacts avec Israël et son Premier ministre, a-t-il indiqué.

Une autre photo publiée par M. Netanyahu sur X montre M. Sehnaoui derrière lui.

En avril, M. Sehnaoui était apparu dans une vidéo dans laquelle Mme Ortagus annonçait qu’il avait fait un don au musée de l’Holocauste aux Etats-Unis et le présentait comme un "chrétien sioniste".

Le banquier est dans le viseur des enquêteurs français depuis avril.

Ils suspectent la SGBL et sa filiale française Banque Richelieu France, dont M. Sehnaoui est président non exécutif, d'avoir participé, avec d'autres établissements, à des transferts d'actifs vers l'Europe pendant et après le début de la crise financière de 2019.

 


Egypte: incendie sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette 

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  • Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée"
  • Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident"

LE CAIRE: Un incendie s'est déclaré mercredi à bord de deux navires de traitement et de stockage de gaz naturel dans le port de Damiette, dans le nord de l'Egypte, a annoncé le ministère égyptien du Pétrole, sans préciser les causes du feu.

Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée", ajoutant qu'il n'y avait eu aucune "perte humaine".

Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident".

L'ancien président de l'Autorité du port de Damiette, le général Ayman Saleh, a indiqué à l'AFP qu'"un navire de regazéification était amarré aux côtés d'un méthanier dans le port", expliquant que l'opération de regazéification "s'effectue sous une très forte pression", de sorte que toute fuite peut provoquer un incendie.

Il n'a pas précisé à qui appartenaient les deux bâtiments.

 


L'armée israélienne accuse le Hezbollah d'une «violation flagrante» de l'accord de cessez-le-feu

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
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  • "Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité
  • "Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

"Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité", indique le communiqué militaire.

"Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah", poursuit-il.

Un accord-cadre a été conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, en vue de mettre fin à la guerre entre les deux pays.

Son application prévoit notamment la mise en place de "zones pilotes" dans le sud du Liban, où le désarmement du Hezbollah doit constituer un test avant un retrait progressif des forces israéliennes d'autres secteurs.

Le mouvement chiite, soutenu par l'Iran, rejette cet accord et refuse de déposer les armes, mais n'a toutefois pas revendiqué d'attaque depuis le 20 juin.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin.

L'armée israélienne a indiqué que des troupes continueraient d'y être déployées pour une période indéterminée, "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Dimanche, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.