L'Arabie saoudite prend son envol: Une ascension fulgurante dans le ciel du Moyen-Orient

Le trafic passagers en Arabie saoudite s’est envolé de 17% au premier semestre 2024. (SPA)
Le trafic passagers en Arabie saoudite s’est envolé de 17% au premier semestre 2024. (SPA)
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Publié le Vendredi 12 juillet 2024

L'Arabie saoudite prend son envol: Une ascension fulgurante dans le ciel du Moyen-Orient

  • Les vols bondissent de 12% et le fret aérien de 41%, selon l’autorité de l’aviation
  • Les aéroports et compagnies aériennes saoudiens raflent les prix d'excellence mondiaux

RIYAD : Dans une démonstration éclatante de sa montée en puissance dans le secteur aéronautique, l’Arabie Saoudite a enregistré une croissance spectaculaire de 17% de son trafic passager au premier semestre 2024, atteignant le chiffre vertigineux de 62 millions de voyageurs, contre 53 millions à la même période l’année précédente, a rapporté vendredi l'Agence de presse saoudienne.

Cette performance remarquable s’accompagne d’une hausse de 12% du nombre de vols, culminant à 446,000 mouvements aériens, d’après les statistiques publiées par l’Autorité Générale de l'Aviation Civile (GACA). Plus impressionnant encore, le fret aérien a bondi de 41%, avec un volume total de 606,000 tonnes traitées, pulvérisant les 430,000 tonnes enregistrées un an plus tôt.

Le royaume ne se contente pas de croître, il brille sur la scène internationale. Pas moins de 16 aéroports saoudiens ont décroché l’accréditation de qualité de service du Conseil International des Aéroports (ACI) pour 2024. 

L’organisation Skytrax, référence mondiale du secteur, place désormais les aéroports saoudiens dans le top 50 mondial.

L'année dernière a vu trois des aéroports internationaux du Royaume se distinguer sur la scène mondiale, raflant des récompenses prestigieuses décernées par les agences de notation les plus respectées du secteur.

L’aéroport international Prince Mohammad bin Abdulaziz de Médine s’est notamment distingué comme le meilleur aéroport régional du Moyen-Orient lors des World Airport Awards de Skytrax à Francfort. 

King Abdulaziz International à Djeddah a raflé les meilleures notes de l’ACI, tandis que King Fahd International à Dammam a remporté un triplé aux Saudi Airports Awards 2023. Il a brillé dans trois catégories majeures, décrochant le titre convoité de meilleure installation dans la catégorie des 5 à 15 millions de passagers.  King Fahd International s’est également démarqué par son excellence en matière de contrôles douaniers, remportant le prix de la meilleure zone d'inspection. De même, il  a été salué pour la qualité de ses services aux personnes à mobilité réduite,

Les compagnies aériennes du royaume ne sont pas en reste. Saudia, le transporteur national, a été sacré compagnie la plus progressiste au monde par Skytrax, s’adjugeant également le titre de meilleur service de restauration en classe économique.

Flynas confirme sa position de leader régional dans le segment low-cost, se classant quatrième mondial pour la deuxième année consécutive. La compagnie aérienne  a également décrochée pour la septième année d’affilée, le titre de meilleure compagnie low-cost du Moyen-Orient.

« Ces réalisations exceptionnelles s’inscrivent dans le cadre de notre Stratégie Nationale pour le Secteur de l'Aviation Civile, » souligne le rapport. « L’objectif est clair: propulser l'industrie du transport aérien saoudien vers de nouveaux sommets, tant au niveau local que régional et international. »

« La stratégie vise à faire du Royaume le leader incontesté de l’aviation au Moyen-Orient d’ici 2030 », affirme le rapport. Les chiffres avancés donnent le tournis: 330 millions de passagers par an, une capacité de fret aérien portée à 4,5 millions de tonnes, et une connectivité aérienne reliant les aéroports saoudiens à pas moins de 250 destinations à travers le globe.

Le premier semestre 2024 a vu le lancement de projets audacieux: expansion de l'aéroport international Prince Mohammad bin Abdulaziz de Médine. 

L’aéroport international d’Al-Ahsa a fait peau neuve, bénéficiant d’un tout nouveau terminal international de départ à Taïf. De plus, une expérience de taxis autonomes a été menée pour la première fois pendant la saison du Hajj.

L'innovation est au rendez-vous avec l'octroi du premier permis d'utilisation de drones pour le nettoyage des bâtiments et l'installation de portiques électroniques à l’aéroport King Khalid de Riyad.

La GACA elle-même s'est illustrée en remportant deux médailles d’or  pour le meilleur service client et le meilleur centre de service public dans la région Europe, Moyen-Orient et Afrique, ainsi qu’un prix d'excellence pour la protection des droits des passagers et une certification pour la sécurité des vols et la durabilité environnementale.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le verrier Arc demande son placement en redressement judiciaire

 Arc France, grand fabricant historique de produits en verre pour les arts de la table, annonce mercredi avoir demandé son placement en redressement judiciaire en raison d'une "dégradation sévère et continue" de son environnement de marché. (AFP)
Arc France, grand fabricant historique de produits en verre pour les arts de la table, annonce mercredi avoir demandé son placement en redressement judiciaire en raison d'une "dégradation sévère et continue" de son environnement de marché. (AFP)
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  • Ce groupe bicentenaire, qui emploie encore 3.500 salariés à Arques (Pas-de-Calais), où sont basés sa principale usine et son siège social, a bénéficié par le passé de nombreux plans de refinancement soutenus par l'État, le dernier il y a un an
  • Le tribunal de commerce de Lille Métropole doit statuer mercredi sur sa demande de placement en redressement judiciaire, précise le groupe dans un communiqué

LILLE: Arc France, grand fabricant historique de produits en verre pour les arts de la table, annonce mercredi avoir demandé son placement en redressement judiciaire en raison d'une "dégradation sévère et continue" de son environnement de marché.

Ce groupe bicentenaire, qui emploie encore 3.500 salariés à Arques (Pas-de-Calais), où sont basés sa principale usine et son siège social, a bénéficié par le passé de nombreux plans de refinancement soutenus par l'État, le dernier il y a un an.

Le tribunal de commerce de Lille Métropole doit statuer mercredi sur sa demande de placement en redressement judiciaire, précise le groupe dans un communiqué.

Cette procédure est "le seul cadre légal et possible pour permettre à Arc de s'adapter durablement à un environnement de marché profondément dégradé", estime le directeur général d'Arc France Nick Hodler, cité dans le communiqué.

Malgré un énième plan de refinancement et de relance validé en avril dernier par la justice, "notre modèle doit encore se transformer en profondeur (...), en revoyant notre schéma industriel et donc en réduisant nos effectifs", prévient M. Hodler.

"Il y a plusieurs centaines d'emplois qui sont clairement en jeu, ça pourrait être de l'ordre de 500 personnes", craint Frédéric Specque, délégué syndical central CGT chez Arc France interrogé par l'AFP.

Une offre de reprise 

L'environnement de marché pour Arc est très difficile, confirme ce syndicaliste, entre "la baisse de la consommation et la baisse du pouvoir d'achat" et la concurrence, déloyale selon lui, des produits importés d'Asie.

"Les contraintes économiques, elles sont là: on est envahis de produits chinois qui copient les nôtres sans la qualité, mais qui sont quatre à cinq fois moins chers. Donc tant qu'on aura ça, on peut faire tous les plans qu'on veut, on sera toujours trop chers", regrette M. Specque.

"On ferait mieux de faire pression sur le gouvernement et l'Europe pour qu'ils mettent enfin des protections aux frontières et qu'on arrête de faire entrer de la camelote qui vient de Chine ou d'ailleurs", ajoute-t-il.

Timothée Durand, membre d'une famille de propriétaires historiques d'Arc où il a passé la majeure partie de sa carrière jusqu'en 2024, va présenter un projet de reprise de la société, précise l'entreprise dans son communiqué, qualifiant cette offre de "sérieuse" et "réaliste".

"L'État sera attentif aux conséquences humaines et sociales" de cette nouvelle procédure pour Arc, "dans la continuité du soutien apporté par l'État à ce groupe depuis plusieurs années", a réagi le ministre délégué à l'Industrie Sébastien Martin dans une déclaration transmise à l'AFP.

M. Martin compte rencontrer jeudi Timothée Durand, a-t-il précisé, tout en soulignant que "l'Etat examinera avec sérieux" toutes les autres offres de reprise susceptibles de venir par la suite.

Fondé en 1825, Arc produit notamment des ustensiles pour la table (verres et assiettes) sous ses marques Arcoroc, Luminarc, Cristal d'Arques Paris et Chef&Sommelier, mais aussi des produits d'entrée de gamme pour le géant suédois de l'ameublement Ikea.

Mais le groupe fait face à des difficultés chroniques depuis les années 2000: en 20 ans, ses effectifs à Arques ont été presque divisés par trois.

Ces dernières années, Arc a été durement touché par la pandémie de Covid-19, la flambée des coûts de l'énergie et l'inflation, qui ont érodé ses ventes, et a aussi souffert des inondations historiques dans le Pas-de-Calais en 2023-24.

Dans un énième sauvetage en avril, un plan de refinancement de 42 millions d'euros avait été validé par la justice, avec l'arrivée notamment de deux nouveaux actionnaires minoritaires.

En parallèle, l'État avait accordé à Arc un nouveau prêt de 30 millions d'euros et renoncé à une partie de ses anciennes créances, alors qu'il avait déjà prêté plus de 138 millions d'euros au groupe entre 2020 et 2023.


France : la confiance des ménages «légèrement à la hausse» en décembre, selon l'Insee

La confiance des ménages est repartie "légèrement à la hausse" en décembre, tout en restant bien en dessous de sa moyenne de longue période et enregistre un nouveau maximum historique sur l'opportunité d'épargner, indique mercredi l'Insee. (AFP)
La confiance des ménages est repartie "légèrement à la hausse" en décembre, tout en restant bien en dessous de sa moyenne de longue période et enregistre un nouveau maximum historique sur l'opportunité d'épargner, indique mercredi l'Insee. (AFP)
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  • L'indicateur mesurant la confiance des ménages s'est établi à 90, soit un point de plus qu'en novembre, alors que la moyenne est de 100 entre 1987 et 2025
  • Plus la valeur de l'indicateur est élevée, plus l'opinion des ménages sur la situation économique est bonne

PARIS: La confiance des ménages est repartie "légèrement à la hausse" en décembre, tout en restant bien en dessous de sa moyenne de longue période et enregistre un nouveau maximum historique sur l'opportunité d'épargner, indique mercredi l'Insee.

L'indicateur mesurant la confiance des ménages s'est établi à 90, soit un point de plus qu'en novembre, alors que la moyenne est de 100 entre 1987 et 2025.

Plus la valeur de l'indicateur est élevée, plus l'opinion des ménages sur la situation économique est bonne.

L'Insee établit cet indicateur à partir de questions divisées en deux grandes catégories: l'une portant sur la situation personnelle des ménages, l'autre sur leur perception de l'évolution économique en général.

En décembre, la part de ménages considérant qu'il est opportun d'épargner atteint un nouveau maximum historique.

Ainsi, le solde d'opinion sur ce thème atteint 46, une hausse d'un point par rapport à novembre, alors que la moyenne est à 19. Or la France connaît déjà un taux d'épargne très élevé, à plus de 18% du revenu disponible, autant d'argent qui n'alimente pas la consommation, premier poste de la croissance.

En revanche, les ménages ne sont pas très optimistes sur leur capacité à épargner, actuellement et à l'avenir : ces deux thèmes perdent deux points, à 19 et 14.

En décembre, l'opinion des ménages concernant leur situation financière personnelle future s'est dégradée légèrement (-14 après -13 en novembre, pour une moyenne de -7).

Cependant, la proportion de ménages jugeant opportun, dans la situation économique actuelle, de faire des achats importants rebondit, le solde d'opinion gagnant trois points à -27 tout en restant bien inférieur à la moyenne (-16).

Leur opinion sur le niveau de vie récent en France a rebondi en décembre (hausse de quatre points à -70), indique l'Institut national de la statistique, mais elle se dégrade d'un point sur le niveau de vie à venir, à -57.

Les ménages pensant que les prix ont fortement augmenté au cours des douze derniers mois sont plus nombreux : le solde d'opinion sur cette question gagne cinq points à -3, pour une moyenne de -12.

La part de ménages pensant que les prix vont accélérer cette année augmente d'un point, là aussi au-dessus de sa moyenne (respectivement -30 et -32).

En revanche, les craintes sur l'évolution du chômage baissent encore : le solde correspondant perd deux points à 45, tout en demeurant supérieur à sa moyenne de 33.


Câbles industriels: Nexans annonce un «réaménagement du calendrier» du mégaprojet à Chypre

Le spécialiste français des câbles électriques Nexans a annoncé mardi un "réaménagement du calendrier" de son mégaprojet de connexion entre Chypre et la Grèce, qui va le retarder, sans toutefois affecter les prévisions financières du groupe. (AFP)
Le spécialiste français des câbles électriques Nexans a annoncé mardi un "réaménagement du calendrier" de son mégaprojet de connexion entre Chypre et la Grèce, qui va le retarder, sans toutefois affecter les prévisions financières du groupe. (AFP)
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  • Nexans avait remporté à l'été 2023 un contrat de 1,43 milliard d'euros pour construire le tronçon Chypre-Grèce de l'interconnecteur électrique EuroAsia, "le plus grand projet d'interconnexion de l'histoire"
  • Chypre est en effet le seul pays européen sans raccordement au gaz ni connexion électrique avec le réseau du continent européen

PARIS: Le spécialiste français des câbles électriques Nexans a annoncé mardi un "réaménagement du calendrier" de son mégaprojet de connexion entre Chypre et la Grèce, qui va le retarder, sans toutefois affecter les prévisions financières du groupe.

"Un réaménagement du calendrier d'activités est actuellement à l'étude avec le client" concernant ce projet, le Great Sea Interconnector (GSI), a déclaré Nexans dans un communiqué, soulignant travailler "en étroite collaboration avec son client afin d'examiner les différentes options en vue de l'élaboration d'un calendrier d'exécution ajusté".

Le groupe assure qu'il "exécute le projet conformément à ses obligations contractuelles et en ligne avec les étapes définies depuis 2023".

Nexans avait remporté à l'été 2023 un contrat de 1,43 milliard d'euros pour construire le tronçon Chypre-Grèce de l'interconnecteur électrique EuroAsia, "le plus grand projet d'interconnexion de l'histoire" qui doit relier Israël, Chypre et l'Union européenne.

Chypre est en effet le seul pays européen sans raccordement au gaz ni connexion électrique avec le réseau du continent européen.

Nexans indique que "ces ajustements affectent la date de livraison du projet" sans apporter plus de précisions, et qu'il reste "pleinement engagé dans l'exécution de ce projet aux côtés de son client".

Ces changements, en revanche, n'ont "pas d'impact sur la guidance 2028 de Nexans, grâce à la solidité du carnet de commandes du groupe et à la mise en œuvre proactive d'actions visant à compenser tout impact potentiel dès 2026".

Nexans communiquera ses prévisions 2026 lors de la publication de ses résultats annuels 2025, le 19 février.

Nexans, 2e mondial de son secteur derrière l'italien Prysmian, compte 28.500 collaborateurs dans 41 pays. Le groupe s'est depuis quelques années recentré sur le transport d'électricité et l'électrification (raccordement des champs éoliens offshore aux réseaux électriques, rénovation et développement des réseaux de transport d'électricité dans de nombreux pays...).